Petit inventaire de chroniques oubliées…

Le temps file, bientôt la trêve estivale… et comme à chaque fin d’année scolaire, des lectures qui s’accumulent et dont je n’ai malheureusement pas eu le temps de parler ici. Juin et son cortège d’obligations-spectacles-kermesses-concerts-réinscriptions et autres réjouissances ont grandement empiété sur mon espace vital, à la trappe donc les billets sur ces romans lus pourtant avec envie voire même avec boulimie. Impossible pour autant de ne pas parler de ces romans qui m’ont transportée dans de bien agréables parenthèses. Zoom donc sur ces quelques titres oubliés qui méritent plus qu’un petit coup de projecteur…!

 

 

le meilleur des amis

Une histoire d’amitié, de temps qui passe et de regrets. Une amitié quasi fusionnelle et Camille… le premier amour, celui qu’on ne peut pas partager. J’ai aimé ces réminiscences d’un temps enfoui, cette langueur et cette atmosphère qui imprègne chaque page. L’écriture précise de Sean Rose est d’une rare élégance. Elle comble les vides, dit à merveille le lien fraternel, la trahison et l’amour passion, épouse la mémoire et les souvenirs. Une jolie parenthèse de lecture que l’on referme en ayant envie de revoir Jules et Jim…

 

Le meilleur des amis de Sean Rose, Actes Sud, 2016, 16,90 €

ISBN : 978-2-330-07271-1

 

 

voyage d'hiverVoyage d’hiver ou ces retrouvailles tant attendues avec l’auteur du sublime et inégalable Confiteor. Un recueil de nouvelles écrites avant ce chef d’œuvre de l’auteur enfin traduites en France. Et déjà, entre les lignes, ces thèmes qui lui sont chers : le temps qui passe, la mémoire et l’oubli, les racines du mal, l’art et la musique.  Quatorze nouvelles de toute beauté et un gros coup de cœur. De vraies fulgurances d’écriture, des liens qui se tissent comme par magie, une poésie et une érudition qui forcent le respect… et au final, un voyage que je ne suis pas prête d’oublier…

 

Voyage d’hiver de Jaume Cabré, Actes Sud, 2017, 22,50 €

ISBN : 978-2-330-07317-6

 

 

Nature exposée

Autres retrouvailles espérées, celles avec l’univers de Erri de Luca, un auteur que j’apprécie de plus en plus à mesure que j’apprends à le connaître. Toujours cette petite musique bien particulière, toujours cette économie de moyens, cette retenue, cette poésie de l’ellipse. Une plume et une vraie voix. Le sujet de La nature exposée n’est pas banal. Il y est question de religion, de sacré, d’art, de sexualité, de nature et de choix de vie. Il y est question de solidarité et de cette aptitude de l’homme à la compassion. Un texte intelligent et universel qui m’a laissée baba d’admiration…

 

La nature exposée de Erri de Luca, Gallimard, 2017, 16,50 €

ISBN : 978-2-07-269791-3

 

marx-et-la-poupée

 

Un Goncourt du premier roman plus que mérité pour ce texte intelligent bourré d’humour et de tendresse sur ces racines qui nous construisent, ces terres qui nous voient grandir, ces abandons qui nous façonnent. La révolution iranienne, un exil à Paris et une petite fille qui pousse entre deux rives, rejette progressivement le pays qui l’a vu naître, en adopte un autre pour finir par réunir, à sa façon, ces deux cultures indissociables dans ce qu’elle est devenue. Un texte profondément attachant, une construction brillante et une voix originale qui fait un bien fou…!

 

Marx et la poupée de Maryam Madjidi, Le Nouvel Attila, 2017, 18,00 €

ISBN : 978-2-37100-043-8

 

tomas kusar

 

Antoine Choplin, un autre de mes incontournables. C’est à se demander ce que je peux encore en dire. Choplin ne ment pas. Il raconte des histoires et n’a que faire des fioritures inutiles. Son écriture fait parler les silences… et elle me va comme un gant. J’ai aimé cette rencontre avec Tomas Kusar, garde-barrière dans la Tchécholovaquie communiste, entré malgré lui dans l’Histoire quand sa route croise celle du futur président du pays. Il y est question d’amitié, d’engagement, de révolution silencieuse et d’espoirs. Et comme à son habitude, Antoine Choplin est impérial. Un texte magnifique et profondément humain.

 

 

Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar de Antoine Choplin, La fosse aux ours, 2017, 18,00 €

                                                  ISBN : 978-2-35707-095-0

 

 

la-fiancee-du-facteurL’année dernière j’avais fait connaissance avec Le facteur émotif. Bilobo, le facteur qui « voyage » par procuration en subtilisant les rares courriers personnels dénichés dans sa tournée et qui les décachette à la vapeur le soir venu dans la solitude de son appartement. Un facteur qui par amour se mettra à écrire des haïkus en usurpant l’identité du véritable expéditeur… Cette suite est tout aussi poétique, décalée et réjouissante. Et au lecteur de s’attacher à la jeune Tania, amoureuse éperdue de ce facteur pas banal dont le cœur penche ailleurs. L’auteur surprend encore avec une fin inattendue qui donne le sourire et boucle la boucle d’une admirable façon. Le facteur émotif vient de sortir en poche, ne vous privez pas de ce joli moment… et foncez lire cette suite !

