Vampire academy 1. Soeurs de sang – Richelle Mead

Vampire-AcademyMea Culpa ! Voilà près de deux mois (hum…, peut-être même plus…) que j’ai lu ce livre et presque autant de temps que je dois rédiger ce billet. Mille excuses à Babelio qui m’a gentiment offert le premier tome de cette série prometteuse grâce à son opération Masse Critique ! J’entends déjà quelques murmures dans la salle : à tous les coups, elle n’a pas aimé et ne sait pas comment annoncer la chose… Et bien détrompez-vous, j’ai aimé ! Bon, soyons honnêtes, ce n’est pas un coup de coeur, mais ce premier tome annonce une série riche en évènements et en rebondissements dont je prendrai plaisir à lire la suite. Il faut avouer que je n’ai peut-être pas débuté ma lecture dans les  meilleures conditions : j’ai découvert la première partie du roman de façon très morcelée, un chapitre par ci, un chapitre par là, difficile dans ce cas de bien rentrer dans l’histoire. Et puis le déclic a eu lieu et je n’ai pas pu le lâcher avant de connaître le fin mot de l’histoire !  Le pire c’est que l’histoire est loin d’être finie puisque la série compte actuellement six tomes, la parution du troisième tome est prévue ce mois-ci en France…

 

L’histoire se passe dans un lycée peu banal puisque les élèves y sont des vampires, (bon, ça vous l’aurez compris…) mais pas n’importe quels vampires puisqu’ils apprennent à maîtriser leur magie. Chaque vampire est en effet associé à un élément qu’il doit apprendre à utiliser à bon escient. Vampire + magie, déjà, ça commence plutôt bien… Là où ça se complique un peu mais où ça devient aussi beaucoup plus intéressant, c’est que les vampires sont divisés en plusieurs « catégories »… Il y a d’abord les Moroï, des vampires assez « soft » qui se nourrissent du sang d’humains consentants appelés « sources ». A noter que pour ces fameuses « sources », la morsure des Moroï équivaut à une drogue dont ils ne peuvent se passer même si cela les affaiblit… Les Moroï sont indissociables des Dhampirs, mi-humains, mi-vampires : endurants et puissants, ils sont de redoutables guerriers voués à protéger les Moroï dont ils sont les gardiens. Les Moroï étant les seuls avec qui ils peuvent se reproduire, leurs destins sont donc fatalement liés : leur survie dépend des Moroï qui se trouvent être la cible de vampires extrêmement dangereux et très difficiles à vaincre, les Strigoï. Immortels, s’ils se nourrissent avec plaisir du sang des humains et des Dhampirs, seul le sang des Moroï les rend plus forts.

Au milieu de tout cet imbroglio de vampires, il y a Rose et Lissa. Vasilisa Dragomir, surnommée Lissa, est une princesse Moroï, Rose Hathaway est sa gardienne. Liées par une amitié fusionnelle et indéfectible, Lissa et Rose ont une relation qui va bien au-delà de celle qui unit habituellement les Moroï et leurs gardiens. Seules survivantes d’un accident qui a coûté la vie à toute la famille de Lissa, elles sont désormais liées par la pensée. Rose a le pouvoir de pénétrer l’esprit de son amie, de deviner ses sentiments et émotions, de sentir quand Lissa courre un danger… Même si cela peut se révéler pratique pour la protéger, cette fusion, cet étrange lien psychique est inhabituel, et ni l’une ni l’autre ne peut le contrôler.

Au début de l’histoire, Lissa et Rose se sont enfuies de leur lycée depuis deux ans déjà pour échapper à une menace que le lecteur devine sans pouvoir l’identifier réellement. Vivant incognito dans le monde des humains, elles sont cependant retrouvées et ramenées de force à Saint-Vladimir par un certain Dimitri Belikov, dhampir de son état. Le retour des fugueuses à l’academy ne passe évidemment pas inaperçu et les rumeurs vont bon train : comment ont-elles vécu pendant tout ce temps, comment Lissa s’est-elle nourri…? Entre petites mesquineries adolescentes et réel danger, il n’y a qu’un pas, et des évènements étranges surviennent peu à peu…

