Il faut jouir, Edith – Alain Bonnand

Il faut jouir EdithAvalé d’une traite ce petit bouquin…! Une petite parenthèse coquine qui m’a fait le plus grand bien !

 

Enfin une lecture « inavouable » qui donne à la fois le sourire et le rose aux joues, juste ce qu’il faut..! Il était temps…!

 

Un échange coquin par téléphone, puis par courrier, avant de se rencontrer vraiment. Des conversations pimentées, des lettres osées, osées… pour faire monter la pression, se rendre indispensable, patienter entre les rendez-vous où la chaleur ne fait que monter, monter…

 

Et dire que tout cela a commencé par un simple coup de fil. Celui d’Édith, téléprospectrice, à Henri, client potentiel. Le genre de coup de fil où on répond généralement, et ce plus ou moins poliment, « non merci, ça ne m’intéresse pas »… Mais Henri, s’il n’est absolument pas intéressé par le système de purification de l’eau que veut lui vendre Édith (et on le comprend), est très intrigué par la demoiselle, si délicieuse quand elle lui dit « monsieur ». Après s’être gentiment tournés autour, Monsieur, écrivain, propose à la mystérieuse Édith de lui envoyer son roman. C’est le début d’une histoire sulfureuse, érotique et sensuelle où l’on se titille, où l’on se cherche (et où l’on finit par se trouver rassurez-vous…), où l’on fait durer le plaisir… Car une grande partie du plaisir est dans l’attente non…(non ?) ?

 

Édith, d’abord timide et prudente (il faut dire que la demoiselle a enfants et mari qui l’attendent à la maison…), finit par se laisser aller pour se donner entièrement à celui qu’elle continue d’appeler Monsieur… Des 5 à 7 sulfureux, des expériences inédites, voilà qui la change sacrément de son quotidien insipide et bien trop prévisible. Un seul mot d’ordre, jouir, encore et encore, jouir, toujours, jouir, jouir, jouir (oh oui, oh oui, ouiiiii, ouiiiiiii… oups je m’égare…!)

 

Rhaaaaa ! Ce petit roman est absolument savoureux, provocateur, un brin pervers et délicieusement désuet. On se délecte de bout en bout parce qu’en plus, cerise sur le gâteau, le tout ne manque pas d’humour. Franchement, quand un roman érotique est si bien troussé et qu’il donne envie de faire des tas de coquineries en cachette, pourquoi se priver ?

A déguster lentement, à petites lampées, pour faire durer le plaisir…!

 

Les avis de Jérôme, Cristie, Christina

 

Morceaux choisis : « Édith en cachette. La bouche d’Edith en cachette, les lèvres d’Edith en cachette, la langue d’Edith – pas trop de langue pour la première fois -, les cheveux d’Edith pour y mettre les deux mains… La bouche qui dit « Monsieur »… (La bouche qui dit « Mademoiselle » a très envie de la bouche qui dit « Monsieur »)

Mais tout à l’heure, on ne se dit pas un mot, juste une grande phrase muette, et puis on se sépare, et puis on s’écrit, ou téléphone.

Petit bisou sur le nez  pour prendre patience, Mademoiselle, Henri. »

 

« Mercredi, tu me téléphones qu’on puisse se voir cinq minutes : un patin dans ta voiture – ma main entre tes cuisses seulement si tu avances les jambes et que tu montres que tu en as envie. (Tes enfants attendront bien cinq minutes – comme cela ils auront une maman toute gaie et les joues bien chaudes…) »

 

« Je ne suis pas comme ton ex, je ne suis pas jaloux des hommes qui te regardent, bien au contraire. Tu sais déjà que je t’excite beaucoup trop pour arriver à te contenter seul. (Tous les écrivains sont pareils, ils écrivent le double de ce qu’ils peuvent faire. Et encore, moi ça va à peu près !)

Donc, je vais t’apprendre à te laisser regarder, puis à regarder à ton tour, à soupeser du regard, à avoir envie tout de suite, là, immédiatement, et à provoquer l’autre pour qu’il réponde à ton envie et qu’il s’exécute vite, sans histoire… Tu as une chatte faite pour jouir à la moindre occasion, matin, midi et soir : contre les arbres dans les jardins publics, dans les parkings souterrains, en voiture dans les chemins, chez toi sur le divan du salon, dans l’ascenseur entre deux étages, etc. (Comment se fait-il que tu aies si peu baissé dans la vie toi qui aimes et qu faite si naturellement pour ça ?) »

 

Éditions La Musardine (Février 2013)

143 p.

 

 

Mardi c'est permis

Tous chez Stéphie !

Et vous, qu’avez-vous lu d’inavouable ce mois ci…?

20 commentaires sur “Il faut jouir, Edith – Alain Bonnand

  1. Le point de départ de l’histoire est original, c’est déjà un gros + par rapport à ce qu’on voit d’habitude. Billet chaud bouillant pour mieux nous tenter… 😉

  2. Un vrai plaisir ce livre, qui se déguste comme une petite friandise interdite…

    Merci pour le lien et merci pour ce billet so sexy… ^^ 😀

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