 

La fiancée du facteur de Denis Thériault, Anne Carrière, 2017, 16,00 €

ISBN : 978-2-84337-855-3

 

 

blackmail bluesCe roman là a une place à part dans mes récentes lectures. Enola game, le premier roman de l’auteure, avait été une déflagration et un énorme coup de coeur. Plusieurs années de silence et Chris Diehl revient dans un tout autre registre, quitte à désarçonner son lectorat fidèle et brûlant d’impatience de la retrouver. Et je crois qu’elle a bien fait… Blackmail blues est un polar d’apparence classique qui a su me prendre dans ses filets dès les premières lignes. Un duo d’enquêteurs attachant, une intrigue bien ficelée, une écriture pleine d’allant, un univers très actuel qui m’a fait penser aux enquêtes de ce cher Cormoran Strike. Espérons qu’elle poursuive les aventures de ce binôme « à l’ancienne » qui ravira les amateurs de polars d’ambiance..!

 

Blackmail blues de Chris Diehl, éditions du Toucan, 2017, 18,00 €

ISBN : 978-2-8100-0761-5

 

 

L-homme-qui-s-envolaL’homme qui s’envola ou ce roman-piège qui m’a rendue complètement associable l’espace de quelques jours. Et ma rencontre, enfin, avec Antoine Bello. Les aficionados de l’auteur vous diront peut-être que ce n’est pas son meilleur. Qu’il faut à tout prix lire sa trilogie des Falsificateurs ou encore Ada. Ils m’attendent et je promets d’ailleurs de leur faire un sort. Alors oui, je n’ai pas fait les choses dans l’ordre mais ce roman là m’a bluffée. Le pot de confiture, quand vous mettez le doigt dedans, vous voyez…? Un homme qui fuit sa vie, un autre qui tente d’arrêter sa course, une réflexion pas si anodine sur le bonheur, le couple, la famille et ses carcans qui nous musellent. Intelligent, haletant, inventif, surprenant… je n’ai pas marché, j’ai couru ! !

 

L’homme qui s’envola de Antoine Bello, Gallimard, 2017, 20,00 €

ISBN : 978-2-07-019738-5

 

Fin de l’inventaire des chroniques oubliées avant de passer aux lectures estivales…! Il va d’ailleurs falloir que je me penche sur la question cruciale du choix des livres à glisser dans la valise. Une sélection toute personnelle que je peaufine encore et que je vous montrerai peut-être dans quelques jours…!

Louis parmi les spectres – Fanny Britt / Isabelle Arsenault

louisInvasion de beau… ♥

 

Louis parmi les spectres ou cet album bijou qu’on referme les yeux embués et le sourire aux lèvres. Oui, tout ça. Sûrement parce qu’il est un peu magique cet album. Il parle à notre âme d’enfant, à nos peurs bien ancrées, à ce besoin de cocon rassurant, à cette envie de grandir pas trop penché, les pieds bien ancrés dans le sol et la tête dans les étoiles.  Il touche ces petits points sensibles, effleure et caresse, insuffle la beauté dans ces instants de rien qui font les plus beaux souvenirs. 

 

L’enfance et ses grandes douleurs. L’enfance et ses petites victoires, ces Everest à grimper à mains nues, ces spectres qui nous entourent et recouvrent de gris les rêves et les espoirs. Louis a onze ans. Une mère qui s’inquiète de tout, un père qui noie son chagrin dans l’alcool et un petit frère Truffe qui vit musique à longueur de journée. Louis a aussi Billie, « une sirène à lunettes, une tempête de pluie, une fontaine à chocolat, une reine muette »… Il l’a tatouée sous la peau, au plus près du cœur. Billie n’a rien à faire, elle irradie de sa seule présence. Elle parle peu, s’enfouit profondément dans ses livres, vit des mots. Elle est Billie et pour Louis elle est tout. Une promesse, un rêve inaccessible qu’on caresse des yeux…

 

« Je ne savais pas que l’amour c’est comme une roche qui nous explose le cœur, qui fait mal autant qu’il fait vivre, et qu’il donne envie de fuir en même temps qu’il nous empêche de le faire. Ce que je savais, c’est que la plupart du temps, ça finit mal. »

 

Il est beau le deuxième album en duo des auteures talentueuses de Jane, le renard et moi. Il est beau et il fait du bien. Il pique un peu les yeux, il chatouille les souvenirs de cours de récré, dit la douleur d’une séparation et la naissance de l’amour. Il dit les peurs et les espoirs, le manque de courage aussi, celui qui tétanise et fait s’envoler ces belles occasions de se trouver enfin…

 

Allez Louis, viens… Oublie ces “spectres” qui te hantent. Elle est jolie la vie tu verras. Parfois elle écorche un peu, parfois elle cogne, mais elle ouvre aussi grand les yeux sur le beau…

 

Renversant et sublime… Un coup de foudre que je partage avec Sabine, elle aussi tombée en amour pour Louis… Mille mercis MoChéwie pour ce précieux cadeau… ♥

 

Antigone, Enna, Mo’… sous le charme

 

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Éditions de la Pastèque (Octobre 2016)

153 p.