 

Ma lecture de ce premier tome reste mitigée. Effectivement, comme on a pu le lire ici ou là, cette histoire de vampires sort des sentiers battus et est plutôt originale et bien construite. Tout l’intérêt réside à mon sens dans cet étrange lien qui unit Lissa et Rose, un lien qu’elles n’ont pas choisi, qu’elles ne peuvent contrôler et qu’elles subissent… Par moments, Lissa le vit même comme une intrusion dans son intimité, à tel point que Rose en vient à lui cacher ces moments où elle « voit » en elle. Evoqué dans certaines légendes, un tel phénomène ne s’est pas produit depuis des siècles, c’est un don rare, précieux… et dangeureux !

Le personnage le plus intéressant est à mon sens Rose : téméraire, courageuse et sexy en diable, elle n’a pas la langue dans sa poche. Tout le contraire de la fade et insipide Lissa qui m’a profondément ennuyée tout au long du livre ! Quant aux personnages secondaires, là aussi, légère déception. J’attendais beaucoup du beau Dimitri qui fait se pâmer la gente féminine, personnellement, il m’a laissé de marbre et n’a pas réussi à titiller ma libido, et ce malgré son corps musculeux et autres attraits virils. Allez donc savoir pourquoi, j’ai été nettement plus attirée par le sombre Christian, secret, solitaire, énigmatique, un brin romantique aussi, et fils de Strigoï ce qui est quand même un sacré handicap à la base ! J’espère que son personnage sera développé dans la suite de la saga !

Je regrette aussi une certaine lenteur dans la mise en place de l’intrigue, ce qui explique peut-être ma lecture morcelée de la première moitié du roman. Heureusement, après ce début un peu laborieux, l’histoire devient captivante et presque « addictive », de là à dire que cette série fera oublier Twilight, j’émets quelques doutes, même si Vampire Academy est extrêmement bien pensé dans sa structure, et bien écrit, ce qui ne gâche rien ! En tous cas, je suis très curieuse de découvrir la suite de cette saga, nul doute qu’elle réserve encore bien des surprises !

 

Un grand merci aux éditions Castelmore et à Babélio pour l’envoi de ce titre !

 

Les avis de SaraRadicale, Eden, Faelys, Azilis, Tiboux, Soukee, Esmeraldae, Celsmoon

 

Premières pages : « Je sentis sa peur avant d’entendre ses cris. Son cauchemar résonna dans ma tête et me tira de mon propre rêve, où il était question d’une plage et d’un garçon sexy qui m’étalait de la crème solaire sur le corps. Des images, les siennes et non les miennes, se bousculèrent dans mon esprit : du feu et du sang, une odeur de fumée, le métal broyé d’une voiture accidentée. La scène me submergea à m’en faire suffoquer jusqu’à ce que la part rationnelle de mon cerveau se souvienne que ce rêve n’était pas le mien. »

 

Au hasard des pages : « Peu importaient les aléas du monde, il y avait quelques vérités éternelles pour les vampires : les Moroï étaient vivants, les Strigoï étaient morts-vivants ; les Moroï étaient mortels, les Strigoï étaient immortels ; on naissait moroï, on devenait strigoï. Et il n’existait que deux manières de devenir strigoï. Premier cas : ceux-ci pouvaient transformer n’importe quel humain, dhampir ou Moroï en nouveau Strigoï par une simple morsure. Deuxième cas : un Moroï pouvait devenir strigoï de son plein gré en se nourrissant jusqu’à tuer sa victime. Cette pratique était jugée maléfique et perverse. C’était le plus grand des crimes qu’un Moroï pouvait commettre contre ses semblables et contre la nature elle-même. Ceux qui s’égaraient sur cette voie ténébreuse y perdaient leur magie et la possibilité de s’exposer au soleil. » (p. 58-59)

 

Éditions Castelmore (Octobre 2010)

313 p.

 

Vampire Academy par Richelle Mead Vampire Academy Richelle Mead Critiques et infos sur Babelio.com

importorigin:http://aliasnoukette.over-blog.com/article-vampire-academy-1-soeurs-de-sang-richelle-mead-63944037.html

Lydie – Jordi Lafebre / Zidrou

lydie.jpgQu’elle est belle cette couverture, nostalgique, empreinte d’une rare douceur. Les personnages irradient de bonheur, leurs regards émus convergent tous dans la même direction : cet enfant qu’on devine et qu’on imagine dans les bras de sa mère a l’air de recevoir tout l’amour du monde. Pourtant, c’est une histoire bien singulière que celle de Lydie…

 

Nous sommes dans les années 30. Camille est une jeune femme un brin simplette qui vit seule avec son père dans l’impasse dite « du bébé à moustaches », rebaptisée ainsi par les habitants du quartier depuis que des grandes moustaches noires ont été dessinées sur le bébé joufflu et souriant d’une publicité peinte sur un de ses murs. On y vit simplement, paisiblement, en harmonie… Quand Camille accouche d’un bébé mort-né, tout s’écroule : qu’importe qu’il n’ait pas de père, elle l’attendait cet enfant, tout était prêt pour l’accueillir. La petite Lydie sera enterrée près de Laura, la mère de Camille morte en lui donnant la vie, le sort s’acharne…

Pourtant, deux mois après le drame, c’est une Camille euphorique qui annonce à qui veut bien l’entendre que sa petite fille est revenue, c’est un miracle, les anges du ciel lui ont rapporté son enfant…! Le désespoir a laissé la place à la folie, et même si le berceau de Lydie reste vide, même si Camille est la seule à la voir, son bonheur est tel que personne dans le quartier n’ose la contredire : on lui ment, on fait semblant, on joue le jeu. Les années passent et la petite Lydie prend une véritable place dans la vie du quartier : l’enfant invisible grandit, se fait baptiser, souffle ses bougies, va à l’école et se fait même des amies. Même le médecin du quartier se déplace en pleine nuit pour « soigner » cette enfant qu’il a pourtant mis au monde. Camille a t-elle conscience de la vaste supercherie dans laquelle elle vit ? Nul ne le sait, mais tous, par solidarité, entretiennent le mensonge et donnent vie à cette enfant décédée. Lydie se met à exister, aux yeux de tous et aux yeux du lecteur…

 

Lydie2.jpg

« Je savais bien, moi, que le Bon Dieu ne pouvait

pas garder mon petit bébé auprès de lui !

La place d’un bébé, c’est contre le coeur de sa maman, pas au paradis. »

 

Cet album est absolument somptueux ! Oui, l’histoire est triste, mais jamais larmoyante : elle est belle, poétique, sensible et touchante. Le mensonge a beau être énorme, le lecteur se met lui aussi à croire au miracle, à tel point qu’on se met à « voir » Lydie. Le réel et l’imaginaire se confondent et finalement, on ne s’en étonne pas, on se surprend même à dire « pourquoi pas »… Les dessins tout en finesse rendent très bien cette atmosphère un peu particulière, comme hors du temps. Une bien belle découverte en ce début d’année, une histoire qui continue de vous hanter une fois le livre refermé !

 

Les avis unanimes de Choco, Val, Mélopée.

 

Lydie3.jpg

lydie1.jpg

© Lafebre/Zidrou/Dargaud

 

Éditions Dargaud (Avril 2010)

Collection Long Courrier

60 p.

 

C’était ma BD du mercredi!

Chez Mango et chez les autres !

 

palsechesParticipation au challenge « Pal Sèches »

organisé par Mo’ la fée

importorigin:http://aliasnoukette.over-blog.com/article-lydie-jordi-lafebre-zidrou-64304107.html

Bonne année !

reveillon.jpg

 

A l’heure où je vous écris, de bonnes odeurs commencent à se dégager de la cuisine où les préparatifs vont bon train… Le filet mignon mijote, le gratin dauphinois est au four, les girolles frétillent, le champagne est au frais et les papilles salivent ! Quand je pense au tiramisu aux fruits rouges et à la tarte au citron meringuée maison qui attendent, inutile de vous dire que je suis dans les starting blocks ! Vive les calories !

 

2011 arrive à grands pas, pas de bilan 2010 pour l’instant, mais tout cela viendra, quand les petites bulles auront quitté mon cerveau, quand j’aurais rangé ma paire de skis au garage et repris une activité normale !

Viendra après le temps des bonnes résolutions, ahum…, nous verrons bien !

 

En attendant, je vous souhaite à tous et à toutes un réveillon festif, entouré de vos proches et vous dis à très vite pour de nouvelles découvertes

et des jolies trouvailles !

 

BONNE ANNEE A TOUS !

importorigin:http://aliasnoukette.over-blog.com/article-bonne-annee-64052888.html

Le jeudi, c’est citation ! (20)

Jeudi citationChez Chiffonnette

 

Bientôt la nouvelle année et avec elle tout un cortège de bonnes résolutions qu’on ne tiendra peut-être jamais… Mais finalement, si l’on y réfléchit bien, le bonheur ça ne tient pas à grand chose !

 

Ce qu’il faut pour être heureux

 

Il faut penser ; sans quoi l’homme devient,
Malgré son âme, un vrai cheval de somme.
Il faut aimer ; c’est ce qui nous soutient ;
Sans rien aimer il est triste d’être homme.

 

Il faut avoir douce société,
Des gens savants, instruits, sans suffisance,
Et de plaisirs grande variété,
Sans quoi les jours sont plus longs qu’on ne pense.

 

Il faut avoir un ami, qu’en tout temps,
Pour son bonheur, on écoute, on consulte,
Qui puisse rendre à notre âme en tumulte,
Les maux moins vifs et les plaisirs plus grands.

 

Il faut, le soir, un souper délectable
Où l’on soit libre, où l’on goûte à propos,
Les mets exquis, les bons vins, les bons mots
Et sans être ivre, il faut sortir de table.

 

Il faut, la nuit, tenir entre deux draps
Le tendre objet que notre coeur adore,
Le caresser, s’endormir dans ses bras,
Et le matin, recommencer encore.

 

Voltaire, 1694-1778

importorigin:http://aliasnoukette.over-blog.com/article-le-jeudi-c-est-citation-20-63942416.html

Le sursis – Jean-Pierre Gibrat

Le-sursis.gifNoël a du bon… L’occasion d’offrir (et de se faire offrir…!), des livres qui nous font de l’oeil depuis longtemps. C’est le cas de cette édition intégrale de la bande dessinée devenue culte de Gibrat, initialement publiée en 2 tomes en 1998. Très belle édition, très soignée qui rend justice au travail et au talent de son auteur, une bande dessinée à découvrir d’urgence et à posséder dans sa bibliothèque !

 

Nous sommes en juin 1943. Dans le petit village de Cambeyrac, comme dans le reste du pays, on ne parle que de la guerre et de l’Occupation. Il y a ceux qui attendent impatiemment l’arrivée des alliés, ceux qui pactisent avec l’occupant sans honte, ceux qui s’engagent sans la résistance et ceux qui ne veulent rien savoir, allant jusqu’à nier l’existence du conflit. Requis pour le service du travail obligatoire, Julien s’enfuit et saute du train qui le conduit en Allemagne. Il trouve refuge chez sa tante Angèle, pensant avoir la milice et les gendarmes à ses trousses. Mais ce n’est pas le cas, et pour cause : le train dont il s’est enfuit a été bombardé et son portefeuille a été retrouvé sur l’une des victimes, il est donc déclaré mort. Caché dans la demeure mise sous scellés de son ancien instituteur, il s’installe à l’étage, dans un endroit moitié chambre, moitié grenier qui lui offre une vue imprenable, d’un côté sur la place du village et le café des Tilleuls, de l’autre sur la vallée. Au travers des persiennes, Julien observe les habitants, leur quotidien, leurs bassesses, leur héroïsme parfois. Dans son pigeonnier, la vie s’écoule lentement, son seul « ami » est Maginot, un mannequin porte-manteau portant un casque de soldat… Vient le jour de son enterrement, Julien est aux premières loges, et malgré l’incongruité de la situation, la seule chose qui lui importe est de revoir la belle Cécile dont il est secrètement amoureux…

 

