La pension Moreau 1. Les enfants terribles – Benoît Broyart / Marc Lizano

pension moreauUn bâtiment austère à l’écart de la ville. Des enfants à la mine fermée qui vaquent à diverses tâches sous l’oeil satisfait du directeur. Bienvenue à la Pension Moreau, l’établissement idéal pour remettre dans le droit chemin les enfants ingérables…

 

Les parents du petit Émile ont tout essayé, en vain. Malgré tous leurs efforts, leur fils multiplie les fugues et passe son temps à gribouiller sur son carnet sans décrocher un mot. La Pension Moreau sera peut-être la solution miracle, même si pour cela il faudra confier l’enfant… définitivement…

 

Sans un regard en arrière, les parents d’Émile l’abandonnent au professeur Turoc, non sans s’être délesté auparavant d’une forte somme d’argent. Cinq lingots d’or, le prix à payer pour être débarrassés du gêneur. Très vite, le jeune garçon est mis au pas. Règles strictes du pensionnat, corvées, coups et humiliations, le ton est donné. Dans sa chambre-geôle, Émile le mutique fait la connaissance de Paul, Victor et Jeanne, compagnons de chambrée et d’infortune déjà bien rodés à la mécanique implacable de la Pension…

 

« Eh bien Émile, bienvenue au paradis. »

 

La pension Moreau… Le scénario de cette trilogie signée Benoît Broyart et Marc Lizano s’inspire de La chasse à l’enfant, un poème écrit par Jacques Prévert après avoir appris l’existence d’un orphelinat qui avait tout du bagne pour enfants. Le mot fait frémir et on peine à croire qu’une histoire si dure puisse être proposée à de jeunes lecteurs. Et pourtant… Tout repose sur l’atmosphère mise en place par les auteurs. Professeurs sinistres et menaçants, enfants sur lesquels plane une menace qui ne dit pas son nom, vent de révolte péniblement contenu, instinct de survie… Les pensionnaires subissent mille brimades de leurs bourreaux, adultes inhumains et maltraitants très justement représentés par des visages animaux. Une belle idée renforcée par le dessin faussement naïf de Marc Lizano qui rend à merveille l’ambiance angoissante et profondément mystérieuse de cette étrange pension. Un trait simple qui donne encore plus de poids et de force à cette histoire pas banale…

 

Audacieux, intrigant et terriblement efficace, on referme ce premier volet avec mille questions en tête et une véritable hâte de connaître le fin mot de l’histoire…!

 

L’avis de Mo’

 

Le blog de Benoît Broyart

Le blog de Marc Lizano

 

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Éditions de la Gouttière (Février 2017)

48 p.

 

Prix : 14,00 €

ISBN : 979-10-92111-08-8

 

BD de la semaine saumon

… chez Moka

9 commentaires sur “La pension Moreau 1. Les enfants terribles – Benoît Broyart / Marc Lizano

  1. Quelle idée géniale! Je peux y envoyer ma sauterelle?!!
    Trêve de plaisanterie, le dessin me plaît beaucoup et l’histoire m’intrigue. (J’ai souvenir de ce poème de Prévert…) Et le fait qu’il s’agisse d’une trilogie m’emballe. Je note et souligne. Merci de la découverte!

  2. Moi aussi je suis impatiente de lire la suite de ce récit. J’ai été assez impressionnée par l’ambiance de l’album faite à la fois de tension et de légèreté. J’aime !

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