Ami, amant, tout autant – Shiloh Walker

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Et voilà, mon premier billet du mois tombe donc pile poil avec les lectures inavouables de miss Stéphie, j’y vois comme un signe : cette année sera synonyme de culture où ne sera pas !

Et je commence sur les chapeaux de roues avec le Passion intense le plus gnangnan qu’il m’est été donné de lire, le plus cucul, le plus niais… bref, le plus inutile qui soit !

Bon, effectivement, au vu de la couverture / du titre / du « nom » de l’auteure (rayez la mention inutile…), j’aurais du me douter que je ne tenais pas la romance du siècle entre les mains.

J’avoue : j’ai baillé d’ennui, je me suis demandé 20 fois ce que j’étais allée faire dans cette galère, j’ai eu envie de baffer l’héroïne et j’ai eu envie de foutre un bon coup de pied au derrière du héros (en ayant pris soin de lui retirer sa chemise moulante au préalable… tout de même !)

Pour finir, j’ai honteusement sauté les pages les plus fadasses (et elles sont nombreuses), repéré de mon oeil de lynx les passages les plus hot (et ils sont assez faciles à repérer je dois dire…) et atteint la dernière page en poussant en ouf de soulagement !

 

Le pitch vaut son pesant de cacahuètes : Lauren est la fille parfaite. Elle est belle, intelligente et elle peint des toiles atroces qui se vendent très bien. Le gros problème de Lauren, c’est qu’elle est amoureuse, éperdument amoureuse de son voisin over-sexy, j’ai nommé Dale Stoner, futur écrivain célèbre tentant vainement de pondre un récit inspiré des mythes antiques…. (Non, ça ne s’invente pas !)

Cinq ans que Lauren bave d’envie sur son bellâtre de voisin qui visiblement se fiche comme d’une gigne de ses jambes interminables et de sa chevelure étincelante. La poisse.

Mais la poisse ne s’arrête pas là. Dale est un tombeur, du genre à collectionner les nénettes et à faire défiler son harem sous les yeux de Lauren toute occupée à planter ses rhododendrons dans son jardin immaculé. Dale l’insaisissable, Dale le rêve éveillé, Dale l’amour de sa vie, ça elle en est persuadée.

Mais il y a un hic : Dale considère Lauren comme sa meilleure amie, et cela fait donc cinq ans que Lauren joue le jeu de la bonne copine et de la confidente tout en se mordant les doigts bien fort jusqu’au sang en comptant les nouvelles conquêtes de cette tête à claques de Dale (qui bien évidemment tente vainement d’oublier son ex qui l’a quitté et se noit donc dans le stupre, CQFD.)

Et la poisse continue : tenez-vous bien, Lauren n’a jamais connu le loup, à 25 ans, elle attend toujours le prince charmant. D’où la culture intensive de ses rhododendrons…, tout s’explique !

Voilà donc une histoire qui commence plutôt mal, même si, sans déflorer le suspense, le lecteur avisé se doute que cette histoire d’amitié va finir par évoluer en histoire de cul d’amour.

Là où Shiloh Walker fait très fort, c’est que leur première nuit torride sera noyée dans les vapeurs d’alcool. Bien dégoûté après avoir reçu des nouvelles peu réjouissantes de son ex, Dale se bourre la gueule… et c’est le moment que choisit sa belle voisine pour venir frapper à sa porte avec une boite de sablés au chocolat fait maison, rapport à une méga grosse dispute qu’ils avaient eu peu de temps auparavant (!!!!!!!!). Elle ne sera pas déçue du voyage. Dale pue le whisky mais ma foi, sa chemise est déboutonnée (vitesse accélérée du magnéto…..) et boum patatras, arrive ce qui doit arriver, THE moment tant attendu, torride et brûlant… jusqu’au moment fatidique où Dale hurle le prénom de son ex. Vie de merde.

Le lendemain, Dale n’a pas pas les yeux en face des trous et est persuadé d’avoir fait un rêve terriblement érotique. Il faut dire que peu fière d’elle, Lauren est repartie avec ses sablés sous le bras, en prenant soin d’effacer toute trace de son passage (hummm…) et de rhabiller le fautif tout en priant très fort qu’il ne se souvienne de rien. Pas question qu’elle lui ravive les souvenirs de cette nuit « atroce » où elle s’est honteusement abandonnée dans ses bras avant d’être humiliée comme il se doit. Le hic, c’est que Dale lui a laissé un petit cadeau, le genre de petit cadeau encombrant qui grandit en vous pendant 9 mois et vous empêche de dormir…

 

Quand je vous disais que c’était du lourd ! Le scénario parfait pour un film romantico-gnangnan avec Hugh Grant, film qu’on regarde avec les copines avec la boite de kleenex sur les genoux. Franchement…., il ne se passe pas grand chose, cette idiote de Lauren trouve le moyen de tomber enceinte d’un mec qui a priori ne veut pas d’elle lors de sa première partie de jambes en l’air. Soit. Dale le malotru se réveille amnésique de sa nuit torride, se rend compte que finalement sa voisine et meilleure amie n’est peut-être pas si mal, tombe du jour au lendemain amoureux d’elle… sans faire la rapprochement une seule seconde avec la fameuse nuit qu’il se rappelle par flashs. Mouais. Franchement, difficile de croire à cette histoire. Et cette abrutie de Lauren qui ne dit rien. Ces deux là m’ont profondément agacée moi ! Et puis j’ai cru entendre tout le long de cette histoire un « chabadabada » traînant et horripilant, les violons, très peu pour moi !

 

Pour le mois prochain, promis, je me lance dans La confrérie…!

Qu’on se le dise !

 

Quelques morceaux choisis…:

 

« Dale Stoner. Plus d’un mètre quatre-vingt de virilité et de charme, des muscles longs et fuselés d’athlète, des épaules carrés, une taille et des hanches minces, la démarche nonchalante d’un cow-boy. Des fossettes creusaient ses joues chaque fois qu’il souriait. Ses cheveux dorés, décolorés par le soleil, tombaient en désordre sur son front, donnant aux femmes l’irrésistible envie d’y plonger la main pour dégager son visage d’une beauté renversante. Du sex-appeal à revendre, par-dessus le marché. Lauren sentait son corps en alerte dès qu’il s’approchait à moins de trois mètres. Son coeur s’emballait, sa bouche se desséchait, les bouts de ses seins durcissaient, son entrejambe devenait moite. Dale était un rêve ambulant qu’elle voyait quotidiennement et qui la chamboulait. »

 

« La femme de son rêve le harcelait. Pendant la journée, quand il travaillait, il parvenait à la reléguer dans un coin éloigné de son esprit. Mais, la nuit, elle sortait de l’ombre et venait le hanter, sans jamais montrer son visage. Une peau de femme lisse et douce occupait alors toutes ses pensées , l’odeur entêtante du musc – la note plus innocente d’un lait pour bébé ? Un corps ferme venait se presser contre le sien, exigeant, insatiable. Il se réveillait au milieu de la nuit en bandant à la limite du supportable, incapable de se rappeler quoique ce soit, son sexe tellement dur qu’il en devenait presque douloureux. »

 

Éditions J’ai Lu (Août 2011)

Collection Passion Intense

285 p.

 

Mardi c'est permisTous chez Stéphie !

Qu’avez-vous lu d’inavouable ce mois ci ?

 

Challenge-AmoureuxEt une petite lecture pour le challenge amoureux

d’Irrégulière

… catégorie libre, bien entendu ! 😉

importorigin:http://aliasnoukette.over-blog.com/article-ami-amant-tout-autant-shiloh-walker-95951217.html

13 commentaires sur “Ami, amant, tout autant – Shiloh Walker

    • Oui, pourquoi ? Je propose qu’on se penche scientifiquement sur la question pour le mois prochain… Exercices et mises en pratique à l’appui bien entendu…! 😉

    • Lance toi, ces lectures sont très drôles et c’est toujours un plaisir d’écrire des billets sur de tels « livres » ! On se marre bien ! 😉

  1. T’as pas de bol, quand même de tomber sur aussi nase pour ton premier essai.  Les romans de Lisa Marie Rice dans la même collection sont beaucoup plus réussis. 

    • bah non, c’était pas mon premier essai  justement ! Celui ci était carrément en dessous de Passion que tu vas recevoir bientôt d’ailleurs ! Hâte de lire ton billet dessus d’ailleurs ! 😉 Je note Lisa Marie, elle saura peut-être m’émoustiller ! 😉

    • Il faut surtout que tu participes aux mardis c’est permis de Stéphie, j’aimerais beaucoup te lire sur le « sujet »…! 😉

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