L’été Diabolik – Thierry Smolderen / Alexandre Clerisse

9782205168396« Combien de fois ai-je passé cette journée en revue depuis l’été 67…
… pour en revenir à la présence immobile de mon père, assis dans les gradins…
… qui me scrutait d’un regard que je ne connaissais pas.
Encore et encore, je bute sur cette image.
… la raideur avec laquelle il se tenait le jour où tout a basculé…

C’est l’une des pièces manquantes du puzzle, j’en jurerais… »

 

Il m’a suffit de feuilleter cet album pour être séduite. Une explosion de couleurs vives, une ambiance psychédélique alliant le pop-art à la culture sixties, des vignettes à la Andy Wharrol et un épais mystère dont rien ne dit qu’on en aura finalement la clé. Il n’y a pas à dire, les auteurs signent avec L’été Diabolik une histoire hautement addictive aux ingrédients savamment dosés : un brin d’espionnage, une bonne dose de références littéraires, quelques disparitions troublantes, un subtil mélange d’indices et de fausses pistes, un narrateur aussi paumé que le lecteur qui tente de démêler le vrai du faux… tout y est !

 

D’abord un peu surpris par l’ambiance graphique ultra flashy, on s’y coule finalement très vite. Très daté, très connoté aussi, ce parti pris apparait même étonnamment moderne…

 

Été 1967. Antoine a 15 ans et vit seul avec son père. Plus pour très longtemps… Un enchainement d’évènements à première vue anodins, une course-poursuite sur une route à flanc de montagne, un accident qui n’en est peut-être pas un, la rencontre avec une bien étrange jeune fille, des discussions sibyllines qui laissent entrevoir une obscure affaire d’espionnage, un étrange coup de fil nocturne, un suicide… et la disparition pure et simple de son père. Vingt ans plus tard, Antoine tente de tout remettre à plat et de trouver la faille, l’indice qui lui permettra enfin de comprendre, le petit détail qui le mettra enfin sur la piste de la vérité…

 

Drôlement bien fichu. Et hautement addictif…! Pour les lecteurs chevronnés, la référence à Diabolik, héros masqué italien des années 60, sera évidente. Pour les autres, dont je fais partie, la lecture n’en sera pas moins jubilatoire. Scénario aux petits oignons, multitude de niveaux de lecture, enquête passionnante, dessin virtuose et élégant… difficile de ne pas tomber sous le charme de cet OVNI ! Ma Framboise, tu as eu le nez fin… du tout bon !

 

Les avis de l’Irrégulière, Un amour de BD

 

 

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Éditions Dargaud (Janvier 2016)

168 p.

 

Prix : 21,00 €

ISBN : 978-2-205-07345-4

 

 

BD de la semaine saumon

C’était ma BD de la semaine…

…aujourd’hui chez moi !

 

La BD de la semaine c’est aussi chez…

 

 

jérome     au_revoir_la_haut_01     enna     nath

           Jérôme                            Enna                                Enna                              Nathalie

 

 

yaneck     Journal d'un chat assassin     moka     sabine

          Yaneck                          Bouma                               Moka                              Sabine

 

 

caro      zai     charlotte

            Caro                              Stephie                                          Charlotte  

 

 

bouffon    mo    Les_equinoxes

          Sandrine                           Mo’                             Hélène
                           

23 commentaires sur “L’été Diabolik – Thierry Smolderen / Alexandre Clerisse

  1. Il faut vraiment que je fasse confiance à mes experts BD pour être tentée car le dessin représente exactement vce qui m’a fait fuir les BD de ma jeunesse.

  2. Je te recommande tout ce que fait ce duo, c’est toujours dans le même ton.
    Jazz Club, et Souvenirs de l’Empire de l’atome, notamment.
    Je n’ai pas lu encore cet album là, mais dès qu’il me passe sous les mains, je n’y manquerai pas.

  3. J’ai quand même beaucoup de mal avec le graphisme. Et puis les histoires d’espionnage, c’est pas du tout mon truc (suis en mode rabat-joie aujourd’hui 🙂 )

  4. Comme d’autres, le scénario me tente, mais le dessin me fait un peu mal aux yeux, là, comme ça… Et comme Mo, je suis en train de lire Soleil brûlant en Algérie ! (en noir et blanc, d’où le choc des couleurs ici 🙂 )

  5. « un brin d’espionnage, une bonne dose de références littéraires, quelques disparitions troublantes, un subtil mélange d’indices et de fausses pistes, un narrateur aussi paumé que le lecteur qui tente de démêler le vrai du faux… tout y est ! » Pfff… là j’ai pas beaucoup d’arguments contre…. Je m’en vais y jeter un oeil à mon prochain passage en librairie !

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