Il faut le comprendre Thomas Stolz. Des années à végéter au sous-sol de l’hôpital de Princeton et à ouvrir des macchabées au scalpel au lieu de briller dans les revues scientifiques. Et puis un jour cette chance incroyable. L’alignement parfait des planètes en ce 18 avril 1955 où le célèbre professeur Albert décède à l’âge de 76 ans. Chargé de l’autopsie du corps, Thomas Stolz a soudain une idée de génie : prélever le cerveau du savant afin de l’étudier dans le plus grand secret. L’occasion de marquer de sa pierre l’histoire de la science.

Une scie chirurgicale, une découpe propre et nette de la boite crânienne et le tour est joué. Le professeur avait bien spécifié dans son testament qu’il souhaitait être incinéré et refusait de donner son corps à la science mais qu’importe. De toute façon, il n’est plus là pour se plaindre.

Son précieux bocal sous le bras, Thomas Stolz arrive chez lui et se réfugie à la cave. Aucun risque d’être dérangé par sa femme et ses enfants qui remarquent à peine sa présence. Mais là, au sous-sol, Albert l’attend. Et Thomas Stolz n’a pas la berlue. Fringant, les sens en éveil et la boite crânienne ouverte comme une boite de conserve, le savant a suivi son cerveau et son voleur. Finalement, à bien y réfléchir, ça le titille de savoir ce que ses neurones ont à dire. Et c’est Thomas Stolz qui mènera les travaux, à sa demande express. Même si pour cela ils vont devoir semer les agents du FBI lancés à leurs trousses. Le cerveau d’Einstein attise bien des convoitises…

Je ne vais pas me laisser tripoter le thalamus

par je ne sais lequel de tes acolytes aux mains velues.

Quel matériau incroyable que ce fait divers avéré du vol du cerveau d’Albert Einstein ! A partir d’une vérité historique, Pierre-Henry Gomont comble les vides et imagine le périple ébouriffant d’un médecin légiste devenu le compagnon improbable d’un illustre savant revenu d’entre les morts. Qu’a fait le véritable voleur pendant les 30 années où le cerveau d’Einstein était en sa possession ? Personne ne l’a jamais vraiment su. Un boulevard pour l’auteur qui peut se laisser aller à toutes les fantaisies et jouer à fond la carte de l’humour et du décalage. Surprenant d’inventivité et d’audace, son dessin plein de pep’s me ravit toujours autant. Vraiment, j’aime décidément beaucoup beaucoup Pierre-Henry Gomont !

Une lecture réjouissante partagée avec Amandine !

Pierre-Henry Gomont sur le blog : Les nuits de saturne Pereira prétend

Éditions Dargaud (Septembre 2020)

192 p.

 

Prix : 35,00 €

ISBN : 978-2-505-08800-4

 

BD de la semaine saumon

… chez Stephie


11 commentaires

Cristie · 23 septembre 2020 à 07h39

Ah dommage cela ne prend pas cette fois. Ce sont les planches que tu montres …

Nathalie · 23 septembre 2020 à 09h20

Pourquoi pas ? Ça a l’air amusant ! Même si je ne suis pas super fan des illustrations.

Mes échappées livresques · 23 septembre 2020 à 09h38

Il est noté car j’avais adoré Malaterre!

eimelle · 23 septembre 2020 à 11h33

ça a l’air plutôt drôle en effet!

Amandine · 23 septembre 2020 à 12h52

Un roman graphique que j’ai trouvé hilarant.

gambadou · 23 septembre 2020 à 20h48

Je ne suis pas fan des dessins, du coup je ne me suis jamais lancé, mais au bout d’un moment , tu vas me faire craquer !

Hilde · 24 septembre 2020 à 19h08

Les dessins ne m’attirent pas mais si c’est vraiment drôle, ça peut compenser! 😉

Caro · 24 septembre 2020 à 22h04

Je ne connaissais pas ce fait divers, mais ça m’intrigue. En plus, ça m’a l’air assez drôle ! Je note ce titre pour le suggérer à ma bibliothèque !

Stephie · 26 septembre 2020 à 07h32

Voilà qui a l’air drôlement fun !!

Mylene · 27 septembre 2020 à 08h01

comme je disais chez ta co lectrice, je note, ça me tente vachement !!

Blandine · 28 septembre 2020 à 08h07

Vous êtes convaincantes à vous deux 😉

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