En kit – Laure Naimski

En kit

J’ai lu, survolé et je dois dire très mal digéré ce premier roman…

 

J’adore les premiers romans. Découvrir une plume, un univers. C’est assez grisant comme sensation. Et puis c’est émouvant un premier roman… Bref, tout ça pour dire que je me lance dans ces lectures « particulières » avec curiosité et envie… d’être surprise, charmée, déstabilisée. 

 

Et là… Rien. Le vide. L’ennui. L’incompréhension… Un flop retentissant. L’impression d’être totalement passée à côté de ce roman (doux euphémisme…) ou d’avoir fait un mauvais choix.

 

Pourquoi ce roman alors…? Pour le résumé de la quatrième de couverture, j’avoue, qui annonçait « une fable tendue, caustique et désopilante sur la précarité et l’incohérence contemporaine ».

 

 

Les romans drôles, vraiment drôles, il faut avouer que ça ne court pas les rues, du moins ils croisent très peu souvent ma route, à mon grand regret. Alors là j’ai foncé. Et déchanté très vite… L’histoire en deux mots. Hélène est plaquée par Samuel. Du coup, elle décide de camper dans son propre salon en y plantant sa tente, direct dans le parquet. Seul compagnon : son chat d’Artagnan. Enfin, seule, c’est un bien grand mot. Des ouvriers sans papiers qui circulent devant ses fenêtres et tapent souvent l’incruste, une mère hôtesse de l’air qui débarque à tout bout de champ, un père rescapé de la Shoah… Non, Hélène n’est jamais seule… Pas sûre que ça lui permette de sortir de sa dépression.

 

Bon. Je crois que je n’ai absolument rien compris à ce roman. Ou qu’il n’était tout simplement pas pour moi. Je n’ai pas ri… j’ai trouvé ça « too much » tout du long. Alors oui, le ton est clairement décalé, l’héroïne complètement barrée, tendance maniaco-dépressive, option mythomanie et tentatives de suicide à la chaîne… Mais impossible d’y croire une seule seconde. Quant à la critique sociale… on se contentera de quelques travailleurs clandestins par ci par là…

 

Dommage…

 

 

Les avis de A propos de livres, Sophie, Zazy

 

 

Premières phrases : « 3h56. C’est l’heure à laquelle je suis née. Un dimanche. Je viens d’avoir trente-quatre ans et je vis sous une tente.Une vieille canadienne que je suis descendue chercher à la cave et qui pue le renfermé. J’ai planté les sardines qui restent dans le plancher du salon en tapant dessus avec un marteau parce que Samuel et moi avons perdu le maillet dans les Pyrénées un été. Les lames ont éclaté mais ça a quand même tenu bon. »

 

Au hasard des pages : « La dernière personne qui m’ait prise dans ses bras et qui m’ait dit je t’aime, c’est ma mère. Est-ce que ça compte ? Au fond, je me demande si chercher l’amour ce n’est pas comme chercher du boulot. Mieux vaut déjà en avoir un et vouloir simplement en changer. Ça vous rend plus crédible. » (p. 137)

 

 

Éditions Belfond (Février 2014)

163 p.

 

 

Challenge rentrée d'hiver

Une nouvelle lecture pour le challenge « rentrée d’hiver »

de Val…!

 

 

Challenge premier roman

Et une nouvelle participation au challenge Premier roman

chez Fattorius !

13 commentaires sur “En kit – Laure Naimski

  1. Les premiers romans sont parfois trompeurs mais rien que la première phrase déjà, avec l’histoire des sardines, et je sens que je réagirais comme toi!

  2. Comme je te le disais sur FB, le loufoque et moi, ça fait deux, oserais-je ajouter que parfois il y a un peu d’arrogance dans ce style d’ouvrage qui pêche par excès de tout ?

  3. J’accours quand on parle de « caustique », « désopilant », mais tout n’est pas bon à prendre dans le lot (et il y en a!), c’est sûr. Les 4è de couv’ et accroches sont souvent alléchantes mais ce sont juste des mots servis et resservis pour attirer le lecteur. La réalité du livre est souvent autre, ou ce qui est effectivement annoncé mais en moins enthousiasmant, ça m’enerve ça ! Bref, dès les premières lignes par contre, j’aurais compris que ce n’était pas le genre de « désopilant » qui me parle.:-)

  4. Ah… Dommage, un chat sur la couv, qui s’appelle d’Artagnan (le nom de mon ancien chien !)
    Tout comme toi, je déplore souvent que les livres annoncés comme hilarant le soient très peu. Les éditeurs ne devraient pas commenter les livres en 4ème de couv et se contenter d’un résumé. Cela éviterait bien des déception.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *