Paupieres.jpgCe mois ci, l’auteur a découvrir chez Pimprenelle était Yoko Ogawa, auteure japonaise mondialement reconnue ayant remporté de prestigieux prix dans son pays. Ayant succombé au charme de la pentalogie Le poids des secrets d’Aki Shimazaki, j’ai donc sauté sur l’occasion pour poursuivre ma découverte des auteurs japonais. Sur la quatrième de couverture, ce recueil de huit nouvelles était annoncé comme « une très belle introduction à l’oeuvre de Yoko Ogawa », c’est donc très enthousiaste que j’ai commencé ma lecture…

 

C’est difficile de dormir en avion : Dans cette première nouvelle, une femme se rend à Vienne pour son travail. Fatiguée, elle est tout d’abord gênée par son voisin qui engage la conversation. Finalement, bercée et comme envoûtée par la voix de l’homme, elle écoute son histoire : celle de sa rencontre dans un avion avec une vieille allemande revenant de l’enterrement de son correspondant dont elle était tombée amoureuse… Ce récit de la vieille dame restera gravée dans sa mémoire, et pour cause…

 

L’art de cultiver les légumes chinois : Le 12 du mois étant entouré sur son calendrier, une femme se pose des questions : de quoi devait-elle se souvenir ? Les jours passent, le 12 arrive : c’est un jour de grand vent et une marchande de légumes à vélo sonne à la porte. En guise de remerciements des quelques légumes achetés, celle ci offre à la maîtresse de maison un petit sac de terre contenant des graines d’un légume chinois rare. Plus tard, une lueur étrange se met à émaner des légumes qui poussent…

 

Les paupières : La narratrice, une adolescente, fait la connaissance dans des circonstances quelques peu étranges d’un homme pouvant être son père. Elle le suit dans son île et découvre chez lui un hamster privé de paupières suite à une maladie… La jeune fille rappelle à l’homme une jeune femme qu’il a aimée auparavant, pour lui, elle jouera du violon, comme elle…

 

Le cours de cuisine : Suite à une annonce, une jeune femme se rend à un cours de cuisine qu’elle espère différent des autres, plus authentique peut-être. Arrivant à l’adresse indiquée, elle se rend compte qu’elle est la seule élève d’une dame d’une soixantaine d’années. Arrive une compagnie de nettoyage des canalisations, spécialiste des dégorgements…

 

Une collection d’odeurs : Le narrateur a rencontré lors d’un concert classique une jeune femme spécialiste des odeurs du monde. Elle les répertorie toutes dans des flacons, les classe, les collectionne. En observant de plus près des flacons rangés en hauteur, le narrateur fera une macabre découverte…

 

Backstroke : La narratrice se remémore l’histoire de son petit frère, champion de natation promis à un brillant avenir. A 15 ans, il est sélectionné pour les Jeux Olympiques et pour les championnats du Monde junior. Sa mère fait construire une piscine dans leur jardin exigu pour son entraînement. Un jour pourtant, il se réveille avec le bras gauche figé…

 

Les ovaires de la poétesse : Une femme en voyage en Europe se retrouve un jour de pluie à visiter la maison d’une poétesse dont elle ignore tout. Seule à visiter ce qui est devenu un musée commémoratif, elle écoute les explications de sa petite-fille, une dame âgée, qui lui fait les honneurs de la maison…

 

Les jumeaux de l’avenue des Tilleuils : Le narrateur se rend à Vienne rencontrer le traducteur allemand de son nouveau roman. Heinz se trouve être un homme de 80 ans vivant avec son frère jumeau Karl. Il n’a pas quitté son appartement depuis plusieurs années. Cet étrange couple le fascine…

 

Malheureusement, je pense que cette découverte de l’auteur a été pour moi un rendez-vous manqué. J’avoue que je ne m’attendais pas du tout à vivre de tels sentiments avant d’entamer ma lecture. Je n’ai pas réussi à pénétrer l’univers de l’auteure qui je dois dire est très particulier : la plupart des nouvelles dégage une atmosphère étrange qui m’a dérangée. Le sens profond de ces nouvelles m’a peut-être échappé, le fait est qu’elles m’ont presque toutes mises mal à l’aise… Bref, je sors très dubitative de cette lecture même si je dois reconnaître le talent de l’auteure à décrire les petites choses apparemment banales du quotidien. Néanmoins, je n’ai pas réussi à me passionner par ces histoires, les chutes m’ont d’ailleurs laissé comme un goût amer…

 

J’ai hâte de lire les billets des autres participants pour voir si je suis la seule à ne pas avoir été charmée par l’extrême « originalité » de Yoko Ogawa…

logo-ogawa

 

Nouvelles traduites du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle

Titre original : Mabuta

 

Editions Actes Sud (2007)

Collection Babel

205 p.

importorigin:http://aliasnoukette.over-blog.com/article-les-paupieres-yoko-ogawa-55562963.html

Catégories : Littérature étrangère

28 commentaires

Commentaire n°1 posté par pimprenelle · 25 août 2010 à 10h34

J’aime les lectures qui mettent mal à l’aise!
C’est sans doute pour cela que j’ai beaucoup apprécié Hôtel Iris, mais je peux comprendre que ça ne plaise pas à tout le monde!

    Noukette · 25 août 2010 à 10h41

    Disons qu’en théorie j’aime bien aussi, mais là je n’ai pas été embarquée, en tous cas par ces nouvelles précisément ! Ce qui ne veut pas dire que je ne retenterais pas hein ? 😉

Commentaire n°2 posté par zorane · 25 août 2010 à 10h49

Je n’aime pas trop les nouvelles. Je passe

    Noukette · 25 août 2010 à 13h37

    Cela dit, après lecture de ton billet, nos avis concordent assez ! Le mérite des nouvelles est d’explorer un peu toutes les facettes d’un univers…

Commentaire n°3 posté par blueverbena · 25 août 2010 à 12h01

ahhhh maintenant que j’y pense j’ai effectivement lu « hotel iris » et ça ne m’avait mais alors pas du tout branché; en plus je suis pas trop nouvelles donc…

    Noukette · 25 août 2010 à 13h40

    C’est vraiment très particulier je dois dire, un auteur que je découvrais pour ma part !

Commentaire n°4 posté par mango · 25 août 2010 à 13h28

Je n’aime pas beaucoup les nouvelles non plus, mais le récit que j’ai lu d’elle pour aujourd’hui m’a bien plu bien que un peu difficile.

    Noukette · 25 août 2010 à 13h41

    C’est un auteur exigeant je trouve, pas évident de pénétrer cet univers !

Commentaire n°5 posté par lasardine · 25 août 2010 à 15h17

j’suis pas fan de nouvelles (quoique, dernièrement, j’en ai lu et c’est bien passé!) du coup je ne vais pas choisir ce titre pour continuer ma découverte de l’auteur…
dommage pour le RDV manqué!

    Noukette · 25 août 2010 à 23h56

    Bah oui, dommage, mais je ne m’avoue pas vaincue ! 😉

Commentaire n°6 posté par Kathel · 25 août 2010 à 16h06

Eh bien, même si tu n’as pas accroché, je suis très tentée par le résumé que tu fais de ces nouvelles ! Je note !

    Noukette · 25 août 2010 à 23h57

    Tant mieux ! Je pense néanmoins que ces nouvelles trouveront leur public ! Je lirai ton avis si tu en fais un ! 😉

Commentaire n°7 posté par Aifelle · 25 août 2010 à 16h51

J’ai reculé devant ses recueils de nouvelles que j’ai trouvées assez bizarres, j’ai pris beaucoup moins de risques avec « la formule préférée du professeur » et je ne le regrette pas.

    Noukette · 25 août 2010 à 23h59

    Je pense effectivement que j’ai pris un risque, mais je me suis dit que les nouvelles donneraient une vision globale de l’auteur… Il faudra que j’essaye celui ci !

Commentaire n°8 posté par lael · 25 août 2010 à 17h55

ah ton billet est bien plus complet!!! alors tu as une nouvelle que tu préfères?? J’ai particulièrement aimé les légumes chinois et dormir en avion. C’est décidé je lirais d’autres romans de l’auteure!

    Noukette · 26 août 2010 à 00h01

    J’ai bien aimé aussi celles des légumes chinois, par contre celle qui fait penser au Parfum de Suskind, beaucoup moins ! J’adore ton blog, une mine pour moi qui suis documentaliste en collège ! Je serais curieuse de connaître ton métier… ;-))

Commentaire n°9 posté par lancellau · 25 août 2010 à 21h58

Bon et bien dommage que tu n’aies pas été emportée. Mais voilà un auteur qui ne laisse pas indifférent!!!

    Noukette · 26 août 2010 à 00h11

    C’est sûr ! J’avoue que je ne m’attendais pas du tout à ça !

Commentaire n°10 posté par Lounima · 26 août 2010 à 07h32

Pour ma part, je ressors de ma lecture du « Musée du silence » de cette auteure avec la même impression que toi… Je ne noterais donc pas ce titre !! 😉

    Noukette · 26 août 2010 à 14h21

    C’est un auteur très particulier… Même si c’est ma première rencontre avec l’auteur, tout le mmonde s’accorde à dire que l’univers est très spécial !

Commentaire n°11 posté par lael · 26 août 2010 à 08h58

libraire jeunesse!!!! et je suis en train de réfléchir pour passer le concours documentaliste ou m’orienter vers l’édition!

    Noukette · 26 août 2010 à 14h22

    En voilà une idée qu’elle est bonne ! 😉 Mais libraire jeunesse…., je suis jalouse !! 😉 Et elle est où cette librairie histoire de voir si je peux y faire un saut ?

Commentaire n°12 posté par djak · 26 août 2010 à 11h54

bon… ça me rassure un peu de voir que je ne suis pas la seule à ne pas avoir savouré l’ambiance des récits d’Ogawa. Là, en plus, ce sont des nouvelles (genre qui ne m’attire pas non plus)…

    Noukette · 26 août 2010 à 14h25

    C’est vrai que j’ai eu du mal, mais je ne regrette pas la découverte !

Commentaire n°13 posté par Cynthia · 26 août 2010 à 14h19

Peut-être un des seuls titres qui me fait moins envie que les autres car tu n’es pas la première à ne pas l’avoir aimé…J’espère que tu feras meilleure pioche la prochaine fois 😉

    Noukette · 26 août 2010 à 14h30

    J’espère aussi ! En même temps, c’est le rique quand on ne connaît pas du tout un auteur ! Je pensais que les nouvelles étaient justement un bon point de départ pour découvrir son univers…

Commentaire n°14 posté par Canel · 26 août 2010 à 20h34

Oui, j’étais aussi mal à l’aise, atmosphère étrange, comme tu dis. Je ne me sentais tellement pas en harmonie avec son univers que je restais étrangère au récit.
J’admire : tu as persévéré et tout lu ! 😉

    Noukette · 26 août 2010 à 23h38

    Ah oui, j’ai persévéré ! 😉 Je me suis moi aussi sentie complètement en dehors du récit, dommage !

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