« Les carnets d’Estelle »

« Les carnets d’Estelle »[1]

Jusqu’au dernier instant, un doute immense : Va-t-on réussir à s’enfuir, à larguer les amarres, le boulot, les minots, les obligations conjugales, la grosse fatigue, le vélo, la Twingo… Jusqu’au dernier moment, l’angoisse… Sourde. Le stress… Total. La lutte… Folle. Voiture ou train ? Sac ou valise ? Jupe ou pantalon ? Combien ? Pourquoi ? Quelle culotte ? Pour qui ? Ahhhhhhhh…..

 

Jour 1

 

Et puis ce jeudi-là, dans une gare du sud de la France, deux mouettes encore étourdies par la vie, se retrouvent sur le quai. Encore un peu sonnées, encore un peu paniquées (enfin une mouette surtout transpire, l’autre donne TOUT pour lui offrir déjà du plaisir !), elles envahissent, d’un coup d’un seul, 6 sièges. Les mouettes s’étalent !

Quelques déboires plus tard, après du vélo-bateau-Twingo-train-et-car, c’est, dans la nuit noire, qu’elles trouvent Irène et Steph dans un bar. Retrouvailles. Intenses. Emotion mhuuuuum présente. Angoulême 2017 peut toutafé débuter. Bières. Équipe de Curling et Eddy Mitchell. Mais pas que…

L’appart’, sacrebleu, comment va-t-on tenir toutes dedans. Un chauffe-eau qui goutte. Des voisins en pleine teuf-techno-de-mauvais-goût qui donnent tout. Trop ! Des lions et un éléphant étonnés de se trouver là. Nuit agitée. Réveil matinal. Angoulême on est là.

 

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Jour 2

 

Une ville. Des remparts. Des bulles. Des badges. Une mouette-presse. Rhooooo cette émotion ! Merci Noukette et Steph. Sans vous, on serait de pauvres-mouettes-esseulées.

1er coup de cœur qui ne nous quittera plus. Jamais. Un lardon en couple. De la poésie. De l’amour déjà c’est sûr. Sylvain Moizie. Simon Hureau. Domas. Gaetan Nocq. Et Bast, un an après, pas changé, presque pas effrayé ! La Boite à bulles est dans la place !

La tristesse de l’éléphant de Nicolas Antona et Nina Jacqmin. Hiiiiii ! Merci Steph <3. Punaise cette BD-là laissera des traces, du doux, du fort et quelques larmes…

Moka et Jérôme. Le bonheur des retrouvailles ♥

Sabine. Enfin. Et puis Antigone. Formidable de mettre un visage, une voix, une douceur sur des bloggeuses de talent….

 

Riad. Riad. Riad. Œil ému. Cœur qui bat du mauvais côté. Des bottes moches. Riad. Riad. Riad. Des mouettes figées dans leur amour. Abouliques totales. Et là… sa phrase choc : « Ben, vous êtes encore là ?«  Riad. Riad. Riad. On sera TOUJOURS là pour toi !

 

Les mouettes se séparent. Chacune sa route, chacune son destin. Pour 2 heures. France Inter contre une bière. Pénélope Bagieu au micro, et encore des bulles. Faites chauffer la carte bleue. « Le poilu va me tuer, je lui avais promis de la freiner. » Perdre les pédales. Un peu. Pouffer à gorge déployée. Si. Dire n’importe quoi. Faire n’importe quoi. Baudouin et le rire d’Irène. Cette émotion-pas-croyable. Une main aux fesses. Stupéfaction de Stéph  😯

 

La maison des peuples et de la paix. Expos et rencontres. Les planches de Doigts d’honneur s’exposent. Chapeau Bast. Pinaud et bière-qui-arrache !

LA soirée SNCF. Champagne et petits fours. Moka-ébahie-par-la-jeunesse-du-maire. Photos et poses divines ! Des auteurs-punaise-comme-ils-sont-biens. Partir avec eux. Trouver des Q, et par paires !

Un resto. Un choix fou de pâtes. « Surprenez-moi« . Une partie de Mémory. Des nouveaux copains. Oui, que voulez-vous, le Qféder… S’enfuir à la gare. Noukette. C’est si bon de te serrer fort. Jérôme-chou-qui-jamais-ne-flanche !

Finir la soirée. Rire encore. Partager. Rire toujours. S’entasser dans l’appart’. Être bien. Dormir un peu. Les voisins qui remettent les basses. Et le chauffe-eau qui dégoulinasse…

 

 Votre Photo Polar (4)

 Jour 3

 

Réveil en fanfare. C’est parti mon kiki. LA culotte est de sortie ! Se jeter dans la foule. Ce monde fou ! Fabcaro. Une cadence infernale. Peuchère ! On est loin de l’auteur esseulé d’On n’est pas là pour réussir  😉 Et ça fait plaisir. Tout donner pour la cacedédi de Julie-la-nouvelle-fan-absolue-de-Zai Zai Zai Zai .

Perdre le fil. Offrir des carambars. Contre des dédicaces. Faire des bises. A tout va. Des kdos. Steph et son merveilleux James ♥. Comme un lundi. S’aimer drôlement fort. Des éditions indépendantes, libres et militantes. Bien fou dans ce monde de brutes. Eric Wantiez et Marie Deschamps. Mathieu Siam, légèrement diminué 😉 . Oh les éditions Makaka. Johan Troianowski et Olivier Clert. Et un album offert par Noukette qui fera le bonheur des nôtres.

Merci aux éditions Jarjille pour tous ces moments partagés. Et les sacs précieusement gardés. Vous nous avez sauvées.

Repasser par la Boite à bulles (mais oui encore !). Coller des bises de nouveau. Frimer un peu. Et puis L’ours Barnabé. Être chamboulées, toutafé. Dédicaces pour poulette. Le retour sera triomphant ! Merci Philippe Coudray.

Rencontrer Pierre-Henry Gomont. Avoir un 1er enfant, Peirera prétend. Déjà en garde alternée. Ce chamboulement. Cette pression aussi. Une mouette autoritaire. Un père. Et une mère déjà dépassée.

 

Foule immense. Être bousculées. Flancher parfois. Se soutenir toujours. Organisation d’exception de Steph-qui-gère-à-bloc. Reprendre des forces. Et du déo. L’homme semence et Jack London. Mhuuum Toi Moka ♥ Une bière ou deux. Kobane Calling et Manolis. Mhuuuum  Vous  Jérôme-chou,  Noukette et Moka ♥. Émotion palpable.  Lunch. C’est bien bon de te revoir.

 

Rire d’Estelle. Griffonner en cachette son carnet de commande. Jambon à la broche et verres de vin. Les mouettes-sont-cuites. « J’ai mal  ! » Irène souffre. La mouette s’inquiète ! Se raconter des potins. Et sortir dans la rue. Une queue-leu-leu improvisée. Trouver un bar. Des jeunes. Des mètres de mojitos. Même pas peur. Danser. Danser. Danser. S’embrasser. Se dire des mots doux. Des mots fous. Au plus près. Pour le meilleur. Toujours. Rencontrer Aurélien. L’élu de l’année. Notre Fauve d’or 2017. L’entrainer. Se mêler de ce qui ne nous regarde pas.

Rire. Rire. Rire. A perdre haleine. Est-ce bien raisonnable ? Déshabiller des hommes. Confidences pour confidences. La culotte est de sortie. Et le kuféder encore. Une trouble histoire de fleur dévorée. Savourée. Jérôme-chou est TOUJOURS dans la place. Mais keskilé fortiche  😛

Une folie. La rue. Et puis soudain… Eux. Nouvelle queue-leu-leu improvisée. LES voisins. Ils n’attendaient que nous. De la passion. Un retour pas très catholique. Affronter l’herbe glacée. Dernière bière. 6h du mat’. Coiffure collée-serrée. Une nuit torride de filles !  Chaud, froid, soupirs et ronflements. Putain que c’est bon ! On a 28 ans et demi, c’est dit !

 

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Jour 4

 

Le réveil pique grave. Il faut partir. Vite. Être au bout. Ne plus pouvoir. Une mouette qui tire l’autre. S’effondre. Dans un Bar. Encore ? Ohhhhh Estelle !

La séparation. Moche. Le manque est déjà total. Comment tenir un an sans eux ?

Le train. Mais avec Steph. Coucou Fabcaro.

Rire. Et se souvenir. Se dire. Tout. Ou presque.

La nuit. La gare. Enfiler le vélo dans la Twingo. Ça passe large. Rentrer. Momo. Dans ses bras. Tout contre le nouveau-puissant-véhicule. Pavillon envahi. Yeux ébahis. BD sorties. Et puis la nuit.

 

Angoulême, c’est fini…

 

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« N’oubliez pas qu’on ne connait jamais tous les possibles » Eric Wantiez

Quatre jours, quatre nuits avec vous.

Ouvrir le champ des possibles. Croire. Se rêver immortelles.

Et s’aimer comme jamais.

 

 

Merci.

A Noukette et Steph

A Moka et Jérôme

A Irène

A Aurélien

Au collectif DIG-nos-voisins

A Vous

A ceux que nous avons oublié de nommer

A tout ce qu’on n’a pas raconté !

A Riad et à Estelle

A l’année prochaine

Merci.

 

Les mouettes

Julia et Framboise

                         


[1] Clin d’œil à Riad et à Estelle-la-divine-serveuse-qui-nous-a-régalé-presqu’autant-que-Riad-c’est-dire !

9 commentaires sur “« Les carnets d’Estelle »

  1. <3 <3 <3
    On n'a qu'à improviser des minis sessions d'Angoulême tous les mois, pour se préparer à 2018, pour pas être en manque pendant un an, pour avoir 28 ans 1/2 plus souvent (mince, moi j'avais 20 ans le week-end dernier ! Z'êtes rudement vieilles en fait).
    Et cette main aux fesses koa, elle m'a coupée dans ma phrase 😀
    Merci les filles (Jérôme je te comprends dedans). C'était bien. La barre est haute pour l'année prochaine mais je sais qu'on l'atteindra sans forcer (le pire). Et là vous aurez 20 ans avec moi 😛

  2. 20 ans forever…! Et même pas mal…! Ça va être rudement compliqué d’attendre un an pour remettre ça, je valide la proposition de Mo…! Merci d’avoir tous été là, cet Angoulême restera gravé (au corps) au cœur…! On s’est fabriqué des beaux souvenirs et ça va nous tenir chaud longtemps ! ♥ ♥ ♥

  3. Se croire et se rêver immortelles. C’est tout à fait ça. Définitivement vivantes, pleines d’entrain, d’envies (assouvies), de rires, de folies, de beaux moments.
    Ce week-end m’a définitivement prouvé combien vous étiez aussi beaux que vos mots que je lis au quotidien.
    Je crois que je suis tombée follement amoureuse de ce que vous êtes et encore plus de ce qu’on est ensemble.
    Et à mon tour de vous remercier pour les rires qui transpirent entre chaque ligne, et même entre elles.

    <3 <3 <3<3 <3 <3<3 <3 <3<3 <3 <3<3 <3 <3<3 <3 <3

  4. Purée, quel week-end. Je ne vais pas en rajouter parce que bon, certains secrets ne seront jamais bon à dire. Je peux par contre affirmer le plus sincèrement du monde que vous êtes les filles les plus attachantes que je connaisse et que si vous n’existiez pas… et bien ce serait plus que dommage !
    Et sinon ma chère Framboise, sache qu’à cause de toi je ne regarderai plus jamais l’âge de glace avec les yeux de l’innocence… 🙂

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