 

Prix : 28,00 €

ISBN : 978-2-89777-000-6

 

BD de la semaine saumon

Chez Mo’

Quart de frère, quart de soeur – Sophie Adriansen

quart-frere1Attention ! Série jeunesse attachante en diable à l’horizon ! Drôle, pétillante, moderne et rythmée, Quart de frère, quart de sœur est typiquement le genre de série que je n’aurai aucun mal à « vendre » à de mes collégiens, lecteurs frileux compris. Prenez les illustrations colorées et pleines de pep’s de la talentueuse Maurèen Poignonec, ajoutez-y le don sans pareil de Sophie Adriansen pour raconter des histoires, saupoudrez le tout de rires et d’une bonne dose d’amour… vous obtiendrez une série au gros capital sympathie qui fait la part belle aux relations familiales et s’ancre en douceur dans le quotidien des plus jeunes.

 

C’est bien connu, les frères et sœurs, c’est la plaie. On ne les as pas choisis et ils nous pourrissent la vie… Mais il y a pire. Parfois les parents redevenus célibataires ont la mauvaise idée de retomber amoureux. Et ça change tout…

 

Arthur, auréolé de son titre d’élève le plus cool de l’école, voit d’un très mauvais œil l’arrivée de Viviane dans sa classe. Avec ses dizaines de couettes sur la tête, son sourire contagieux, ses robes bariolées et ses idées nouvelles, elle ne passe pas inaperçue, au grand dam d’Arthur qui ne peut que constater cette soudaine et bien encombrante popularité… Pas demain la veille qu’il fera ami-amie avec cette rivale arrivée tout droit des Antilles pour piétiner ses plate-bandes ! Mais le destin est facétieux. Il suffira d’un seul regard pour que la mère d’Arthur et le père de Viviane, jeunes divorcés, tombent sous le charme l’un de l’autre. Et de quelques mois seulement pour que ces deux là envisagent de s’installer sous le même toit…!

 

Mon-pire-anniversaire

Vraiment craquante cette nouvelle série ! Personnages attachants et plus vrais que nature, thématiques actuelles abordées avec douceur et humour, regard juste et tendre sur les préoccupations des jeunes adolescents et le monde dans lequel ils évoluent, impossible de ne pas tomber sous le charme de Quart de frère, quart de sœur ! On prend plaisir à voir évoluer les relations entre Arthur et Viviane, deux enfants qu’à priori tout oppose, deux voix que l’on entend alternativement dans le récit. Obligés de cohabiter, les deux ennemis finissent par se rapprocher… et même par s’apprécier. Pas question pourtant d’étaler cette nouvelle amitié aux yeux de leurs camarades qui se délectent de leur petite guéguerre, leur réputation d’ennemis jurés en prendrait un sacré coup… Il faudra donc ruser… et continuer de faire croire qu’ils se détestent. Pas simple, d’autant que l’anniversaire d’Arthur approche et que ses invités risquent de se rendre compte de la supercherie !

 

Une lecture bonbon que je partage avec Jérôme, vivement le tome 3 !

 

D’autres romans de Sophie Adriansen sur le blog : Max et les poissons –  Les grandes jambes 

Le blog de l’auteure

 

Quart de frère

Éditions Slalom

Illustrations de Maurèen Poignonec

Prix : 9,90 €

 

Tome 1 : Une rivale inattendue (Février 2017)

91 p.

ISBN : 978-2-37554-060-2

 

Tome 2 : Mon pire anniversaire (Juin 2017)

112 p.

ISBN : 978-2-37554-061-9

 

pepites_jeunesse

Flora Banks – Emily Barr

flora banksJe lis beaucoup de littérature jeunesse. Parce que c’est une grande partie de mon métier et surtout parce que j’aime ça. Mais en tant qu’adulte, je me tourne beaucoup plus naturellement vers des textes forts, vers des plumes affirmées, vers de thématiques susceptibles de déclencher la parole et de bousculer. Ce sont ces textes là que l’on retrouve principalement dans le rendez-vous des « pépites jeunesse » que je partage chaque mardi (ou presque) avec Jérôme. Ce sont ces textes que j’aime partager, que j’aime défendre et que je propose avec enthousiasme à mes collégiens qui (ouf…!) suivent bien souvent mes avis.

 

Et puis il y a cette « autre » littérature jeunesse. Plutôt « young adult », qui surfe souvent sur la vague actuelle de la dystopie ou du roman de vie. Ces « chroniques » adolescentes plaisent beaucoup. J’en commande donc beaucoup pour mes élèves, principalement des filles, boulimiques de lecture. Mais moi, j’avoue, je ne les lis pas. Ou très peu. Sûrement parce que je m’y retrouve moins, et sûrement aussi parce que ces romans là n’ont pas besoin de moi pour vivre et trouver leurs lecteurs.

