L’essence du plaisir – Paloma Casanova

L'essence du plaisir

 

Ceci est une braguette… Au moins les choses sont claires !

 

Vous apprécierez au passage l’efficacité de cette couverture qui annonce la couleur, et de bien belle façon ma foi…, au risque de provoquer une crise cardiaque à Tata Simone ou des palpitations aux jouvencelles qui oseraient s’aventurer entre ces pages.

 

Votre oeil aiguisé ne pourra que remarquer également ce titre on ne peut plus niais vendeur…

 

Ou encore ce pseudo absolument portnawak parfait de l’auteure…

 

Pas de doute possible, nous sommes bel et bien le premier mardi du mois, celui où toutes les audaces sont permises grâce à notre reine mère à tous qui est bien partie pour fêter son jubilé, j’ai nommé Stéphie !

 

Et là, comment dire, vous allez être servis, pas de tromperie sur la marchandise, ouf, on respire ! Ici pas moins de 7 nouvelles toutes plus graouuuu émoustillantes les unes que les autres, au menu du jour donc… : « Un marquis un peu trop attentionné ; une guerrière fougueuse qui découvre les plaisirs de la chair ; une voleuse de diamant qui cache bien son butin, mais mal son jeu lors d’un interrogatoire dans les règles de l’art ; une jeune vierge effarouchée qui ne le restera pas longtemps ; un amant qui aurait dû réfléchir à deux fois avant de confier ses fantasmes à une fille de joie… L’imagination de Paloma Casanova ne semble pas avoir de limites lorsqu’il s’agit de nous guider dans les alcôves secrètes du plaisir. »

 

Et ça commence fort  avec la première nouvelle intitulée Le chasseur chassé… Je vais vous la faire courte : un chasseur mal dégrossi, une forêt, une mystérieuse propriétaire  qu’on appelle l’Etrangère, une rivière, de l’eau et du cul. Voilà. C’est aussi simple que ça. Une petite mise en bouche appétit ?  

« L’eau la lèche à mi-cuisse et elle s’asperge d’un geste serein, lent et mesuré. Ses seins battent la mesure de ses mains. Elle me fait face et je me sens coupable. Pourtant, j’aime ce spectacle justement parce qu’elle ignore ma présence. Elle plonge, disparaît, puis ressort de l’eau, les seins flottant à la surface. Elle passe ses mains dans ses cheveux pour les essorer ; se laisse flotter sur le dos, les jambes écartées. » C’est bien connu, on fait toutes ça… Et à cette vue, notre chasseur ne reste pas de marbre : « Je sens une chaleur monter en moi, ainsi que mon sexe qui grimpe après mon caleçon. Il essaye de sortir : il veut voir, lui aussi ! Je suis de plus en plus mal à l’aise et… excité ! Elle continue à barboter, innocente, offerte à l’eau qui la pénètre et à ma vue. » Bla bla bla… Évidemment, notre chanceux chasseur « bande comme un cerf » et finit par rejoindre la belle Ondine pas si farouche il faut bien le dire. Quand la croupe est si accueillante et la « caverne » si « veloutée » (sic), il faut pas se gêner !  

 

Et tout est plus ou moins du même acabit ô joie ne gâchons pas notre plaisir… Dans Le diamant et ses écrins une jeune femme spécialiste du vol de gros cailloux est interrogé par un officier suite à la disparition suspecte du solitaire le plus rare du monde. Je vous la fait courte aussi hein : une belle effrontée, un flic à la belle carrure, viril et sensuel (tant qu’à faire !), un interrogatoire indécent, quelques croisements de jambes à la Sharon Stone… et une fouille corporelle absolument pas académique… « La situation commence franchement à l’exciter et cet homme dégage quelque chose de fascinant. Elle s’offre docile et attend de sentir ses doigts. Il semble hésiter, à l’étroit dans son pantalon. Relevant subtilement la tête, elle regarde sans gêne le tissu tendu et sourit. – Je suis prête. Allez-y, fouillez-moi… » Exécution…! « Avec vigueur, il plante deux doigts dans le vif du sujet et s’enfonce dans l’écrin humide et soyeux. Il ferme les yeux, commence à la désirer. Elle se cabre et avale ses doigts dans un gémissement qui le rend encore plus fou. » Avec tout ça, on oublierait presque qu’il est à la recherche d’un diamant…

