Niceville – Carsten Stroud

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Niceville, petite ville typique de Virginie. Ses maisons traditionnelles, ses vieilles familles qui se vouent une haine farouche depuis des temps immémoriaux, ses légendes ancestrales… Niceville où ses flics ripoux troquent leur tenue de justicier pour endosser celle de braqueurs de banques Niceville et ses étranges disparitions…

 

Niceville où pas moins de « cent soixante-dix-neuf enlèvements par inconnus depuis les premiers rapports établis en 1928″ ont été recensés. Plus de deux disparitions par an, bien au dessus de la moyenne nationale. Un cas d’école…

Quand le jeune Rainey Teague se volatilise littéralement devant la devanture du bouquiniste, sous l’oeil des caméras de surveillance, les affaires reprennent pour l’inspecteur Nick Kavanaugh, ancien des forces spéciales, et Kate, son avocate de femme.

Jusqu’à ce que le jeune Rainey soit retrouvé dans la tombe scellée d’un homme mort en 1921… et que la vieille Delia Cotton, figure de la ville, disparaisse également sans laisser de trace, si ce n’est une étrange marque de brûlé au sol ayant presque forme humaine…

 

Niceville commence comme un polar à la sauce Pulp fiction, utilise toutes les bonnes vieilles ficelles du thriller, jongle avec les codes du roman gothique, soupoudre le tout d’apparitions de spectres et autres revenants… pour finir par perdre son lecteur en court de route. Non que cette lecture soit désagréable, certains passages sont prenants et les dialogues assez truculents mais j’avoue que mon côté pragmatique n’a pas tout saisi. Si Carsten Stroud a voulu écrire un roman hybride option « phénomènes surnaturels », le pari est réussi mais le mélange a tout de même un petit côté « gloubiboulga » que j’ai parfois eu du mal à digérer. La vieille inimitié entre les familles, les disparitions inexpliquées, les flics sans foi ni loi, ces « choses » que l’on voit dans les miroirs, cette ville du Sud hantée par l’histoire, les forces du Mal… de bons ingrédients oui… mais pourquoi tout vouloir caser dans un seul roman…?

 

La présentation de l’éditeur parle de « polar mutant » et rapproche le tout de l’univers de Stephen King. Pas sûr que l’intéressé apprécie la comparaison… Reste que Niceville ne ressemble effectivement à rien de ce que j’ai pu lire auparavant. Le fait que ce soit le premier tome d’une trilogie est peut-être un élément à prendre en considération, l’auteur n’a visiblement pas fini de surprendre le lecteur. Pour ma part, j’en resterai là…

Je fais la fine bouche, oui, mais que cela ne vous empêche pas de participer au concours sur la page Facebook des éditions du Seuil qui vous permet de gagner 15 exemplaires de Niceville et donc de vous faire votre propre avis ! Vous pouvez menez l’enquête grâce aux indices disséminés sur quelques blogs, même que j’en ai un pour vous !

 

« Meilleur ami des « Narcisse », il pourrait aussi bien être l’instrument de votre fin »

 

Premières phrases : « Moins d’une heure, c’est le temps qu’il fallut aux services de police de NIceville pour établir que la dernière personne à avoir vu l’enfant disparu était un certain Alf Pennington, bouquiniste sur North Gwinnett Street, tout près du carrefour avec Kingbane Walk. Sa boutique était située sur le parcours du jeune Rainey Teague, entre l’école Regiopolis et la maison de ses parents, à Garrison Hills. Un trajet de cinq cent mètres que ce gamin de dix ans, enclin à traîner et à s’attarder devant toutes les vitrines, effectuait normalement en trente-cinq minutes environ. »

 

Au hasard des pages : « Personne n’était innocent. Tout le monde dissimulait un crime, une faute, une action honteuse ou infâme, quelque chose qui pouvait lui porter préjudice, le faire mourir de honte ou même foutre sa vie en l’air. » (p. 96)

 

Éditions Seuil (Juin 2013)

512 p.

 

Et une dernière lecture pour le

challenge Thrillers et polars de Liliba !

Challenge Thrillers et polars-Liliba8/8

 

Challenge-petit-bac-2013.jpgEt une nouvelle participation au challenge Petit Bac

chez Enna !

Catégorie LIEU

importorigin:http://aliasnoukette.over-blog.com/article-niceville-carsten-stroud-118829237.html

12 commentaires sur “Niceville – Carsten Stroud

  1. Bon, et bien en voilà un que je vais éviter ! Je n’ai pas encore préparé ma pile de l’été, celui-ci n’y sera pas 😉

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