 

Mais sur les conseils d’une de mes élèves, j’ai lu Flora Banks. Typiquement le genre de roman que j’aurais adoré lire à l’adolescence. Prenant, surprenant, addictif. L’auteure nous plonge dans le cerveau d’une adolescente atteinte d’amnésie rétrograde. Depuis ses dix ans et une opération du cerveau lui ayant laissé des séquelles irréversibles, la mémoire de Flora est incapable de fixer un souvenir plus de deux heures. Toutes les deux heures, Flora a tout oublié de ce qui lui est arrivé depuis ses dix ans. Toutes les deux heures, tout un puzzle à reconstruire. Sur sa peau, au stylo, des messages tatoués : « Flora, sois forte ». Dans un carnet, son histoire. Sur tous les murs de chez elle, des post-it pour lui rappeler l’essentiel. Et autour d’elle, une famille surprotectrice qui ne lui laisse que peu de liberté d’être elle-même.

 

Jusqu’à ce baiser, inattendu. Ce baiser-là, elle s’en souvient. Le premier souvenir qui ne s’évapore pas. Un baiser qui l’emmènera au Spitzberg, dans l’Arctique, à la recherche de celui qui a peut-être tout changé sans le savoir. Un baiser qui l’emmènera bien plus loin, dans une quête identitaire qui bouleversera ses seules certitudes…

 

Il y a un côté thriller indéniable dans ce roman. Quelque chose qui fait qu’il est difficile de reposer ce roman sans le reprendre presque immédiatement. Le tour de force de l’auteure est de nous plonger dans la tête de Flora. Sa prison. Et la narration se calque sur ce que vit Flora. Tout se répète, presque en boucle. On tâtonne avec Flora. Mais on avance… et on s’enfuit comme Flora vers cet ailleurs qui va peut-être tout changer. Et là encore, l’auteure arrive à surprendre, faisant prendre à ce roman des allures de véritable thriller psychologique qui dévoile progressivement ses subtilités. Vraiment bien joué. Le lecteur adulte que je suis a peut-être tiqué sur un certain nombre d’invraisemblances mais qu’importe. Flora Banks est un bon roman qui se lit d’une traite. En voilà un qui va passer de mains en mains chez mes ados en quête de sensations fortes ! 

 

L’avis de Laure

 

Éditions Casterman (Mars 2017)

370 p.

Traduit (Anglais) par Julie Sibony

 

Prix : 16,00 €

ISBN : 978-2-203-12220-8

Les beaux étés 3. Mam’zelle Estérel – Zidrou / Lafebre

CV_BEAUXETES_03_FR.inddDans la famille Faldérault, je demande le père. Pierre, auteur de bande dessinée, fâché avec les deadlines et sur des charbons ardents quand il s’agit de prendre la route des vacances.

 

Dans la famille Faldérault, je demande la mère. Mado, épouse femme et maman parfaite affublée d’une gamine délurée et d’une jeune vorace toujours collée à son sein, amoureuse de son homme comme au premier jour et impatiente de prendre le large pour se changer les idées.

 

Dans la famille Faldérault, je demande le grand-père. Henri, surnommé « Gros-papy » par sa petite fille, qui ne dit jamais non à une bonne portion de frites et à un verre de vin.

 

Dans la famille Faldérault, je demande la grand-mère. « Yvette-la-parfaite », gendarme qui s’ignore, dont l’occupation principale est de régenter son petit monde. Et mamie Yvette a décidé. Cette année, les vacances ça sera Saint-Étienne. Exit le chemin des écoliers, les pique-niques sauvages et le camping improvisé… bonjour les hôtels et restaurants recommandés par les précieuses étoiles Michelin, les menus contrôlés et les visites dans toutes les églises du coin !

 

Dans la famille Faldérault, je demande mam’zelle Estérel, la 4L rouge offerte par les parents de Mado. Pour plaire à beau-papa et belle-maman, pas de côte d’Azur au programme. Mais qu’importe, c’est les vacances… tous sur la banquette arrière !!

 

Que vous dire ? Le BONHEUR ! Tout est délicieusement régressif, joyeux, frais et terriblement juste, impossible de ne pas tomber en amour pour cette famille qui pourrait être la nôtre. Imparfaite, insupportable… indispensable. Flashback. Nous retrouvons la belle équipe en 1962, mam’zelle Esterel fait une entrée remarquée dans la tribu qui ne compte alors que deux enfants. Elle en verra de belles croyez-moi, il s’en passe des choses sur les chemins de traverse…!

