Le passage des Lumières, épisode 1 : Espoirs – Catherine Cuenca

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Voilà le premier tome fort sympathique d’une série qui comptera en tout cinq épisodes : une plongée au temps de la Révolution française, une héroïne attachante et légèrement tête brûlée, des personnages secondaires tous très bien campés qu’on a hâte de retrouver, une intrigue bien ficelée qui tient le jeune lecteur en haleine tout en lui distillant de ci de là des tas d’informations sur une période riche en évènements… Le tout écrit par une auteure qui n’en est pas à son coup d’essai concernant les romans historiques de qualité. Saupoudrez le tout d’un zeste de fantastique et vous obtenez un mélange très convaincant !

 

28 avril, un soir de pleine lune. Il fait presque nuit quand Zélie se rend au lieu de rendez-vous que lui a fixé son oncle Fred, un doux-dingue féru d’histoire persuadé d’avoir fait une découverte incroyable : une grotte cachée dans le jardin d’une maison en ruine, une grotte secrète rendant possible les voyages dans le temps ! Sceptique mais néanmoins intriguée, Zélie attend donc son oncle qui ne se montre toujours pas. Lasse d’attendre, Zélie se met en tête d’explorer la fameuse grotte, une lampe de poche à la main. Pas d’oncle Fred à l’intérieur. Bien décidée à rentrer chez elle, Zélie rebrousse chemin. A l’extérieur, stupeur : la maison n’est plus en ruines, de la fumée sort même de la cheminée et de la lumière provient de l’intérieur…! En face d’elle, le propriétaire de la maison, le père Joseph Aubry qui lui confirme l’impensable : Zélie est bel et bien en 1789 ! Le comble ? Elle va devoir y rester un mois, jusqu’à la prochaine pleine lune, pour faire le chemin en sens inverse et retourner dans son époque… En réalité, le temps ne passant pas à la même vitesse, elle ne sera réellement absente qu’une petite demi-heure. En attendant, elle va devoir se faire discrète, se plier aux coutumes de l’époque et ne pas faire de vagues…

 

Un premier tome qui tient toutes se promesses et annonce des rebondissements nombreux pour le plus grand plaisir des jeunes lecteurs. Zélie, surnommé Marie-Azélie pour plus de vraisemblance, va devoir se faire passer pour une jeune fille du XIIIe siècle, ce qui n’est pas une mince affaire ! D’un tempérament plutôt fougueux, la langue bien pendue, elle va pourtant devoir se taire et ne rien dévoiler des évènements qui se trament… Quelques mois plus tard, la Révolution va en effet éclater, et elle est bien la seule à le savoir : le curé qui l’héberge a beau déjà avoir fait la rencontre de son oncle Fred lors d’un de ses voyages, ce dernier ne lui a rien révélé et il n’est au courant de rien. Évidemment, les pouvoirs de la grotte doivent rester secrets, qui sait ce qui pourrait advenir si on changeait le cours de l’avenir…

Zélie troque donc son jean et son sweat-shirt contre des robes longues à jupons et se fait passer pour la jeune nièce du curé. Malgré les recommandations du père Joseph, il est difficile pour la jeune fille de 15 ans d’oublier ses réflexes du XXIe siècle, pour notre plus grand plaisir : on se délecte de son impertinence, de sa fraîcheur et de son naturel…

Bon point aussi pour les personnages secondaires : Albine, la bonne du curé est savoureuse et émouvante, mais aussi et surtout le beau Léandre qui fera battre le coeur de l’adolescente. Des personnages qu’on aura plaisir à retrouver dans les tomes suivants !

 

En bref, un tome bien documenté, les prémisses d’une histoire d’amour, la colère qui gronde avec le début de la rédaction des fameux cahiers de doléances… Vivement la suite !

 

Les avis de Hérisson, Fantasia, Lael, La mare aux mots

 

Un grand merci aux Agents littérairesde m’avoir proposé la lecture de ce livre.

 

Premières phrases : « Quand Zélie tourna dans la rue de la République, la rue principale de Basmont-en-Argonne, les cloches de l’église égrenaient neuf coups. On était le 28 avril et il faisait presque nuit. Il avait plus toute la journée ; un crachin désagréable vaporisait encore les trottoirs détrempés. Zélie rabattit la capuche de son blouson et changea son sac d’épaule. Elle avait quitté son cours de danse à vingt heures trente au gymnase municipal. Au lieu de rentrer chez elle, elle avait pris la direction du centre-ville pour retrouver oncle Fred. Il lui avait donné rendez-vous à vingt et une heures précises. »

 

Au hasard des pages : « Roulée sous les couvertures, Zélie regardait le feu mourir dans l’âtre. Tout était allé si vite. Sans le vouloir, elle avait provoqué ce dont elle rêvait encore la veille et son rêve allait se réaliser : découvrir Basmont au XVIIIe siècle, quelques semaines avant le début de la célèbre Révolution qui changerait les hommes à jamais. Une époque troublée. Était-ce bien raisonnable ? Le père Joseph n’avait-il pas raison de l’exhorter à la prudence ? Comment la protégerait-il si les gens la prenaient pour une sorcière ou si le secret de la grotte venait à s’ébruiter ? Il pouvait s’en passer des choses, pendant tout un mois… » (p. 50-51)

 

Éditions Gulf Steam (Janvier 2012)

190 p.

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