L’ombre et la lumière – Megan Hart

L-ombre-et-la-lumiere.jpgJe retiendrais une chose de cette lecture hautement passionnante et philosophique à la couverture si sexy… Bénies soient les liseuses électroniques qui permettent de stocker un nombre incalculable de niaiseries en tout genre dans la plus grande discrétion ! Tout en prétendant que l’on est plongée dans un classique en VO…

Oui, j’ai donc inauguré mon tout nouveau jouet avec une romance dans la collection Spicy des éditions Harlequin, pour la bonne cause entendons-nous bien vu qu’il ne vous aura pas échappé que nous sommes le premier mardi du mois, et qui dit premier mardi du mois dit bien évidemment lectures inavouables en pagaille sur la blogosphère sous le haut patronage de notre maîtresse Stéphie… D’ailleurs, mon petit doigt me dit qu’il doit s’en passer de belles sur son blog aujourd’hui…, paraîtrait même qu’elle nous concocte un petit quelque chose pour mardi prochain, jour de la Saint Valentin oblige, ouvrez l’oeil…! Mais revenons à nos moutons, et laissez moi vous présenter Mira…

 

Je ne peux m’empêcher de vous livrer telle quelle la présentation de l’éditeur : « Victime d’un sort puissant, Mira brûle d’un désir irrépressible, que nul amant ne semble pouvoir satisfaire. Mais ce qu’un seul homme ne peut faire, deux y parviendront peut-être… » Comment résister ?

Et bizarrement, tout commence comme un joli conte de fée bien cucu, véridique, lisez plutôt : « Dans un royaume très loin d’ici, dans des temps depuis longtemps disparus, vivaient un fort beau jeune homme et sa jeune épouse, tout aussi belle que lui. Ses cheveux avaient la couleur du coucher de soleil, ses yeux étaient lumineux comme un ciel d’été et sa peau superbement crémeuse. Elle s’appelait Ilina, et le jeune homme l’aimait plus que tout au monde. Ilina, elle, adorait son jeune mari, si beau. Pitor était fort, très fort, avec des bras et des cuisses si musclés qu’il semblait bâti pour couper du bois ou construire des maisons. » A ce stade, j’avais déjà failli m’étouffer de rire, clairement, nous avons la un monument du genre !!! Bêtement, je me suis dit que ça allait être gentillet tout le long, que nenni, je me suis trompée, tout comme Megan Hart a trompé ses lecteurs avec cette splendide entrée en matière ! Donc, Pitor (mouarf !) est bien bâti, et heureusement parce qu’effectivement il gagne sa vie en étant bûcheron, à son grand désespoir d’ailleurs puisqu’il rêverait d’offrir une belle vie à sa dulcinée, il veut le mieux pour elle, cétipa meugnon ça ! En attendant, il continue à passer ses journées à couper du bois.

Mais un jour, Pitor ne voit pas l’heure passer et se fait piéger par la nuit, il est trop tard pour rentrer chez lui retrouver sa petite femme, qu’à cela ne tienne, il dormira dehors, c’est plus sûr. Et là, TADAAAAAAAAAMMMMMM ! Arrive la vilaine méchante sorcière vicelarde et perverse qui tente ni plus ni moins de le violer ! Celle là, je ne m’y attendais pas ! « Hé, mon beau, dit alors une voix dans la nuit, c’est un trophée sans prix que tu possèdes entre les jambes. Je donnerais cher pour qu’un homme me prenne avec un tel don. » Ce qui a le mérite d’être clair et direct ! Le pauvre garçon est bien embêté, il aime sa femme le bougre, il n’empêche que la vue de l’aguichante sorcière ne le laisse pas de marbre, ahummmm…. Résistera ? Résistera pas ? Eh bien non, sinon c’est pas drôle, en même temps il est un peu obligé de succomber puisque la sorcière lui promet le pire dans le cas contraire… Par contre, s’il l’honore comme il se doit, il se verra récompensé : elle lui promet que l’enfant que sa femme mettra un jour au monde ne connaîtra jamais la faim ou la pauvreté. Pas de bébé à l’horizon pour l’instant mais dans le doute…

Quelques mois plus tard, Ilina met effectivement une belle petite fille aux yeux vairons au monde, mais malheureusement elle mourra en couches. Pitor n’a même pas la force de regarder sa petite fille, elle sera confiée à une riche famille qui l’adoptera. Élevée comme une princesse dans une grande demeure de pierres sur une colline, Miracula deviendra une magnifique jeune fille, « la plus belle de tout le pays ». Une jeune fille à qui la fée perverse et maléfique lancera un sort, un sort qui est un don mais qui punira sa famille : « Tu seras désirée. Et tu désireras. » Et tout ça jusqu’à ce qu’elle trouve enfin celui qui arrivera à la combler. Et à partir de là, la romance se transforme en grand bordel, Mira se tape tout ce qui bouge en long en large et en travers sans jamais être satisfaite. La frustration est à son comble, Mira n’est jamais rassasiée, sans cesse elle doit céder à ses désirs… Jusqu’au jour où deux hommes se présentent, Gérard et Alain, l’ombre et la lumière…

 
Du lourd ! Du grand n’importe quoi aussi ! Je ne compterai pas le nombre de parties de jambes en l’air que contiennent ces 170 pages, mais Mira, qu’on lui ait jeté un sort ou non, ne fait pas dans la dentelle… Il a bon dos le sortilège ! L’héroïne qui se transforme en obsédée insatiable, sorcellerie ou pas, on en revient finalement toujours aux même recettes… Qu’importe, c’est chaud bouillant ! L’arrivée des deux hommes est « intéressante », je vous laisse imaginer les diverses combinaisons possibles, deux gars, une fille, trois possibilités… voire plus ! Adieu les tabous ! Mais finalement, aucune réelle originalité dans cette romance, même si les deux potes font plus que se rapprocher… La fin est abrupte, le sort est levé, happy end, ça se fête ! Mis à part ça, je crois que j’ai rarement autant ri, le style de Megan Hart, comment dire…, je n’ai pas de mots ! Allez, un p’tit dernier pour la route, histoire de vous mettre en appétit !

« Elle leva les yeux vers lui. Ses cheveux clairs tombaient librement sur ses épaules. Il avait les traits aiguisés d’un faucon et, sous ses vêtements simples et robustes, elle devinait le corps d’un guerrier. Elle frissonna, imaginant déjà ces bras musclés l’encerclant, ces jambes puissantes écartant les siennes. Il ne serait pas tendre, elle pouvait le dire rien qu’à les regarder, et à cette seule idée, son pouls s’accéléra, tandis qu’un désir intense venait se loger entre ses cuisses. »

 

Éditions Harlequin (Juin 2011)

Collection Spicy

EBook au format ePUB

Taille du fichier : 213 KO

 

Mardi c'est permisTous chez Stéphie !

Qu’avez-vous lu d’inavouable ce mois ci ?

 

Challenge-AmoureuxEt une petite lecture pour le challenge amoureux

d’Irrégulière

… catégorie libre, bien entendu ! 😉

importorigin:http://aliasnoukette.over-blog.com/article-l-ombre-et-la-lumiere-megan-hart-98697695.html

19 commentaires sur “L’ombre et la lumière – Megan Hart

  1. Mais où ils vont chercher tout ça, les auteurs ? Franchement, à lire ton résumé je me suis dit que ça devait être un pavé de 800 pages. Je me demande comment elle a pu faire tenir autant dévénements en 170 pages. Tellement intrigué que je me laisserais bien tenté…

    De mon coté, j’ai lu un roman de la collection passion intense : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2012/02/le-premier-mardi-cest-permis-4-les.html . Du lourd, tu te doutes bien ! 