 

Les beaux étés ou la série-chouchou-doudou par excellence…! Le duo complice Zidrou / Lafebre est au top de sa forme et nous régale… Dialogues ciselés, situations drolatiques, personnages inoubliables, dessin à tomber… Je suis totalement fan !! Vous hésitez encore…? Vu que deux avis valent mieux qu’un, voici les mots de Framboise complètement tourneboulée par cette jolie série ♥

 

« C’est un fameux trois-mâts, fin comme un oiseau.

Hissez haut, Santi-a-a-no ! …. »

 

Troisième été auprès de la famille Faldérault, les troisèmes vacances tout contre eux ! 1962. Nos-amis-les-Belges qui ne sont alors dotés que de 2 enfants, partent, à la bourre (enfin com’ d’hab !), pour un nouveau périple à bord de leur nouveau carrosse baptisé Manz’elle Esterel.  De nouveaux personnages (et non des moindres): Yvette-la-parfaite et Gros-papy, les accompagnent pour des vacances …. A la mer ? Pensez-vous ! A Saint-Etienne !

 

Comment vous dire à quel point cette saga des vacances me secoue sévère l’intérieur ! C’est doux, c’est tendre, c’est beau, c’est simple, c’est fragile, c’est léger, c’est lumineux, c’est juste, c’est savoureux (mhuuuum les dialogues de Zidroumonamour sont d’un délice fou), c’est faussement désinvolte… Un récit en bande dessinée sur le fil, comme en équilibre entre une réalité un brin cruelle et des petits plaisirs infinis… C’est tout com’ la vie koa ! Et puis ça gratte juste comme il faut (c’est Zidrou tout de même !) pour nous offrir un peu de saveur, de piquant et de nostalgie… dans ce temps-hors-du-temps des congés d’été… Larmichette (com’ dirait Sabine !) garantie ! Fous rire aussi  😛 ) Et le dessin de Jordi, superbe, joyeux et un poil désuet illustre avec bonheur et générosité ce scénario de vacances qui parlera, j’en suis certaine, à toutes et tous ♥

 

A lire ABSOLUMENT !

 

(merci ma copine Noukette de partager cette lecture et ce billet avec moa ♥ )

 

Framboisémue

 

Une lecture que nous avons pris un plaisir fou-fou-fou à partager avec Sabine (boum boum boum !) et Mo’ ! ♥

 

L’avis de Jacques

 

Mes avis sur le tome 1 et le tome 2

 

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Éditions Dargaud (Juin 2017)

56 p.

 

Prix : 13,99 €

ISBN : 978-2-505-06776-4

 

BD de la semaine saumon

 

D’autres bulles à découvrir chez…

 

          main d'oeuvre   baker street   petit vampire   gurmet

                     Karine                            Enna                             Mylène                       Amandine

 

 

          lili pirouli   adoption  CV_BEAUXETES_03_FR.inddCV_BEAUXETES_03_FR.indd 

                   Blandine                  Sophie/Nathalie                   Sabine                                Mo’

 

 

          marshallBassT1   lulus1   edelweiss   Yin dragon 2

                     Jérôme                        Natiora                             Faelys                           Bouma

 

 

          où le regard

                     Soukee

Dans les dents ! Une vie d’ogre – Denis Baronnet / Gaëtan Doremus

dans les dents

« Petit Georges commença sa carrière d’ogre assez tôt, vers neuf ans, en mangeant sa petite soeur, Clotilde, âgée de quelques mois. Avant cet incident fondateur, Petit Georges était considéré comme un enfant joyeux, sympathique et sans problème. Il était extrêmement gourmand mais personne n’y voyait à redire et, même, sa gourmandise faisait la joie de son entourage, de sa mère en particulier. Rien ne réjouissait plus Plectrude, la maman de Petit Georges, que de voir son fils dévorer et celui-ci n’en mangeait qu’avec plus d’appétit. »

 

Bébé joufflu, enfant bien portant, Petit Georges grandit en ayant un appétit d’ogre, jusqu’à ce que, fidèle à son image, il se mette à boulotter sa petite sœur dans son berceau. Après tout, elle ne servait pas à grand chose Clotilde et elle fondait dans la bouche… Parents traumatisés, villageois en rage contre le monstre, Petit Georges est forcé de prendre ses jambes à son cou et de se réfugier dans une grotte au cœur de la forêt profonde. Triste et seul. Et affamé. Quand on a gouté à la chair rosée des bébés, difficile de s’en passer… Pour combler sa faim, Petit Georges est forcé de se réapprovisionner le long d’une route en contrebas où quelques promeneurs égarés et autres passants lui apportent les protéines nécessaires à son régime d’ogre. Jusqu’à ce que le puissant sortilège du sorcier Malagure – sachez que celui qui terrasse un ogre et lui prend ses dents acquiert d’immenses pouvoirs – le plonge bien malgré lui dans un très long sommeil. Cinq siècles plus tard (oui, le sorcier avait mis la dose…!), Petit Georges se réveille hébété, la chevelure et la barbe hirsutes, les ongles démesurément longs et la faim au ventre. Autour de lui, le monde a l’air d’avoir bien changé…

 