J’avoue humblement que c’est ma première rencontre avec cet auteur, et pour un coup d’essai, c’est un coup de maître ! J’ai été littéralement subjuguée par le dessin de Gibrat, les traits sont nets, les couleurs lumineuses, et les visages sont particulièrement expressifs. Le lecteur observe la vie de ce village à travers les yeux de Julien, on se passionne pour les nombreuses intrigues qui se déroulent sous nos yeux et les siens, on aime, on déteste, on espère… Le récit est très bien mené, on alterne entre l’univers clos du grenier-refuge de Julien et la vie du village qui est en quelque sorte le reflet de la France sous l’Occupation. Gibrat est incontestablement un auteur et un dessinateur de talent, le carnet de dessins et croquis en fin d’ouvrage est un vrai plaisir pour les yeux. Je ne peux que vous conseiller cet auteur si vous ne l’avez pas encore lu ! Pour ma part, je vais de ce pas me plonger dans Mattéo, un autre de ses chefs-d’oeuvre…

 

Le-sursis1.jpg

© Gibrat/Dupuis/Aire Libre

 

Editions Dupuis (Novembre 2010)

Collection Aire Libre

128 p.

 

C’était ma BD du mercredi!

Chez Mango et chez les autres !

 

palsechesParticipation au chalenge « Pal sèches »

organisé par Mo’ la fée

importorigin:http://aliasnoukette.over-blog.com/article-le-sursis-jean-pierre-gibrat-63881798.html

Tag de Noël !

Il n’est pas vraiment trop tard pour répondre à ce tag de Noël que m’ont proposé Blueverbena, Sara et Irrégulière ! Le principe est simple : donner le titre de cinq livres que l’on offrirait à cinq personnes différentes !

 

Mon petit loulou risque de trouver sous le sapin d’autres aventures de la Famille Souris, des abums absolument magiques truffés de détails humoristiques !

Le petit déjeuner de la famille souris

 

 

Pour ma stroumphette à couettes, les aventures de la craquante et indémodable Emilie,

allez-donc savoir pourquoi..?!

Emilie.jpg

 

 

A toutes les mamans, présentes et à venir,

le magnifique premier album de Vlou,

Petite Nouvelle, qui m’a ému aux larmes…

Petite-Nouvelle

 

 

A toutes les ados rebelles, ce magnifique livre de Maryvonne Rippert

que j’offrirais sûrement à ma fille quand elle sera en âge de me claquer la porte au nez…

Metal mélodie

 

 

Et pour finir, à tous ceux qui pensent que le métier d’enseignant est un long fleuve tranquille,

le livre hilarant de Princesse Soso que je compte bien lire très vite !

Princesse-Soso.jpg

 

 

Et comme le veux la tradition, je tague en retour

Lancellau, La Dame du CDI, Faelys, Petite Noisette, Kalistina, Fanny et Stéphie !

importorigin:http://aliasnoukette.over-blog.com/article-tag-de-noel-63574727.html

Le jeudi, c’est citation ! (19)

Jeudi citationChez Chiffonnette !

 

Un peu d’humour en cette veille de réveillon, c’est cadeau !

 

Le père Noël ne fait jamais de réveillon dans sa maison,

car il rentre au mois de mai ; ce nest plus la saison.

Francis Blanche

 

Pourquoi Noël arrive-til toujours quand les magasins sont bondés ?

Paulo Vincente

 

J’avais mis mes souliers devant la cheminée,

le père Noël m’a apporté des pieds. 

Philippe Geluck (le Chat)

 

importorigin:http://aliasnoukette.over-blog.com/article-le-jeudi-c-est-citation-19-63571763.html

Billy Brouillard, le petit garçon qui ne croyait plus au Père Noël – Guillaume Bianco

billy_noel.jpgAttention, énorme coup de coeur pour ce livre extraordinaire, mélange de bande dessinée, de livre illustré, de conte et de bestiaire fantastique ! Le tout inventé, imaginé, créé et entièrement bidouillé par un auteur génial qui possède le talent incroyable de nous emmener dans un univers complètement fantaisiste… Le petit garçon qui ne croyait plus au Père Noël est le troisième tome de cette série à part et Billy Brouillard, un petit garçon pas comme les autres en est bien évidemment le héros.

