Sur le toit d’un immeuble en plein Paris, une étonnante bulle de verdure. Au milieu des figuiers étrangleurs aux branchages entremêlés, une petite maison aux allures de pavillon de chasse croule sous le lierre et les plantes magiques. Dans ce cocon protecteur invisible à tous les Nonsorciers vivent Zora et sa grand-mère Babouchka, très préoccupée par la sécurité de l’adolescente dont elle a la charge. En l’absence de ses parents entrés en résistance contre la chasse aux sorcières dont leur communauté est la cible, Zora doit taire sa magie et ne pas se faire remarquer.

Face à l’attitude rebelle de Zora, sa grand-mère décide d’utiliser les grands moyens. Pas question de prendre des risques inutiles, utiliser ses pouvoirs peut être lourd de conséquences dans ce monde qui ne les a jamais acceptés. Redevenue une petite fille comme les autres, Zora se voit contrainte de faire sa rentrée dans le collège du quartier au milieu d’adolescents Nonsorciers à qui elle ne doit pas révéler sa vraie nature. Fagotée comme une petite fille modèle, cheveux nattés par un sortilège pour la priver de sa magie et surveillée de près par le corbeau Edgar, Zora fait sa rentrée en 5e.

A 12 ans , il est temps. Je t’assure, sorcière n’est pas un métier d’avenir.

Quelle belle surprise que cette pétillante série jeunesse ! Avec son air effronté, sa folle tignasse et son côté rebelle, Zora attire d’emblée la sympathie. Ce qu’elle veut, c’est être une sorcière, une vraie. Si au moins elle pouvait combattre auprès de ses parents, elle aurait l’impression d’être à sa place. Au lieu de ça, on lui impose une petite vie plan-plan au milieu des Nonsorciers, merci du cadeau empoisonné ! Et dire qu’elle ne peut même pas utiliser ses pouvoirs ! Malgré cela, son arrivée au collège ne passe pas inaperçue. Sans magie, Zora n’en reste pas moins une sorcière aux mœurs très particulières. On l’observe, on la jauge, on la juge, pas simple de se faire accepter quand on est différent…!

Graphiquement, c’est une réussite ! Colorisation pleine de pep’s, trait rond et dynamique, c’est un plaisir pour les yeux ! Ma sorcière de 12 ans a adoré cette histoire qui mêle magie, univers merveilleux, humour et histoires d’ados et il faut avouer que le cocktail est fort séduisant ! Je compte bien faire découvrir cette petite Zora très bientôt à mes collégiens, elle a tout pour leur plaire ! En tous cas, ici on attend la suite de ce diptyque avec impatience !

 

BD de la semaine saumon

Chez Stephie  

Les Sortilèges de Zora 1. Une sorcière au collège de Judith Peignen et Ariane Delrieu

Éditions Glénat (Mai 2021) – Collection Jeunesse Vents d’Ouest

56 p. / Prix : 11,50 / ISBN : 978-2-7493-0938-5


8 commentaires

Cristie · 5 mai 2021 à 08h01

J’ai plusieurs têtes blondes à qui ça pourrait plaire !

Natiora · 5 mai 2021 à 11h10

J’adore ce type de graphisme, ça a un goût d’enfance dans lequel j’aime replonger. L’histoire m’emballe un peu moins, mais je suis prête à tenter.

Soukee · 5 mai 2021 à 14h30

Olalala, tu me donnes drôlement envie dis donc !

eimelle · 5 mai 2021 à 15h52

tu as l’air d’avoir fait une belle découverte!

PatiVore · 5 mai 2021 à 20h06

Je note pour la feuilleter !

Bidib · 7 mai 2021 à 19h56

je note

Blandine · 8 mai 2021 à 12h05

Cela me plaît beaucoup, d’autant qu’il me semble y avoir comme un certain parallèle avec un jeune sorcier bien connu!

Alice · 8 mai 2021 à 19h06

Je note pour la médiathèque, elle a l’air très sympa cette série.

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