« Petit Georges commença sa carrière d’ogre assez tôt, vers neuf ans, en mangeant sa petite sœur, Clotilde, âgée de quelques mois ». Lisez la première phrase de ce roman graphique à des enfants et observez bien leurs réactions. D’abord incrédules, puis un brin dégoûtés… puis très vite hilares et avides de découvrir la suite de cette histoire pas banale qui débute par un crime hautement répréhensible. Manger les bébés, ça ne se fait pas. Manger sa petite sœur, ça se fait encore moins ! Et voilà le petit lecteur qui écoute fasciné les débuts rocambolesques d’un ogre, un vrai, dont le rêve ultime est de monter un « humainailler » où il irait chercher chaque matin un bébé tout frais pour son petit-déjeuner. Un ogre avec des grandes dents qui croque tout ce qui passe à sa portée sans distinction aucune, un ogre avec une préférence marquée pour la chair tendre des bébés mais, c’est bien connu, faute de grives, on mange des merles, même si on peut facilement tomber sur un os (oui, je sais, elle était facile…^^)

 

On se régale avec ce petit roman fantaisiste aussi drôle que cruel qui fait souffler un vent anticonformiste bien agréable. Personnages hauts en couleurs, situations ubuesques, sorcellerie et dents qui parlent, on jubile de voir l’ogre Georges se dépatouiller dans une époque dont il n’a pas les codes, à la manière d’un Jacquouille la fripouille catapulté en pleine modernité. Les illustrations férocement drôles de Gaëtan Dorémus épousent à merveille le texte ô combien loufoque de Denis Baronnet dont les dialogues enjoués et le vrai talent de conteur font merveille. A croquer !!

 

Une pépite jeunesse que je partage comme chaque mardi avec Jérôme

 

L’avis de Cuné

Éditions Actes Sud junior (Mai 2017)

70 p.

 

Prix : 15,00 €

ISBN : 978-2-330-07846-1

 

pepites_jeunesse

Le dernier des nôtres – Adélaïde de Clermont-Tonnerre

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« Manhattan, 1969.

La première chose que je vis d’elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu’enserrait la bride d’une sandale bleue. Je n’avais jamais été fétichiste avant ce jour de mai et si j’avais dû me concentrer sur une partie de l’anatomie féminine, j’aurai spontanément choisi les fesses, l’entrejambe, la gorge ou peut-être le visage, certainement pas les pieds… »

 

 

Deux hommes déjeunent dans une trattoria de soHo. Deux amis et associés. Marcus et Werner Zilch. Et une femme mystérieuse : Rebecca. Entre elle et Werner va naître une passion folle qui va les entrainer tous deux, dans des contrées insoupçonnées…

 

« Saxe, Allemagne, 1945.

C’était une nuit de février, une nouvelle nuit de disgrâce pour l’humanité. Des hectares de ruines brûlaient sous une pluie âcre et cendrée. Des heures durant, Dresde n’avait été qu’un infini brasier annihilant les corps, les espoirs et les vies. Aussi loin que portait le regard, la ville était, en cette période de désolation mondiale, l’incarnation du chaos. »

 

Au milieu de cette obscurité, un enfant naît : « Il s’appelle Werner. Werner Zilch. Ne changez pas son nom. Il est le dernier des nôtres. »

Et dans cette Allemagne dévastée, deux frères ennemis vont s’affronter… Peut être jusqu’à en mourir…

 

Plusieurs histoires sont entremêlées. Plusieurs voix résonnent tour à tour. Deux époques et non des moindres. Une, le début des années 70, où tout semble possible, où la liberté prime, l’audace, la folie, le désir, la soif de réussir et le rêve américain !  L’autre, celle de la fin de la deuxième guerre mondiale. Une époque terrible. Tragique. Affreusement sombre. Et pourtant, des femmes et des hommes continuent de croire, d’espérer. Tentent de survivre. Et de sauver les leurs.

 

C’est un beau roman. Un roman d’aventure. Un roman qui mêle l’histoire avec un grand H et la vie, celle des petites gens… Un roman effervescent, un peu fou, toutafé tumultueux. Un roman « populaire » bien écrit. Certains passages sont d’ailleurs d’une saveur sans égal !

 

Tout de même, j’ai trouvé cette histoire un peu longue à certains moments. Parfois un peu trop emmêlée. Trop foutraque comme dirait ma copine Noukette ! Le foisonnement d’intrigues et de rebondissements a fini par m’agacer, avant de m’entrainer encore et encore (je dois bien l’avouer, je ne l’ai pas lâché !).  Et puis les personnages qui peuplent ce livre m’ont semblé parfois trop caricaturaux, m’ont énervée, dans leurs hésitations, leurs tourments, erf ! Et la fin, punaise, fleure bon le mélodrame !

Ce n’est donc pas un coup de cœur mais j’ai aimé parcourir différentes époques, différentes histoires tout contre Marthe, Wern, Marcus, Rebecca… J’ai aimé surtout je crois cette sombre période de fin de guerre en Allemagne. Et ce combat de femme mené par Marthe. Oh oui, Marthe je l’ai aimé si vous saviez !

 

Je crois qu’il vous faut, malgré quelques bémols, le découvrir. Il vaut le coup d’œil !

 

Le dernier des nôtres, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Grasset, 2016.

 

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Surtensions – Olivier Norek

Surtensions_hd« Cette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu’on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester ? Comment cinq criminels – un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur – se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui ?

Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus : la rédemption passe parfois par la vengeance…

Pour cette nouvelle enquête du capitaine Coste, Olivier Norek pousse ses personnages jusqu’à leur point de rupture. Et lorsqu’on menace un membre de son équipe, Coste embrasse ses démons. » (Quatrième de couverture)

 

Attention, polar addictif, fort réjouissant !

 

Tentative de résumé (pour vous donner envie, parce qu’il vaut le coup ce polar de 500 pages !)

L’histoire débute chez une psy. Coste, Victor Coste, capitaine au SDPJ 93 y est entendu. Dès les premiers mots, il y a déjà deux morts, plusieurs commencements, un enlèvement de gosse, un meurtre, une évasion de prison et une décision prise…

Dès les premiers mots, on sait que ça va pas être simple ! Et que Coste est en très mauvaise posture. 

Alors Olivier Norek va remonter cette affaire, nous plonger dans l’univers carcéral de Marveil, au beau milieu des cellules d’isolement de la plus grande prison d’Europe :

 

« Sur les moniteurs de contrôle, les cellules des arrivants affichaient toutes le même tableau. Chaque nouveau détenu était assis sur son lit, incapable de dormir, les yeux dans le vide à essayer de réaliser la situation. Surtout de l’accepter. L’espoir allonge le temps et use les nerfs. La résignation permet d’être en paix. Accepter sa peine est le seul moyen de la supporter. Mais cette acceptation peut prendre du temps. »

 

 Nous mène à la rencontre de l’équipe de Coste :

 

« Coste prit quelques secondes pour observer son équipe. Le Groupe crime 1 du SDPJ 93. Ronan, son second, chemise ouverte et lunettes de soleil, aux prises avec les braises du barbecue rougeoyant, sifflait une bière fraiche. Sam, le geek informaticien de l’équipe, était assis, un petit garçon sur un genou et un ordinateur portable sur l’autre, l’air concentré, les sourcils froncés. Restait Johanna, le seul élément féminin du groupe, bien que « féminin » ne soit pas le premier mot qui vienne à l’esprit lorsqu’on évoquait De Ritter. »

 

Nous lève au petit jour pour une étrange disparition, le début d’un enlèvement avec une demande de rançon :

 

« David Sebag. Dix-neuf ans. Samedi soir, ses amis l’ont vu quitter la boîte de nuit dans laquelle ils passaient la soirée. Apparemment pour acheter un gramme de coke à un type qui ne voulait pas le lui vendre à l’intérieur. Ils ne l’ont revu de la nuit. Dimanche après-midi, Marc Sebag, le père, s’inquiète et appelle les amis de son fils. Les gamins ont commencé par le mener en bateau mais quand ils ont vu qu’il était mort de trouille, ils ont avoué pour la coke. »

 

Nous entraîne dans un loft sous les toits parisiens au côté d’une drôle d’équipe de mafieux corses : Alexandra, Dorian, Franck et Rhinocéros. Des braqueurs de bijouterie à qui tout réussissait jusqu’à ce que Nano fasse le malin et ne suive pas les instructions les plus élémentaires.

 

Nous emporte (sans jamais nous égarer) jusqu’au dénouement. Jusqu’au basculement. Ahhhhhh ça m’a secoué, si vous saviez !

500 pages haletantes et rondement menées. 500 pages d’histoires enchevêtrées, de personnages formidables. 500 pages d’un polar toutafé divertissant, avalé d’un coup d’un seul !

Un pur moment de détente et de frissons !

Le 3ème tome des aventures de Victor Coste et de son équipe (que je n’avais encore jamais lu, mais c’est sans difficulté aucune que j’ai pu m’engouffrer dans ce thriller même sans rien connaitre des 2 premiers tomes), porté par la plume alerte et mordante d’Olivier Norek, est épatant ! M’en vais découvrir les 2 premiers tomes, c’est vous dire si j’ai aimé !

 

PRIX Le Point DU POLAR EUROPÉEN 2016

Il est également l’élu du Grand Prix des Lectrices de ELLE (dans la sélection « Policier ») ! Bravo bravo Monsieur Norek 😉

 

Surtensions, Olivier Norek, Michel Lafon, 2016.