 

Billy Brouillard a le don de « trouble vue »… Quand il enlève ses lunettes, il voit ce que ni ses parents, ni sa petite soeur Jeanne, ni personne ne peut voir : le monde des ténèbres, peuplé de créatures de cauchemar, effrayantes et fantastiques. Billy le dit lui même : il n’a pas peur de la solitude ou de la nuit, au contraire, il aime la pluie, la mélancolie, et l’automne est sa saison préférée. Billy n’a peur que d’une seule chose, la mort, surtout depuis celle de son chat Tarzan qui était aussi son meilleur ami. Mais Billy n’a pas dit son dernier mot : puisque personne, pas même le Père Noël, ne peut l’aider, il va se débrouiller seul et ramener Tarzan du monde des morts. Grâce aux bons conseils de l’étrange Léa, il apprend qu’il va lui falloir rassembler quatre amulettes pour obtenir la clé du royaume des Ombres : le masque de la peste, la dent du diable, l’oeuf de sirène et le persifleur. Entre rêve, fantasme et réalité, Billy part donc en quête de l’inaccessible…

 

« Tout passe si vite… Rien ne dure vraiment…

Un jour, les enfants grandissent et sèment derrière eux

leurs rêves et leurs illusions. »

 

Je suis absolument et littéralement subjuguée par cet objet-livre non-identifié ! Quelle claque ! Non seulement c’est un livre de toute beauté à la couverture magnifique, mais une fois ouvert, on en prend plein la vue à chaque page, un véritable éblouissement ! Quel travail, quelle imagination, quelle poésie ! Bien sûr, l’histoire de Billy Brouillard tient plus du conte macabre que du conte de fée mais la poésie est bel et bien présente. Ce beau livre est réellement surprenant : l’histoire de Billy alterne avec des pages somptueuses issues de la bien nommée « Encyclopédie curieuse et bizarre de Cryptozoologie » présentant tour à tour la Mort elle-même, le Croquemitaine, la Bûche de Noël, les Sirènes, le Masque de la Peste ou encore… le Père Noël ! On se délecte également de contes et comptines malfaisants comme La jeune fille et la Mort ou l’Enfant Conifère et de poésies morbides, un régal ! Tout y est génial : c’est audacieux, ambitieux, intelligent, sombre et drôle à la fois, une incontestable réussite visuelle ! Oui, je sais, je ne taris pas d’éloges, mais je défie quiconque de ne pas trouver le travail de Guillaume Bianco absolument magique, c’est un chef-d’oeuvre, n’ayons pas peur des mots !

 

A voir les 12 premières planches de Billy Brouillard,

si vous avez encore besoin d’être convaincus !

Le blog de Guillaume Bianco pour suivre son travail ou juste pour le plaisir !

Billy-Brouillard-1

Billy-Best-Noel-Part-1-.jpg

 © Guillaume Bianco/Soleil/Métamorphose

 

Editions Soleil (Novembre 2010)

Collection Métamorphose 

104 p.

 

C’était ma (magique) BD du mercredi!

Chez Mango et chez les autres !

 

palseches

Participation au challenge « Pal sèches »

organisé par Mo’ la fée 

importorigin:http://aliasnoukette.over-blog.com/article-billy-brouillard-le-petit-gar-on-qui-ne-croyait-plus-au-pere-noel-guillaume-bianco-63504255.html

Sauver Noël – Romain Sardou

Sauver-Noel.jpgRéjouissez-vous, c’est bientôt Noël ! Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule c’est aussi l’heure du rendez-vous mensuel instauré par Pimprenelle qui nous propose pour ce mois de décembre de découvrir (ou de redécouvrir pour certains) Romain Sardou. J’ai donc tout naturellement sorti de ma PAL L’éclat de Dieu… que je ne vous présente pas aujourd’hui, et pour cause, j’ai abandonné à la page 50. Bon, je ne dis pas que c’est un fiasco total, juste que ce roman d’aventures moyenâgeux un brin alambiqué et quelque peu embrouillé à mon goût est tombé à une période où mes quelques neurones étaient en vacances ! Et qui dit vacances dit détente, d’où ce second choix, fort judicieux je dois le dire !

