Présentation de l’éditeur :

 

« Après AbaddonCoupes à cœur et Love Addict, le nouveau Koren Shadmi :

En perpétuel mouvement, le voyageur parcourt en auto-stop l’immensité des États-Unis en quête de l’origine de son mal, étrange et apparemment incurable : l’immortalité. Au gré de ses rencontres, progressant d’un siècle à l’autre, il observe les changements du monde qui l’entoure et qui court, selon toute vraisemblance, inexorablement à sa perte. »

 

Il s’agit ici de vous causer de cet ovni, cadeau de ma copine Mo’chéwie avec laquelle j’ai le plaisir fou de faire cette lecture (pour découvrir son billet, certainement beaucoup plus fin et « outillé » que le mien, c’est par ici !)… Une lecture dont il m’est bien difficile de parler tant l’émotion est grande, l’exercice délicat et la BD, toutafé surprenante voire déroutante. Mais drôlement belle assurément !

 

Un peu d’histoire : Il pleut. Un homme étrange fait du stop. Une voiture s’arrête. Le voyage débute. La conversation entre les deux hommes semble difficile. Ou du moins, notre héros, cet auto-stoppeur mystérieux parle peu. Semble ne croire en rien. Semble sans but. Résigné. Ses motivations sont floues. Il erre. D’époque en époque. De drame en drame. Un sac sur le dos.

 

Et ça dit la triste humanité, le monde qui se meurt, la folie des hommes, le temps qui passe, la solitude des êtres, la violence des existences, la malédiction… La fin du monde peut-être…

 

C’est, vous l’aurez compris, un récit d’anticipation/de science-fiction enchevêtré dans différentes époques. Dans différents lieux. De plus en plus oppressants. Sordides. Où l’homme est avide, violent. En sursis. La mort rode partout. Plus d’eau. Si peu de ressources. Une humanité qui se meurt. Inexorablement. Dans ce futur que l’on pressent proche.

La narration est impeccable. Implacable. Visuellement, c’est beau, étrange, minimaliste. Futuriste et dépouillé. Chaque époque est peinte dans une gamme chromatique différente. Sombre. Comme le monde décrit. Désespéré.

 

Une BD atypique qui me fait sortir de ma zone de confort. Une formidable dystopie, sobre, lucide et toutafé pessimiste !

 

A découvrir absolument …

 

L’avis de Jérôme, celui de Mo

Le Voyageur –  Koren Shadmi
Traduit de l’anglais par Bérengère Orieux
195 x 240 mm • Couleur • 176 pages • 25 euros
ISBN : 978-2-36912-037-7 • Paru en août 2017

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9 commentaires

Mo · 3 novembre 2017 à 05h48

Mmmhh ! J’aime te faire sortir de ta zone de confort copine. D’autant que tu as aimé <3
Je connais très peu Shadmi mais ce qui est certain, c'est que j'ai bien envie de continuer à fouiller son univers.
Merci pour la lecture ! <3

Jérôme · 3 novembre 2017 à 09h17

Tellement content que tu aies fait cette jolie découverte grâce à Mo ! J’ai adoré cet album, sombre et désespéré comme j’aime.

Stephie · 3 novembre 2017 à 10h33

Noté ! Curiosité titillée 🙂

noukette · 3 novembre 2017 à 10h59

Ça m’a souvent réussi de sortir de ma zone de confort en BD, à chaque fois je fais de belles découvertes et tombe sur des pépites… Du coup, votre lecture là, forcément, elle donne envie 😉

Moka · 3 novembre 2017 à 11h37

Je crois aussi que je pourrais l’aimer !

Julia · 3 novembre 2017 à 13h14

Suis très intriguee, bien tentée moi aussi !

Au Fil des Plumes · 3 novembre 2017 à 14h09

Je ne suis pas vraiment SF mais autant d’enthousiasme, ça m’interpelle.

Eric the Tiger · 4 novembre 2017 à 10h58

Ton enthousiasme m’incite à partir à l’aventure ! Au plaisir de te relire…

Sido de errances immobiles · 5 novembre 2017 à 14h19

« Toutafé pessimiste »… pas tellement fan pour l’instant. Et puis…j’aime bien ma zone de confort 😉

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