 

LOGO-GRAND-PRIX-DES-LECTRICES-150x150

La pension Moreau 1. Les enfants terribles – Benoît Broyart / Marc Lizano

pension moreauUn bâtiment austère à l’écart de la ville. Des enfants à la mine fermée qui vaquent à diverses tâches sous l’oeil satisfait du directeur. Bienvenue à la Pension Moreau, l’établissement idéal pour remettre dans le droit chemin les enfants ingérables…

 

Les parents du petit Émile ont tout essayé, en vain. Malgré tous leurs efforts, leur fils multiplie les fugues et passe son temps à gribouiller sur son carnet sans décrocher un mot. La Pension Moreau sera peut-être la solution miracle, même si pour cela il faudra confier l’enfant… définitivement…

 

Sans un regard en arrière, les parents d’Émile l’abandonnent au professeur Turoc, non sans s’être délesté auparavant d’une forte somme d’argent. Cinq lingots d’or, le prix à payer pour être débarrassés du gêneur. Très vite, le jeune garçon est mis au pas. Règles strictes du pensionnat, corvées, coups et humiliations, le ton est donné. Dans sa chambre-geôle, Émile le mutique fait la connaissance de Paul, Victor et Jeanne, compagnons de chambrée et d’infortune déjà bien rodés à la mécanique implacable de la Pension…

 

« Eh bien Émile, bienvenue au paradis. »

 

La pension Moreau… Le scénario de cette trilogie signée Benoît Broyart et Marc Lizano s’inspire de La chasse à l’enfant, un poème écrit par Jacques Prévert après avoir appris l’existence d’un orphelinat qui avait tout du bagne pour enfants. Le mot fait frémir et on peine à croire qu’une histoire si dure puisse être proposée à de jeunes lecteurs. Et pourtant… Tout repose sur l’atmosphère mise en place par les auteurs. Professeurs sinistres et menaçants, enfants sur lesquels plane une menace qui ne dit pas son nom, vent de révolte péniblement contenu, instinct de survie… Les pensionnaires subissent mille brimades de leurs bourreaux, adultes inhumains et maltraitants très justement représentés par des visages animaux. Une belle idée renforcée par le dessin faussement naïf de Marc Lizano qui rend à merveille l’ambiance angoissante et profondément mystérieuse de cette étrange pension. Un trait simple qui donne encore plus de poids et de force à cette histoire pas banale…

 

Audacieux, intrigant et terriblement efficace, on referme ce premier volet avec mille questions en tête et une véritable hâte de connaître le fin mot de l’histoire…!

 

L’avis de Mo’

 

Le blog de Benoît Broyart

Le blog de Marc Lizano

 

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Éditions de la Gouttière (Février 2017)

48 p.

 

Prix : 14,00 €

ISBN : 979-10-92111-08-8

 

BD de la semaine saumon

… chez Moka

Six ans de lectures inavouables… le top & flop !

mardi c'est parmisSix ans de lectures inavouables… Six ans de lectures coquines pas toutes mémorables, des auteurs chouchous, une bonne dose de clichés et, parmi tout un tas de romans ou nouvelles qu’on aura vite fait d’oublier, quelques pépites dont on aurait bien tort de se priver…

 

Six ans de lectures inavouables… et une volonté de mettre en avant ces lectures dites « honteuses », celles qu’on planque tout en haut des étagères loin des yeux des enfants, celles qu’il faut ruser pour trouver dans les librairies, celles dont on évite de parler en société. Des lectures qui offrent pourtant de sympathiques parenthèses, pas prises de tête – et parfois, oui, avons le, de bonnes tranches de rigolade…!

 

Six ans de lectures inavouables et une prêtresse hors pair, parfaite maitresse de cérémonie. Six ans de mardis coquins chez Stephie, ça ne s’oublie pas…! Petit coup d’oeil dans le rétroviseur…

 

 

Le must…!

 

Perle Il faut jouir Edith Mr-d-Emma-Becker 

femme papier pasdanslecul

 

 Les belles trouvailles…

 

Les-menottes-et-le-radiateur Les-filles-dEve-e1417469116174 Embrasez-moi marquise-sade

 

La reine de ma liseuse…

 

La-stagiaire Le-prince-egyptien Les-talents-caches-du-dr-Swann

Le-feu-de-la-passion crazy-in-love lucie Amant sans visage

 

Les OVNI…

 

Snuff-Palahniuk Palahniuk Grenouilles herbierSauvage

 

Ces BD dont on aurait tort de se priver…

 

amabilia1porno grapphique sex story 

le-vrai-sexe-de-la-vraie-vie une-vie-damour

 

Ces coquines copines qui se lâchent…

 

fantasmes et miroirs tabous Ava

Mêlée-à-deux Osez

 

 Celui dont on a beaucoup trop parlé…

 

Cinquante-nuances-de-Grey

 

Et, last but not least… La palme du WTF…!

 

Deshabille-mo Devoile-moi Tout-ce-qu-il-voudra1 L-ombre-et-la-lumiere

 

Petit bilan en guise de clin d’œil à ce rendez-vous du « premier mardi » vite devenu incontournable. Une petite parenthèse impudique, décomplexée, impertinente et souvent drôle qui aura fait souffler un vent de légèreté sur la blogosphère. Des lectures inavouables mémorables dans tous les sens du terme, un rendez-vous « cul-tissime » qui se termine… mais qui ne sonne pas le glas des lectures inavouables…! Bécots ma Stephie…! ♥