 

Nous sommes à Londres en 1854. Gloria Pickwick est une gouvernante comme on en fait plus. Sorte de Mary Poppins extravertie et forte en gueule, elle est au service de la très respectable famille Balmour où elle fait à la fois office de gouvernante, cuisinière, intendante et nounou, et ce pour le plus grand plaisir de monsieur et madame Balmour dont elle a toute la confiance. Dans le quartier, cette tornade rousse est connue comme le loup blanc, on la respecte, on l’admire, on l’écoute. A l’approche de Noël, un bien étrange voisin s’installe au 6 bis Collins Square et c’est peu dire que notre chère Gloria voit l’arrivée du baron Ahriman d’un mauvais oeil..

Arrive le matin du 25 décembre, et là, c’est le drame ! Tous les enfants découvrent horrifiés qu’aucun cadeau n’a été déposé à leur intention sous le sapin illuminé ! A la consternation et à la stupeur succèdent les larmes, et alors que la Terre entière se demande ce qui a bien pu arriver au Père Noël, les bouchons de champagne sautent dans la maison du baron Ahriman…

 

Voilà un conte bien réjouissant qui tombe à point ! Je me suis régalée ! Gloria est un personnage truculent prête à tout pour redonner le sourire à sa fille Zoé et à tous les enfants malheureux en ce matin du 25 décembre. Elle ne sera bien sûr pas seule pour accomplir sa tâche : elle sera aidée d’Harold, un jeune enfant, mais attention, pas n’importe quel enfant… Déjà présent dans Une seconde avant Noël, Harold est en effet promis à un incroyable destin et évolue dans un monde où les lutins, les elfes ou les fées vivent cachés des humains. Plusieurs clins d’oeil et allusions à ce titre d’ailleurs dans Sauver Noël me font dire que j’aurais peut-être du commencer ma lecture par celui ci pour avoir toutes les clés du roman. Qu’importe. La plume de Romain Sardou est très agréable et j’ai vraiment eu l’impression en le lisant qu’on me racontait une histoire. Une vraie complicité s’instaure et le lecteur est très souvent apostrophé par l’auteur, c’est fin et drôle, on en redemande ! Certes, ce n’est peut-être pas de la grande littérature mais elle atteint son but, celui de divertir, et c’est déjà beaucoup ! Vous l’aurez compris, voilà une lecture originale et magique qui donne le sourire à l’approche des fêtes et dont on aurait tort de se priver !

 

Les avis de Stéphie et Calypso qui en avaient fait une lecture commune, ceux de Kalistina, Hathaway, Lael, La sardine

 

Premières phrases : « Depuis le temps que cette histoire est racontée, par les grands et par les petit, les conteurs professionnels et les conteurs de fin de tablée, les manuels d’histoire et les livres illustrés, tous s’accordent pour dire que l’aventure débuta le matin du 1er novembre 1854, à Londres, sur la place dominée par l’église St. Perry. »

 

Au hasard des pages : « En ce siècle lointain, un homme ne pouvait franchir une forêt sans croiser des gnomes ou des sylphes, boire à une fontaine sans entendre la voix de l’esprit qui l’habitait… Mais il arriva en cette époque reculée (et je vous parle d’un temps que les moins de 974 ans ne peuvent pas connaître) que les hommes, tâchant de percer les mystères et les pouvoirs de leurs voisins magiques, atteignirent presque leur but et risquèrent de devenir comme des dieux ; terrifiés par cette hypothèse, tous les êtres extraordinaires abandonnèrent du jour au lendemain notre planète. Anges et démons, hyppogriffes et feux follets, dragons et petites fées des rivières s’exilèrent (…) L’homme vit depuis dans un monde privé de magie. On ne trouve plus trace d’elle que dans les contes pour enfants. » (p. 38-39)

 

Éditions Pocket (Octobre 2008)

200 p.

 

logo-romain-sardouRetrouvez tous les billets des participants chez Pimprenelle !

importorigin:http://aliasnoukette.over-blog.com/article-sauver-noel-romain-sardou-63434370.html