Je l’avais sous la main la solution à ma petite panne de lecture. Bien décidée depuis quelque temps à ne lire que des romans qui me donneraient le sourire, j’ai enfin ouvert Habemus Piratam… et bien m’en a pris !

Avant de faire connaissance avec un étrange cerbère blanc (sans doute mon côté psycho-rigide de lectrice disciplinée), je suis donc partie à la rencontre d’un abbé campagnard retranché dans cette vallée de Chantebrie si chère à l’auteur. Et pour faire durer le plaisir, j’ai volontairement morcelé ma lecture pour me calquer sur les confessions de ce cyber-péninent tombé du ciel. Une confession par jour, un aveu après l’autre, une histoire pour chaque commandement piétiné… dix jours de plaisir en petites lampées…!

Il fallait toute l’impertinence et la douce folie de Pierre Raufast pour faire se rencontrer un curé de campagne et un hacker aguerri. Le lecteur curieux a vite fait de coller l’oreille au confessionnal pour ne rater aucun détail de toutes ces histoires un peu folles confiées par ce mystérieux pirate informatique traqué pour ses sombres agissements. Tout comme l’abbé Francis, lui aussi au spectacle. Pour une fois qu’il se passe quelque chose dans sa paroisse, il ne boude pas son plaisir, attendant fébrilement chaque nouvelle apparition de son cyber-pénitent…

Je ne vais rien vous dire de plus, non. Il faut les découvrir toutes ces histoires. Les savourer. Si comme moi vous avez déjà lu l’auteur vous penserez être en terrain connu, vous serez sur vos gardes, du genre « on ne me la fait pas à moi ». Vous traquerez chaque piste, essayerez d’assembler chaque pièce du puzzle, tenterez de deviner ce que peut bien vouloir ce pirate des temps modernes à ce cher Abbé Francis…

Allez, laissez-vous faire. Régalez-vous des petits clins d’œil distillés ça et là, profitez-en pour être incollable ou presque sur l’espionnage 2.0 quitte à devenir un brin parano… mais méfiez-vous des apparences. C’est délicieux vous verrez, foutraque mais pas que, intelligent, drôle, inventif et aussi un peu flippant. Quoique. Ce qui est encore plus flippant c’est peut-être l’auteur lui-même et sa redoutable imagination. Je donnerais cher pour l’entendre lui-aussi se confesser un jour, ça doit valoir son pesant de cacahuètes !

 

Les avis de Alex, Alexandra, Dasola, Luocine, Nicole, Virginie

Le blog de l’auteur

Du même auteur sur le blog : La fractale des raviolisLa variante chilienneLa baleine thébaïde

 

Éditions Alma (Octobre 2018)

232 p.

 

Prix : 18,50 €

ISBN : 978-2-36279-283-0


12 commentaires

keisha · 28 mai 2020 à 06h22

Marrant, je l’ai lu il y a quelques jours, mais en une journée!!! Pas question de la lâcher!

Alex-Mot-à-Mots · 28 mai 2020 à 10h56

Un des roman de l’auteur que j’ai le plus apprécié.

luocine · 28 mai 2020 à 11h45

J’ai adoré ce roman cet auteur a un talent fou et il me fait rire . J’aime toutes les histoires qu’il sait si bien me raconter. « Me ? » oui, car je crois qu’il s’adresse à moi, je veux dire que je crois entendre toutes les voix qui m’ont raconté des histoires dans mon enfance.

nicolemotspourmots · 28 mai 2020 à 16h01

Débloqueur de pannes de lectures, oui, ça lui va très bien aussi 🙂

Nathalie · 28 mai 2020 à 18h54

Un auteur que je n’ai pas encore découvert, mais je me souviens que j’avais déjà noté « La fractale des raviolis » rien que pour ce titre intrigant !

krol · 29 mai 2020 à 21h47

Je viens de lire son dernier roman et je crois bien que je devrais lire celui-ci un jour.

Philisine Cave · 2 juin 2020 à 11h31

Je compte le lire prochainement.

Moka · 2 juin 2020 à 12h23

J’ai fini par me lasser de ses romans. Je me rends compte ne pas y être sensible plus que cela et avoir vite oublié ses titres précédents.

Mirontaine · 4 juin 2020 à 10h28

Je n’ai encore rien lu de cet homme mais celui-ci pour sa légèreté et son humour me plait bien.

dasola · 4 juin 2020 à 10h59

Bonjour Noukette, merci pour le lien à propos d’un roman qu’on lit avec jubilation. Bonne journée.

Jérôme · 7 juin 2020 à 09h33

Je ne l’ai pas lu parce que le sujet ne m’intéresse pas du tout mais c’est Raufast quand même alors je finirai peut-être par céder…

pierre · 17 juin 2020 à 16h41

Je n’ai rien à confesser !
L’histoire, tous les noms, les personnages et les incidents dépeints dans cette production sont fictifs. Aucune identification avec des personnes réelles (vivants ou décédés), des lieux, des bâtiments et des produits est destiné ou doit être déduite. Aucune personne ou entité associée à ce roman a reçu le paiement ou quoi que ce soit de valeur, ou ont conclu un accord, en ce qui concerne la représentation des produits du tabac. Aucun animal n’a été blessé dans la réalisation de ce livre.
😀

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