Jules – Didier van Cauwelaert

jules_01Lu d’une traite sur un transat, le dernier roman de Didier van Cauwelaert est sympathique, léger mais plutôt anecdotique.

 

Comme je n’en attendais pas plus, cette lecture est tombée à point nommée : distrayante, plutôt drôle et même émouvante par moments, elle use et abuse de tous les clichés romantiques sans qu’on arrive à en vouloir à son auteur.  Ça pourrait lasser à la longue (et parfois, oui, ça agace un peu ce côté « je me repose sur mes lauriers »…) mais on se prend gentiment au jeu.

 

Comme souvent chez l’auteur, il est question d’amour. Si possible contrarié. Le fait est que l’histoire entre Zibal et Alice semble plus que compromise : lui, vendeur de macarons à Orly, scientifique surdoué se retrouvant à végéter dans des petits boulots peu reluisants. Elle, aveugle sculpturale, clinquante et superficielle, qui s’apprête à voir sa vie chamboulée grâce à une opération de la dernière chance. Entre les deux, formidable entremetteur, Jules, un chien d’aveugle se retrouvant subitement au chômage technique…

 

Jules est bel et bien l’atout maître de cette bluette mignonnette et sans prétention. On s’attache à lui, bien plus qu’à Alice et Zibal, pourtant non dénués de qualités. Leur histoire d’amour, sans surprise, convenue, et il faut bien le dire un peu fade, passe au second plan, complètement éclipsée par Jules qui tient le haut de l’affiche. Un chien au haut potentiel cinématographique d’ailleurs, qu’on se le dise…! Résultat, Jules se dévore le sourire aux lèvres, si tant est qu’on mette de côté les grosses ficelles et les nombreuses incohérences. C’est frais, franchement pas inoubliable… parfait pour l’été !

 

 

Les avis de Anne-Véronique, Cajou, Fanny, l’Irrégulière et Martine

 

 

Premières phrases : « Je sais par expérience qu’il faut se méfier des coups de foudre, mais je suis devenu brutalement amnésique en la découvrant au milieu de la foule. Hauts talons canari, minishort rouge et top turquoise, elle ne risquait pas de se faire écraser par temps de brume. N’eût été le labrador qui la guidait au bout d’un harnais, ses grandes lunettes noires seraient passées pour un accessoire de star soucieuse que son incognito se remarque. Les cheveux blond-roux maintenus par un chignon en broussaille, les seins libres sous la soie quasi transparente, un sourire de rendez-vous amoureux allongeant les bavures de son rouge à lèvres, c’était une aveugle particulièrement voyante qui faisait bien davantage envie que pitié. »

 

 

Éditions Albin Michel (Avril 2015)

288 p.

 

Prix : 19,50 €

ISBN : 978-2-226-31483-3

15 commentaires sur “Jules – Didier van Cauwelaert

  1. Dis donc, tu es la moins enthousiaste ! J’aime lire parfois un livre de cet auteur, c’est souvent une lecture agréable et tu as raison, idéale pour des vacances et quand on ne veut pas se prendre la tête.

  2. Coucou douce Noukette :)
    Je partage chacun des mots de ton billet : c’est gentil, ça se lit bien sur un transat mais c’est fade et convenu, et quand on aime l’auteur, c’est un peu décevant, même si on ne lui en veut pas. Heureusement qu’il y avait Jules pour qu’on garde quand même un souvenir agréable de cette lecture :)
    Des bisous,
    Cajou

  3. Le livre idéal pour les vacances au bord de la mer ou la piscine. Il est à ma médiathèque. Tu m’a donné envie de le prendre malgré ton petit bémol mais je ne doute pas de passer un bon moment.

    Mon Jeudi ;-)

  4. J’ai lu et adoré cet auteur mais ne le lis plus depuis quelque temps.
    Dois-je préciser que la couverture dégueulasse ne donne vraiment mais vraiment pas envie?

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