Les proies – Amélie Sarn

Les-proies.jpgCa y est… On y est mes amis… Si les Mayas ne se sont pas trompés, c’est donc probablement la dernière fois que vous me lisez… 

Ne vous gaussez pas… Pluie d’astéroïdes, invasion extraterrestre ou autre cataclysme apocalyptique, qui sait, peut-être deviendrez-vous par chance un des rares survivants de l’Armageddon. Peut-être deviendrez-vous aussi, pauvre de vous, une proie… Pourchassée par une horde de zombies en mal de chair fraîche… Comment ça ce n’est pas crédible ?

Le fait est que j’ai lu une histoire avec des zombies dedans et que j’ai adoré ça. Et que forcément, un jour comme aujourd’hui, je ne peux que vous en parler. Je garderai jalousement pour moi les quelques trucs anti-zombies que j’ai pu glaner ici ou là (on ne sait jamais, pas folle…) mais je m’en voudrais de vous priver de ce bon roman en cas de survie…

 

Je n’aurais franchement pas parié une cacahuète sur ma possibilité de lire un jour une histoire de zombies. Et puis Walking Dead est passée par là. Faisant fi des lambeaux de chairs en putréfaction et des yeux exorbités des cadavres en état de décomposition avancé, je me suis régalée de cette histoire pas banale de survie en milieu hyper-hostile. Contaminée donc. Et voilà que je tombe sur ce roman estampillé pour ados… avec des zombies dedans. La belle aubaine ! Par acquis de conscience purement professionnelle, je me suis littéralement jetée dessus pour m’assurer de ce que j’allais mettre entre les mains de mes élèves adorés toujours en demande de lectures « qui font peur ». Et je l’ai dévoré en une journée…! Conclusion : le zombie est addictif…, pas sexy, certes, mais addictif…!

 

Au commencement donc, un obscur programme scientifique mêlant repris de justice devenus cobayes humains et expériences secrètes… Au final… Une invasion de zombies dans les rues de Bordeaux. Et au milieu de tout ce chaos, une poignée de survivants, certains auxquels on s’attache très vite, et d’autres qu’on aimerait réveiller d’une bonne paire de claques. Margot, notre héroïne lycéenne qui découvre au pire des moments que son petit ami Lucas s’envoie en l’air avec sa meilleure amie Pauline, son père, Thierry, psychologiquement très instable, qui vit cloîtré chez lui, dévasté qu’il est par la mort encore trop récente de son épouse, Roger Gallard, armurier de profession mais pâtissier dans l’âme, le petit Enzo qui ne s’évade que grâce aux livres, Ava, la bimbo-pouffe du lycée… Tous deviennent donc des survivants… et deviennent aussi par définition des proies.

Et là, j’avoue, j’ai foncé tête baissée dans cette histoire. Certes, comme diraient certains de mes élèves, « y’a pas d’images… », mais le style d’Amélie Sarn est tellement cinématographique et efficace qu’on s’y croirait, à votre imagination de faire le reste. Rythme trépidant, aucun temps mort, aucune respiration : de là vient sûrement en grande partie la réussite de ce roman si bien ficelé. Et, cerise sur le gâteau, viennent se greffer sur l’intrigue principale toutes les petites histoires liant les divers personnages entre eux. Au milieu des zombies donc, de l’amour, de l’amitié, de la rancune, de la jalousie, de la tendresse… La vie quoi. Et ça, les ados ne peuvent qu’aimer…! Sans compter que les amateurs de sensations fortes auront droit à leur dose d’hémoglobine, de violence, de viscères et autres réjouissances peu ragoûtantes.

 

Les proies est un roman qui se dévore. Un roman qu’on a du mal à poser tant on brûle d’en connaître l’issue. Et moi j’ai beaucoup aimé cette fin, pas trop « happy », pas mielleuse, suffisamment ouverte… Une suite ? J’aimerais bien…

Sur ce veuillez m’excuser mais… je cours me barricader… Tous aux abris…!

 

Emma, spécialiste es-zombies, a aimé l’ambiance de ce roman apocalyptique, Clarabel et Rose Bookin sont conquises…

Une déception pour Thalie

 

Premières phrases : « Centre de recherche de l’armée. Les Arcs. France.

– On n’a jamais été aussi prêts du but, Adrien.

– Je n’ai jamais eu d’aussi grands doutes concernant ces recherches, rétorque l’homme en blouse blanche à son confrère.

– Tu plaisantes, j’espère ! s’exclame ce dernier en posant sa tasse de café sur la table immaculée. C’est la plus grande découverte biologique de tous les temps. Et pour la première fois, des chercheurs français vont coiffer au poteau les savants américains, russes, chinois et japonais ! »

 

Dernières phrases : « Des êtres humains, voilà ce que voit Margot. Avec tout ce qu’il y a de bon et de mauvais en chaque être humain. Et elle espère, de tout son coeur, qu’ils auront un avenir. »

 

Éditions Milan (Août 2012)

Collection Macadam

384 p.

importorigin:http://aliasnoukette.over-blog.com/article-les-proies-amelie-sarn-110893356.html

10 commentaires sur “Les proies – Amélie Sarn

  1. Bon, il est bientôt 23 heures et je suis toujours là pour te lire. C’est plutôt bon signe.
    En tout cas ton enthousiasme ne parviendra pas à me convaincre de lire un roman jeunesse avec plein de zombie dedans. Je préfère attaquer Les éveilleurs, que je viens d’acheter (ça te dit quelque chose…). 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *