Pablo (Tomes 1 à 4) – Julie Birmant / Clément Oubrerie

pablo tomes 1-4J’avais hâte de découvrir cette série et je savais que pour l’apprécier pleinement il faudrait que je lise les quatre tomes d’affilée. Chance inouïe, je tombe sur la série complète à la bibliothèque pendant mes vacances, comme quoi, il faut parfois savoir se montrer patient…!

 

Je referme à l’instant le dernier tome. Si je devais vous livrer mon avis à chaud ça donnerait quelque chose comme « Bof.. tout ça pour ça… » Vous l’aurez compris, je suis loin de partager l’enthousiasme débordant qui entoure cette série que j’ai lue sans déplaisir mais qui est loin de m’avoir totalement emballée…

 

Premier hic… le dessin. Si je connais le trait de Clément Oubrerie, papa d’Aya de Yopougon, je suis loin d’y être sensible. Pourtant, il avait réussi à me cueillir avec son adaptation du premier tome des Royaumes du Nord de Pullman. Du coup, je partais plutôt confiante. Malgré quelques très belles planches (vues du Montmartre du début du XXe siècle, exposition universelle, atelier du peintre, ambiance du fameux Bateau-Lavoir, célèbre repère d’artistes…), je n’ai ressenti aucune émotion. Je trouve le dessin brouillon et, j’avoue, je ne lui trouve aucun charme…

 

Deuxième hic… le point de vue choisi pour raconter les premières année de Pablo Picasso à Paris, celui de Fernande, premier amour et muse de l’artiste. Pas inintéressant, loin de là, mais j’avoue que ce choix a contribué à me tenir à distance. Si j’ai aimé découvrir les débuts du grand Pablo, ses rencontres phares avec Max Jacob, Apolinaire, les époux Stein, Braque et son grand rival Matisse, je n’ai pas eu l’impression de vraiment pénétrer l’intimité de l’artiste, un comble… Et puis finalement, la série s’arrête au moment le plus intéressant de l’ascension de l’artiste et j’en ressens comme un brin de frustration…

 

Bref, je fais la fine bouche… Et quand je pense que la série complète de Long John Silver était également disponible à la bibliothèque, j’ai comme un gros regret de ne pas l’avoir embarquée à la place…

 

 

Les avis d’Hélène et Maël sur la tétralogie

Les avis de Jérôme, Mango, Natiora, Oliv, Sophie, Yvan sur le tome 1

 

Pablo-8-Paris-1900-2

 

Éditions Dargaud

Tome 1 : Max Jacob (Janvier 2012)

88 p.

Prix : 16,95 €

ISBN : 978-2-205-06936-5

 

Tome 2 : Apollinaire (Septembre 2012)

84 p.

Prix : 16,95 €

ISBN : 978-2-205-07017-0

 

Tome 3 : Matisse (Avril 2013)

83 p.

Prix : 16,95 €

ISBN : 978-2-205-07018-7

 

Tome 4 : Picasso (Mars 2014)

90 p.

Prix : 17,95 €

ISBN : 978-2-205-07116-0

 

 

BD de la semaine saumon

C’était ma BD de la semaine…

…aujourd’hui chez Yaneck !

 

 

 

topbd_2013.jpg

 

by Yaneck

14/20

24 commentaires sur “Pablo (Tomes 1 à 4) – Julie Birmant / Clément Oubrerie

  1. Merci pour ce billet ! Je suis d’accord avec toi et enfin je trouve qqun qui a le même avis ! En effet, le sujet, la période et surtout les auteurs ne m’ont pas permis de trouver un avis mitigé sur cette série que j’ai trouvé frustrante également. Je m’imaginais une ambiance, des décors plus affinés, des anecdotes décrites et malheureusement, je n’ai accroché ni au dessin ni aux textes. Dommage !

  2. Tu sais que j’ai ressenti la même chose que toi 😉
    Un très bon premier tome mais les autres tournent un peu à vide. Tout ça pour ça, c’est le parfait résumé de mon ressenti.
    (et je crois que tu aurais largement préféré « Long John Silver »… je dis ça, je dis rien…).

  3. Oh dommage. J’avais lu le premier tome uniquement, à sa sortie il y a plusieurs années et j’avais apprécié, mais sans plus. Du coup je n’ai pas continué et visiblement je n’ai pas de regret à avoir.
    Par contre j’aime beaucoup la patte graphique de Oubrerie 🙂 Mais je comprends que l’aspect brouillon puisse rebuter.

  4. Vendredi, lors de ma visite à ma librairie, j’ai vu un couple qui prenait les premiers tomes de la série, j’avoue que ça m’a rendu curieuse ;0) Mais ton billet me refroidie un peu, tu n’es pas du tout emballée on dirait :0)

  5. le dessin m’avait moi aussi rebutée au début, et puis finalement j’ai fini par l’apprivoiser et même l’apprécier!
    tiens, c’est pas souvent que nous ne sommes pas en accord! (bon, y’avait bien Polina, ça, je m’en souviens! hihi!! :-p)

  6. J’ai beaucoup aimé, un peu à la façon d’Hélène, et je me suis même faite au trait d’Oubrerie pour totalement l’apprécier ici alors que ça me dérangeait au départ.:-) Je trouve que sur le sujet et de cet angle de vue, sur une période bien spécifique de la vie de Picasso, les auteurs s’en sont bien sortis.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *