kodhjaRetenir son souffle et plonger dans les méandres de Kodhja…

Accepter de perdre le fil et ressentir une émotion à nulle autre pareille…

 

Il est parfois bon d’attendre pour savourer ce genre de pépite bien à l’abri des bruits du monde. Tellement réconfortant de se réfugier dans sa bulle loin des brouhahas vains et enfiévrés des fins d’année où tout s’agite. Kodhja, c’est mon cadeau de Noël en avance…

 

Une première rencontre et une communion sans nom entre le dessin envoûtant de Régis Lejonc et la voix hypnotique de Thomas Scotto. Une symbiose parfaite entre l’univers si riche de l’illustrateur et le talent insolent d’un auteur chouchou. Tant de génie réuni en un seul album, c’est à vous donner le vertige…

 

 

Un labyrinthe à perte de vue. Enchevêtrement de couloirs, dédale de chemins dont un seul mène au but convoité par le jeune garçon qui pénètre dans la si mystérieuse cité de Kodhja. C’est ici que vit le Roi, « le seul à pouvoir lui redonner ce qu’il avait étrangement oublié sur ces années de chemin. » Il a les réponses à ses questions, il saura mettre des mots, endormir ses doutes, conforter ses choix et apaiser ses craintes. Mais dans la ville tentaculaire, il ne suffit pas de mettre un pied devant l’autre pour parvenir à ses fins… Pour arriver au bout de la route longue et parsemée d’obstacles, un petit bonhomme au curieux masque de chat jouera les guides providentiels. Dans ses pas, sur ses traces, le jeune garçon fera la plus importante des découvertes…

 

Dans cette cité mouvante et protéiforme, tout devient possible. Croiser des êtres sans nom… Apercevoir des créatures hybrides et des personnages de légende… Dans cette cité fantasmée il est aussi possible de laisser derrière soi celui qu’on a été, d’oublier ce cocon moelleux de l’enfance pour foncer tête baissée vers cet Autre qui grandit doucement en nous…

 

Sublime et atemporel, Kodhja laisse sans voix… Sur l’étagère de mes indispensables, il rejoint mon petit panthéon personnel d’albums précieux… Ces albums rares voués à devenir des classiques tant ils résonnent et marquent au fer rouge. Magnifique métaphore sur ce saut dans le vide qu’est le passage du monde rassurant de l’enfance à celui inconnu et inquiétant de l’âge adulte, Kodhja fascine, nourrit et aide à renaître…

 

En un mot… INDISPENSABLE…

 

L’avis de Moka

 

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Éditions Thierry Magnier (Octobre 2015)

48 p.

 

Prix : 20,50 €

ISBN : 978-2-36474-777-7

 

 

BD de la semaine saumon

C’était ma BD de la semaine…

…aujourd’hui chez Jacques


33 commentaires

Marguerite · 23 décembre 2015 à 03h59

Rien ne m’attire vraiment au premier coup d’oeil mais tu sais être très convaincante ! Les blogs, c’est ça, c’est noter des titres que jamais nous n’aurions noté sans une chaude recommandation.

    Noukette · 8 avril 2016 à 00h00

    Cet album est vraiment sublime, crois moi…! ♥

Sandrine · 23 décembre 2015 à 07h56

Et bien, quel enthousiasme !
Les illustrations ne m’attirent pas mais pourquoi pas.

    Noukette · 8 avril 2016 à 00h01

    C’est un univers particulier, il faut accepter de se laisser porter…

luocine · 23 décembre 2015 à 08h22

Les images ont l’air très statiques , j’essaierai de le feuilleter avant de l’acheter car tu as l’air très enthousiaste.

    Noukette · 8 avril 2016 à 00h02

    Il faut dire que je suis une fan inconditionnelle de Thomas Scotto et une admiratrice du trait de Régis Lejonc, ça aide ! 😉

Laure · 23 décembre 2015 à 09h01

J’aime beaucoup les couleurs, mais le dessin ne m’attire pas de premier abord …

Mokamilla · 23 décembre 2015 à 09h34

Tu ne pouvais pas mieux trouver pour terminer l’année. Un indéniable coup de cœur, une merveille dont seuls Thomas Scotto et Régis Lejonc ont le secret.

jacques · 23 décembre 2015 à 09h55

bizarre, bizarre…
je regarderais pour voir

franfran · 23 décembre 2015 à 10h30

Purée ce billet, je note les yeux fermés puisque tu dis qu’il le faut 😉
merci poulette pour divine découverte !
(mhuuuummmmm T.Scotto 😉 )

bouma · 23 décembre 2015 à 11h30

je note, je note, parce que ça m’a l’air sublime et que j’aime autant Lejonc que Scotto

krol · 23 décembre 2015 à 11h30

Les illustrations ne m’attirent pas du tout mais j’aime Thomas Scotto, alors… et puis tu es si enthousiaste !

Yaneck · 23 décembre 2015 à 13h24

Spontanément, je n’irai pas vers ce livre. Mais je dois bien prendre en compte ce que tu en dis… Je n’irai pas l’acheter, mais assurément, si je tombe dessus en bibliothèque, je saurai me souvenir de ce que tu en as dis. Et je tenterai ma chance.

    Noukette · 8 avril 2016 à 00h05

    Et j’espère que tu viendras me dire ce que tu en as pensé… 😉

sous les galets · 23 décembre 2015 à 14h18

Quel beau billet….il en faut pour me faire noter une BD

Marion · 23 décembre 2015 à 16h21

Je ne suis pas plus tentée que ça… Mais si je le trouve à la bibliothèque, je tâcherais d’y penser !

    Noukette · 8 avril 2016 à 00h06

    J’espère que tu y jetteras un œil… et que tu succomberas… 😉

A_girl_from_earth · 23 décembre 2015 à 23h46

Pfiou, ça c’est du coup de coeur ! A vue de nez comme ça pourtant, on pourrait être dubitatif mais ton enthousiasme m’intrigue. J’y regarderai de plus près au détour d’une librairie ou d’une bib’.

    Noukette · 8 avril 2016 à 00h07

    J’adorerais avoir ton avis sur ce bel album…! 😉

lasardine · 24 décembre 2015 à 11h54

waw!!

Océane · 24 décembre 2015 à 15h56

Je serais passé à côté sans ton avis si enthousiaste et ému.
Un des commentaires le dit ci-dessus, et j’abonde : le bonheur d’une blogo diversifiée, c’est de faire des découvertes comme celle-ci.
j’en profite pour te remercier pour cette année littéraire et te souhaiter un joyeux Noël !

jerome · 7 janvier 2016 à 22h16

Il est beau cet album, il est grand, il en impose et tu en parles divinement bien. N’empêche, il y a comme un petit quelque chose qui me retient…

Kodhja de Scotto et Lejonc | Un Petit Bout de Bib(liothèque) · 3 février 2016 à 04h46

[…] et aussi ceux de Pépita, Moka, Noukette et […]

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