Dans la famille Martin, je demande Antonia. A 18 ans, l’aînée des quatre sœurs découvre qu’elle est enceinte de Farès et les choses ne sont pas si simples…

Dans la famille Martin, je demande Marieke. Amoureuse de l’amour, la lycéenne attend fébrilement que son cœur et son corps palpitent pour la première fois…

Dans la famille Martin, je demande Jolène. A 15 ans, elle parle à son miroir, souffre d’être moins jolie que Marieke et guette avec anxiété l’arrivée de ses premières règles qui feront qu’elle se sentira enfin devenir femme…

Dans la famille Martin, je demande Judy. A 12 ans, la petite dernière fait une entrée un peu mouvementée dans la jungle du collège. A l’ombre de ses grandes sœurs, la benjamine pousse en essayant de se faire une place et de faire entendre sa voix…

Un, deux, trois, quatre sœurs. Qui se rejoignent pour onduler en duo. Se séparent pour des solos. Dont les corps rient.

Un, deux, trois, quatre sœurs. Qui se plient, se tordent, en mouvements rythmés. Dont les corps sautent, volent presque.

Un, deux, trois, quatre sœurs ne font plus qu’une.

Un shoot de bonne humeur ! J’aurais voulu prendre mon temps pour siroter ce pétillant cocktail mais impossible ! Dès la première gorgée, je n’ai rien pu faire d’autre que de l’avaler cul sec. Des tas d’images me sont revenues. Des souvenirs de toutes ces premières fois qui nous fabriquent, les doutes, les angoisses, les sauts dans l’inconnu, les rêves king size, les tremblements, la joie et la peur mêlée de changer et d’être enfin soi. Ça réveille tout plein de choses, ça résonne et ça fait du bien. C’est à la fois gai et insouciant, insolent et tendre, très actuel et désarmant de naturel.

Antonia, Marieke, Jolène et Judy sont des guerrières. Leurs rêves et leurs doutes en bandoulière, elles partent à l’assaut de leur féminité et de leur avenir avec autant d’espoir que de rage. Elles osent, aiment, grandissent, se découvrent, font des choix, se blessent, renoncent, avancent. Et on n’a qu’une envie… être le cinquième larron de cette tribu pleine de pep’s et diablement attachante !

Gros coup de cœur pour cette lecture bonbon que je partage avec Jérôme, comme (presque) chaque mardi.

– Hé, les filles ! murmure t-elle. A votre avis, ça a le goût de quoi, le bonheur ?
Trois paires d’yeux se tournent vers elle. Réflexion.
– De barbe à papa ? improvise Antonia en posant le magazine sur ses genoux.
– De chiotte ! lâche Jolène, pas joueuse.
– Et toi Judy ? Tu dirais quoi ?
– Vous vous moquez pas de moi, hein ?
– Quelle idée ! répond Marieke
– Je dirais que le bonheur a le goût des quenelles de Papa.
– Et s’il était une couleur ?
– Couleur de peau, répond Antonia sans hésiter.
– Couleur page blanche, propose Jolène. Le bonheur, c’est peut-être quand tout reste à écrire ?
– Le marron des yeux de Maman.
– Et si c’était un bruit ? rebondit Marieke.
– Un premier cri, murmure Antonia.
– Les pages d’un livre qui se tournent.
– Vos rires et le mien, ensemble.
– Et un mot ?
– Farès.
– Cogito…
– Sœurs.

Éditions Sarbacane (Mars 2019)

Collection Exprim’

275 p.

 

Prix : 16,00 €

ISBN : 978-2-37731-223-8

pepites_jeunesse


3 commentaires

Alex-Mot-à-Mots · 11 juin 2019 à 15h12

A toi aussi, il t’a rappelé ton quotidien familial ?

Jérôme · 18 juin 2019 à 12h51

Gros coup de coeur oui, ces gamines pleines de vie sont tellement attachantes. Et puis je me suis senti un peu à la maison par moment^^

Les lectures de Marinette · 21 septembre 2019 à 21h01

Une belle pépite Sarbacane ♥️
J’aime beaucoup les romans de cette autrice.

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