 

Et il y en a pour tous les goûts : Belisama la reine guerrière vierge (si, si !) devenue captive d’un homme, un vrai, « un homme dont le corps est musclé et strié de cicatrices », un homme au « torse lisse taillé dans l’acier », aux « abdos semblant avoir été sculptés dans le bois le plus dur », un homme aux « cuisses athlétiques qui jaillissent d’un pagne court fait d’une toile grossière ». Une brute. Un guerrier dangereux. Le kif total… A sa prisonnière qui lui demande pourquoi il ne l’achève pas il lui répondra (attention, phrase culte !) : « Un corps comme le tien, fait pour damner un saint, mérite de mourir, certes. Mais de plaisir ! » Mouarf !! A vous de découvrir les « supplices » qu’il lui réserve…

Les couguars en herbe auront aussi droit à leur nouvelle, jeunot de 20 ans compris, et comme l’héroïne écrit des romans érotiques voyez-vous, son imagination est débordante… Il y a aussi l »histoire d’Alma la bonne samaritaine qui ne souhaite qu’une chose, réaliser les fantasmes des hommes qui payent pour ses services. Son client du jour, les yeux bandés, risque de ne pas oublier de sitôt sa folle nuit où un invité mystère rejoindra la danse…

Le tour de la question ne serait pas complet si nous n’avions pas droit à l’initiation d’une jeune vierge dans une curieuse « maison des sages » ou encore à l’indispensable nouvelle « en costume » avec un célèbre-marquis-dont-on-taira-le-nom et une dame du monde fraîchement sortie du couvent, du moins le croit-on…

 

Vraiment très chouette ce petit recueil, oui, vraiment !! Un savant dosage de torses virils, d’ébats fougeux et de répliques hilarantes, on en redemande ! Vivement le mois de juillet !

 

Éditions Numeriklivres (Juin 2010)

Collection Petites Vites

EBook au format ePUB

 

Mardi c'est permisTous chez Stéphie !

Qu’avez-vous lu d’inavouable ce mois ci ?

 

Challenge-amoureux_saison2.jpgEt une nouvelle lecture pour

le challenge amoureux d’Irrégulière

importorigin:http://aliasnoukette.over-blog.com/article-l-essence-du-plaisir-paloma-casanova-106397721.html

10 commentaires sur “L’essence du plaisir – Paloma Casanova

  1. J’adore les perles que tu trouves…. 
    Très bon de bon matin.
    « elle a les seins battent la mesure » ??? Really ? comme un métronome ?
    Et son sexe à lui grimpe APRES son caleçon ? Comment ça après ?
    Rhooo et les sexes veloutés m’ennuient et autres alcoves, non non, vraiment, c’est pas possible 🙂
    En tout cas j’aime le nom de la collection, enfin ça aurait été mieux (et plus approprié) avec un b à la place du v… ah ah.  

    • Rhooooooo, le coup du sexe qui grimpe après son caleçon, j’en ai eu des hoquets de rire !!!

      Pour le nom de la cllection, c’est marrant mais j’avais pensé à autre chose, en enlevant le « e », ça fait « vit »… Pas mal non plus ! 😉

  2. A la lecture de ton billet on peut se demander si ce n’est pas en catégorie « humour involontaire » que le livre devrait être classé !!

    J’imagine les fous rires à la lecture de certaines expressions. Ca rendrait presque le livre tentant.

    • C’est ce qui fait tout le « sel » de ces lecture dites « inavouables »…! On rit, oui mais quand l’histoire et le style sont au rendez-vous, on passe un délicieux moment…! 😉

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