Grands boulevards – Tonie Behar

grands-boulevards.jpgJe m’appelle Doria, j’ai 28 ans, et aujourd’hui je reviens vivre chez mon père. Pas de gaité de coeur je dois dire, si cet idiot de Fred ne m’avait pas trompée, je n’en serais pas là… et puis, mes finances sont au plus bas. Maintenant, il faut que j’avance, que je pense à moi et à cette fichue carrière de comédienne qui ne décolle pas, pas faute d’avoir répété à mon agent que je valais bien que ces pubs débiles qu’elle ne cesse de me proposer…

Vivre chez Max c’est quelque chose. Mon père est un sacré bonhomme, le genre de mec sur qui les femmes se retournent toujours, peu importe qu’il ne soit plus tout jeune. Il a la classe Max, il boit, il fume comme un pompier et passe son temps à jouer au poker avec ses potes, Frank Sinatra à fond dans les oreilles… C’est mon père, coureur, séducteur, incorrigible noceur. Je prend le temps de le découvrir, je crois que je ne suis pas au bout de mes surprises… Chez lui, il y a aussi Simon, mon neveu, venu faire ses études de médecine à Paris, un chouette gamin, un peu paumé, amoureux aussi…

Il s’y passe des choses dans cet immeuble, il faut dire qu’il y a une sacrée faune qui y habite. Je me sens bien dans le bar de Karim, Manuela a un sacré toupet de vendre ses sex-toys dans sa boutique au fond de la cour, il faudra que je fasse un tour à ses apéros coquins, Mira la gardienne en pince en secret pour mon père… et moi, je dois avouer que le beau Sacha me fait craquer, encore un séducteur toxique malheureusement… Et puis il y a ce drôle de type là, pas très avenant, pas très causant, penché sur sa table à dessin jusqu’à des heures indues, je ne sais pas si il me voit l’observer depuis la fenêtre de ma chambre.

Oui, on s’y sent bien au 19 bis boulevard Montmartre… alors ce n’est pas la banque propriétaire des lieux qui va nous empêcher d’y rester. Ils veulent vendre ? Ca ne se passera pas comme ça, foi de Doria…!

 

J’ai eu beaucoup de mal à refermer ce roman tant je m’y suis sentie bien ! Oui, derrière cette porte cochère, je me suis sentie chez moi, en famille ! C’est qu’elle est belle la « famille » de Doria : des êtres imparfaits, insatisfaits, jaloux, amoureux et terriblement attachants. Ca s’engueule, ça se tire dans les pattes, ça s’observe en douce, ça complote, mais surtout ça fait bloc en cas de coups durs.

Grands boulevards est une comédie romantique « feel good » comme je les aime : moderne, joyeuse et pleine de pep’s. C’est frais, pétillant, léger, délicieusement sucré mais ça ne colle pas aux dents. C’est que Tonie Behar a du style et manie sacrément bien la plume, elle aime ses personnages et ça se sent, du coup, comment ne pas les aimer…?  Je prends les paris, vous verrez, vous aussi vous adorerez flâner sur ces grands boulevards…!

 

Les avis de Stéphie, Cajou, Leiloona, Clara, Blablablamia, Miss Alfie, Lucie, DF, Caroline, Hécléa, Marie-Claire… tous sous le charme !

 

Le blog de l’auteure

 

Premières phrases : « Doria zigzaguait parmi la foule en descendant les grands boulevards. Ses boots claquaient sur le trottoir, son sac en bandoulière battait la mesure de sa démarche rapide. La nuit était noire, mais les réverbères, les phares et les décorations de Noël éclairaient comme en plein jour. Le regard de Doria zooma sur un marchand pakistanais de marrons grillés qui soufflait sur ses doigts noircis, s’arrêta sur une jeune fille bavant d’envie devant un bustier à paillettes scintillant dans une vitrine, fit un gros plan sur l’homme d’affaires, portable à l’oreille, qui volait un réglisse à l’étalage d’un marchand de bonbons ambulant… Elle ordonna à son cerveau d’arrêter, parce que c’était fatigant, cette manie d’enregistrer des foules de détails inutiles. Arrivée boulevard Montmartre, elle remarqua que le Broadway Boulevard en bas du 19 bis avait un nouveau coin grec, avec un kebab rôtissant autour d’une broche, qui lui mit l’eau à la bouche. Doria composa le code et poussa le battant d’une lourde porte cochère bleu nuit à la peinture écaillée. »

 

Au hasard des pages : « Elle n’aspirait qu’à une chose, de toute son âme : entrer dans la peau de quelqu’un d’autre, sentir, agir, vibrer ailleurs. L’espace d’un rôle, ne plus être Doria Dahan. » (p. 60)

 

Editions JC Lattès (Juin 2013)

404 p.

importorigin:http://aliasnoukette.over-blog.com/article-grands-boulevards-tonie-behar-119466917.html

18 commentaires sur “Grands boulevards – Tonie Behar

    • Le résumé ? C’est moi qui écrit hein, je me suis juste mise dans la « peau » de Doria ! 😉 Il te plait pas mon résumé ? Vilaine va…! 🙂

  1. Ben non je parlais vraiment du résumé qu’on voit partout et que j’ai lu plusieurs fois. 
    J’étais pas attirée par le style, ni par l’histoire qui ressemblait un peu aux Chroniques de SF mais les avis positifs me faisaient toujours hésiter. 
    Cette fois, ceci dit, je pense craquer et me laisser tenter ! 😀

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