Je ne sais pas si c’est dû à un profond besoin de réconfort, au besoin soudain d’une échappée belle ou à une envie de lecture doudou mais dernièrement j’ai eu envie de lire du light, du bon roman pas prise de tête qui fait du bien. « Feel-good » comme on dit. L’ambiance anxiogène des derniers mois n’y est évidemment pas pour rien. Quand la plupart des romans me tombaient des mains, ces deux là m’ont régalée..!

J’ai très mal vécu de ne pas avoir le roman de Bondoux et Mourlevat à portée de mains quand je me suis rendue compte, bien après la fermeture des librairies, qu’il était sorti. Qu’importent les quelques avis un peu tièdes lus ici ou là sur cette suite inattendue, j’ai exhumé ma liseuse du tiroir où elle était enfouie et me suis plongée illico dans Oh happy day !

Nous avions quitté Pierre-Marie Sotto et Adeline Parmelan à la veille de leur rencontre et de leur très probable histoire d’amour. Pendant des mois, ils avaient échangé une correspondance à l’ancienne où il était question de la vie, des bonnes raisons de la trouver belle, de reconstruction, entre autres. Une fois la dernière page tournée, j’aimais l’idée de devoir imaginer la suite de leur histoire… sans savoir que les auteurs eux-mêmes auraient envie de les faire revivre. La belle histoire a bien eu lieu… mais elle est terminée. Le contact va pourtant être renoué à un moment qui parait pourtant très mal choisi. Quatre ans se sont écoulés. Quatre ans de silence….

Une lecture joyeuse et pleine de vie qui m’a fait un bien fou même si la magie s’est un peu essoufflée. Les personnages ont évolué, certaines facettes de leur personnalité se révèlent moins reluisantes et le petit côté polar ne m’a pas toujours convaincue. N’empêche, j’ai dévoré ce roman…!

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De Nathalie Hug, j’ai aimé tous les romans en solo (L’enfant-rien est en poche, foncez, c’est une merveille), me reste à découvrir ses polars à quatre mains avec Jérôme Camut. Avec Comme un enchantement, elle change radicalement de style et je trouve que ça lui va bien.

Eddie est à un carrefour de sa vie quand elle apprend qu’elle est l’unique héritière d’un immense domaine dans la région de Parme. Elle quitte son appartement parisien étriqué et arrive en Italie où elle tombe littéralement amoureuse de cette maison perchée sur une colline. C’est un lieu un peu magique, mystérieux, qui semble habité par les âmes de ses précédents propriétaires. Et là-bas, au beau milieu de ces ruines et de ces meubles poussiéreux… elle revit.

J’ai dégusté ce roman comme un bonbon. J’ai surtout eu moi aussi le coup de foudre pour cet immense domaine niché au cœur des olivaies d’Émilie-Romagne. Les vieilles pierres, la nature indomptée, les recoins de la maison et les souvenirs qu’elle héberge, le profond silence, les senteurs et ce soleil… c’est réconfortant, un peu comme un cocon. Nathalie Hug installe une vraie atmosphère, c’est chaleureux, douillet. J’ai aussi beaucoup aimé cette narration alternée entre les deux personnages, car oui, il y sera bien question d’amour. Une histoire d’amour originale parce que ces deux là ne feront que se croiser, longtemps. Des trajectoires parallèles, apparemment, mais où les dés sont pipés puisque l’un des deux tire les ficelles dans l’ombre, ou en tous cas, tente d’influer le destin.

Alors oui, c’est souvent un peu tiré par les cheveux, pas toujours crédible surtout dans le dernier tiers du roman… mais moi j’ai marché à fond. Même si Nathalie Hug flirte avec les codes de la romance ou du roman feel-good, rien ne semble calculé. L’écriture est belle, on voyage, on se fait du bien… et je n’ai pas boudé mon plaisir !

Stephie aussi a lu du feel-good ces derniers temps, de quoi faire le plein d’idées pour l’été !

 

Oh happy day – Anne-Laure Bondoux & Jean-Claude Mourlevat

Éditions Fleuve  (Mars 2020)

336 p.

Prix : 18,90 €

ISBN : 978-2-265-14435-4

 

Comme un enchantement – Nathalie Hug

Éditions Calmann-Levy (Février 2020)

324 p.

Prix : 19,90 €

ISBN : 978-2-7021-5871-5 


7 commentaires

Stephie · 15 juin 2020 à 07h58

Comme tu le sais, c’est sans doute cette impression que Nathalie Hug flirte avec les codes, sans jamais s’en emparer, qui m’a le plus laissée en dehors de cette lecture.
Pour le premier… je me tâte toujours… lira, lira pas…

Karine · 16 juin 2020 à 00h46

J’ai Oh Happy Days… pour le Hug, c’est à voir… entre Stephie et toi, mon coeur balance…

krol · 16 juin 2020 à 22h33

Le feel-good n’est pas ma tasse de thé mais Mourlevat et Bondoux, je les aime, alors bien sûr je lirai cette « suite »…

Jérôme · 17 juin 2020 à 12h08

Beurk, c’est trop sucré pour moi tout ça :p

Didi · 18 juin 2020 à 20h49

Coucou,
et bien pour ma part j’ai été déçue par cette suite et Oh Happy Day n’a pas eu l’effet que m’avait fait « Et je danse aussi ».
Bisous

gambadou · 18 juin 2020 à 21h40

Vive les feel-good, on en a besoin

Légèreté en pagaille - mes derniers feel-good - Mille et une Frasques · 15 juin 2020 à 07h55

[…] mais en passant à chaque fois légèrement dans ce qu’on attend de ce type de roman. Ma Noukette, elle, a bien plus aimé que […]

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