La jeune et douce Bianca s’apprête à épouser l’homme qu’on a choisi pour elle. Les tractations se sont faites évidemment sans elle, elle n’a pas voix au chapitre. Giovanni est un riche marchand et son arrivée dans la famille réjouit ses parents. Beaucoup moins Bianca qui aurait voulu connaître cet homme avec qui elle va devoir partager sa vie et sa couche. Pour lui éviter de broyer du noir avant le mariage, sa marraine l’invite à passer du temps chez elle. L’occasion pour elle de lui révéler un secret que les femmes de la famille se transmettent depuis des générations…

Dans un coffre en bois à l’abri des regards… une « peau d’homme ». Indétectable, plus vrai que nature, elle permet aux femmes qui s’en vêtissent d’infiltrer un monde dont elles ignorent finalement tout. Une occasion inespérée pour Bianca d’observer en toute discrétion voire même de se lier d’amitié avec son futur mari. Dans la peau du beau et troublant Lorenzo, Bianca se faufile dans les soirées où les hommes s’encanaillent et prend goût à ces mœurs libertines que son prêtre de frère qualifie haut et fort de contre-nature…

 

Il serait fort utile pour une femme de connaître la vie et les sensations de l’autre sexe, tant les hommes sont pour nous un continent étranger, aux mœurs fort éloignées des nôtres.

Qui n’a jamais rêvé d’être dans la peau de l’autre pour quelques heures, quelques jours… ou quelques nuits ? Quand Bianca devient Lorenzo elle se découvre un pouvoir insoupçonné. Dans l’Italie de la Renaissance, le poids des traditions, des « bonnes mœurs » et de la religion impose aux femmes un rôle de potiche tout juste bonne à procréer et à se taire. Lorenzo est libre, solaire. Grâce à lui, Bianca découvre l’envers du décor, les zones troubles du désir et les limites plus que poreuses entre le féminin et le masculin. L’oie blanche apprivoise un corps qui n’est pas le sien et goûte aux plaisirs de la chair, jouissant de cette sexualité épanouie qu’on lui refuse. C’est finalement en revêtant un costume que Bianca réussira à rompre ses chaînes…

A mi-chemin entre le conte et la fable, Hubert et Zanzim nous livrent des réflexions brillantes sur la sexualité, la liberté et le désir tout en questionnant notre rapport au genre… Décomplexé, drôle, intelligent, le ton résolument moderne et féministe de Peau d’homme fait on ne peut plus écho à notre société actuelle, toujours plutôt mal à l’aise dès qu’il s’agit de gommer les frontières. Un gros, gros coup de cœur !

L’avis de Mo’

Éditions Glénat (Juin 2020)

Collection 1000 feuilles

160 p.

 

Prix : 27,00 €

ISBN : 978-2-344-01064-8

 

BD de la semaine saumon

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                           Karine                                           Cristie                                        Mylène

 

   

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                            Jérôme                                        Stephie                                       Gambadou 

 

Caro


15 commentaires

zarline · 16 septembre 2020 à 02h07

Ca semble assez risqué comme sujet, genre pas facile d’éviter les clichés je suppose. Un coup de coeur tout de même…

Stephie · 16 septembre 2020 à 07h08

Je note précieusement ! En effet, c’est un grand fantasme, ça, de pouvoir s’imaginer vivre quelques heures dans la peau de l’autre sexe !

Cristie · 16 septembre 2020 à 08h10

Ce sera une de mes prochaines BD !

Hélène · 16 septembre 2020 à 08h15

Il semble original ! et intéressant

Bidib · 16 septembre 2020 à 15h06

il faut absolument que je le lise ! Et j’ai même envie de l’offrir à ma grande fille. Je pense que le sujet devrait lui plaire

gambadou · 16 septembre 2020 à 15h21

J’en ai beaucoup entendu parler car l’auteur vient de ma ville. Il faut que je le lise.

Hilde · 16 septembre 2020 à 17h32

Je serais curieuse de le feuilleter. J’avoue que ça me fait penser à certains romans que j’ai pu lire ou le personnage se réveille dans le corps du sexe opposé.

Enna · 16 septembre 2020 à 21h02

Je suis intriguée!!

krol · 16 septembre 2020 à 22h10

Ah carrément un coup de cœur ! Tu n’y vas pas avec le dos de la cuiller.

Karine · 17 septembre 2020 à 01h41

Bon. Il faut, donc. Pas le choix!

Mes échappées livresques · 17 septembre 2020 à 09h50

Il semble faire l’unanimité! Son tour viendra c’est certain!😍

Mylene · 18 septembre 2020 à 06h44

je note mais pas sûre de me laisser tenter… faudra que je feuillette 🙂

Azilis · 22 septembre 2020 à 15h04

Ton coup de coeur suffit à me donner envie de la lire!

Nathalie · 22 septembre 2020 à 16h02

Déjà réservé à la bib ! Mais je n’ai pas encore eu le temps d’aller le chercher… C’est quand la retraite ???

Une ribambelle · 7 octobre 2020 à 08h15

J’aime beaucoup non seulement la couverture mais aussi ce thème. Qui n’a pas rêvé un jour d’être dans la peau d’un autre ?

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