    • J’aime ces rendez-vous, je piétine d’avance de savoir qu’on remet ça la semaine prochaine ! J’espère que tu seras de la fête ! 😉

    • Eh bien comment dire…, elle finit avec les deux en fait, choisir c’est ringard ma belle ! 😉 Blague à part, ça b***e à tout va là dedans !

    • Je t’assure qu’une fois qu’on est dedans, on a du mal à lâcher ce livre… Ca fait du bien de ne pas se prendre la tête parfois ! 😉

    • Et encore, 170 pages sur liseuse, je suis sûre que ça fait bien moins en réalité ! J’ai vu que chez toi, c’était pas trop ça… Bon, attaque ta prochaine lecture pour mardi prochain, j’espère que tu auras la main heureuse ! 😉

  2. Je suis morte de rire !!!!! C’est vraiment n’importe quoi cette collection (oui, j’avoue moi, c’est dans mon mac que je planque mes lectures harlequinesque….).

    Ca me fait penser à un livre que j’avais lu où l’héroïne avait besoin d’être hypnotisée… Faut que je le retrouve celui-là pour la semaine prochaine lol

    • Vive les mac ! (Oui, je suis moi aussi amoureuse de mon Mac…!)

      Tout a l’air d’une grande blague dans ce roman, c’est tellement énorme qu’on y fait même plus attention ! J’adore, j’ai le droit hein ? 😉

    • Ah non, je ne regrette absolument pas ma liseuse ! Je l’adore ! Et puis c’est absolument parfait pour stocker les lectures inavouables ! 😉

    • Misère, je ne sais pas si tu trouvera ce livre quelque part, il n’est dispo qu’en format numérique… Pauvre de toi ! En même temps, je peux te prêter ma liseuse si tu veux, ce roman est un modèle du genre quand même !!

  3. Ton article m’a trop fait rire !! Tu écrit super bien c’est excellent, Je vais le faire lire à mes collègues demain. Moi dans la bibliothèque ou je bosse, on a une vieille collection d’Harlequin « à l’eau très rose » c’est un don, et les mamies ont tout lu et bien je vais leur acheter ce titre on verra bien !!! Déjà les pauvres elles trouvent que la bicyclette bleue de Régine Deforges c’est Hard alors là ça va être le pompon !!!!

    • Merci ! Cela dit, je ne sais pas si tu trouveras une édition papier de ce titre, d’après ce que j’ai vu, il n’existe qu’en version numérique… Peut-être d’autres titres de cette auteure, qui sait ? En tous cas, je me suis autant marré à lire cette histoire qu’à écrire le billet ! 😉 J’aimerais bien voir la tête des petites mamies si elles le lisaient !

  4. J’ai lu ton article à mes collègues, ils ont adoré, et ont bien ri. Mon collègues le seul garçon de notre équipe m’a dit que l’on devrait en acheter une quinzaine comme ça et on les glisserait incognito dans le rayon « harlequin ». Je crois que là on ferait des malheureuses car encore aujourd’hui il y a une dame qui m’a dit qu’elle en avait lu un super beau roman de la collection Harlequin, elle m’a raconté que c’était l’histoire d’une femme qui avait un cancer et qui se faisait soigner par un docteur qui a réussi à la guérir et qui en plus s’est marié avec elle ! Quelle belle histoire, que du beau !!! Alorsnon  je ne vais leur glisser des titres de la collection Spicy. Les pauvres elles comprendraient pas, par contre je vais m’en acheter un pour faire la lecture à mes collègues les jours de déprime  !!!

    • Alors, elle existe cette collection Spicy en papier ? J’étais sûre que ce n’atait disponible qu’en numérique ! Cela dit, il doit bien y avoir l’aquivalent ! Si jamais vous en mettez dans vos rayons, il faudra que tu viennes me raconter ça, les réactions des petites mamies vaudront leur pesant de cacahuètes ! 😉

    • On se le demande, franchement ! En même temps, c’est teelement truffé de leiux commun que tout deveint un peu trop prévisible… mais qu’est-ce qu’on rit ! 😉

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