péché exquis-de-emma-foster

 

Je vais être franche : je n’aurais probablement jamais ouvert ce roman si je n’avais pas su quelle auteure exquise se cachait derrière ce pseudo. Autant j’aime me distraire en lisant de temps en temps des petites romances érotiques gentillettes pour les rendez-vous coquins de Stephie, autant je freine des quatre fers dès qu’il s’agit de romances surfant sur la mode du BDSM (merci Fifty shades…) Les fouets, cravaches, liens de cuir ou autres fessées, très peu pour moi…

 

Sauf que j’ai dévoré Péché exquis… Englouti en moins de deux jours, le reposant difficilement tant j’avais envie de connaître la suite. Quels sont donc les secrets d’Emma Foster pour avoir réussi l’air de rien à me pousser hors de ma zone de confort…?

 

1- Les personnages, comme toujours extrêmement bien campés. S’éloignant habilement des clichés tout en les réutilisant. Adam n’est pas que beau, riche, malheureux en amour et affreusement seul… Celle qui se fait appeler Eve est loin de l’héroïne fadasse, écervelée, belle et sexy. Et on ne fait qu’effleurer dans ce premier tome la complexité de leurs personnalités tant les zones d’ombre sont nombreuses…

N’oublions pas non plus les personnages secondaires (Lilith, la patronne de l’agence d’escorts, Ben, le meilleur ami d’Adam…). J’espère secrètement qu’il prendront encore plus d’ampleur dans les tomes suivants…

 

2- Le style « Foster ». On pourra dire ce qu’on veut, que dans ce genre de littérature la langue passe au second plan, la plume de l’auteure est ici LE gros atout du roman. Point de raccourcis faciles, une aisance déconcertante pour écrire les scènes les plus osées qu’il soit, une narration habile qui alterne entre le point de vue d’Adam et celui, plus intime, d’Eve par le biais de son journal…

 

3- L’originalité de l’histoire. Le héros de ce premier tome, c’est Adam. Un homme blessé qui va pénétrer un monde qui lui était totalement inconnu avant. Qui va se prendre au jeu plus que de raison… quitte à la perdre totalement. Son entrée dans cet univers si particulier et si codé du BDSM est parfaitement décrit, de même que les émotions à travers lesquelles il va passer en se découvrant amoureux… et dominateur.

 

4- Eve, personnage emblématique du roman malgré sa toute relative « discrétion ». Un personnage énigmatique, difficile à cerner, qui se dévoile par petites touches tout au long du roman. On s’attend à des révélations concernant son passé, sa douleur, son besoin d’expier une « faute »… tout en étant forcément loin du compte…

 

5- Les scènes de sexe. Si elles ne sont pas le principal et le seul intérêt du roman, loin de là, elles sont extrêmement maitrisées, « documentées » (non, non, non, je me refuse à savoir ce que tu as bien pu faire pour savoir tout ça Emma, non, non, non…!) et, à mon grand étonnement… fortement émoustillantes… Pas pour autant que j’achèterai un masque de velours pour entrer dans un club privé mais vu mon aversion pour ce genre de pratiques, ça relève de la prouesse !

 

6- L’histoire d’amour. Parce oui, il est beaucoup question d’amour ici. Il n’est même question que de ça. Celui qui fait mal, celui qui sauve aussi. Une « histoire faite de retenue et d’abandon, de limites et de dépassement. » Et là, mon petit cœur tout mou fond… Le hic…? C’est une trilogie, et il va falloir être patients pour découvrir le fin mot de l’histoire… Argggghhhh….!

 

En résumé, je suis conquise par une romance BDSM, et je peux vous dire que ce n’était pas gagné…! Hâte de savoir ce qu’en a pensé Sarah avec qui je partage cette lecture. M’est avis qu’elle a succombé au charme sulfureux d’Adam…

 

 

Les avis de Karine, Mylène, Stephie

Interview de l’auteure chez Mylène

 

La page Facebook de l’auteure

 

 

Premières phrases : « Adam contemplait Paris qui s’étendait à ses pieds comme une femme lascive et offerte. Un crépuscule glacé s’était abattu sur la ville, dont les froides lumières luttaient pour percer la grisaille. Du haut de son bureau situé au quatorzième étage d’une tour de la Défense, Adam avait l’impression d’être un peu hors du temps, loin des bruits et des turpitudes de la foule. »

 

Au hasard des pages : « Je ne sais pas ce qui s’est passé. J’ai abdiqué. Je m’étais promis de ne jamais céder aux sirènes de la facilité : pas de maître, pas d’attaches, pas de confort. Souffrance psychologique et douleur physique étroitement liées, tressées en un fil raide sur lequel je cheminais depuis longtemps. Des mois. Des années. Une éternité. La douleur avait fini par devenir confortable, comme un vêtement aimé qu’on use jusqu’à la corde.

je n’ai pas assez expié. Je n’aurais jamais dû revoir Adam, mais comment résister à son magnétisme, à sa chaleur, à son regard ? Malgré les règles auxquelles je me plie depuis longtemps, malgré les remparts que j’ai érigés autour de mon cœur, je suis faible. » (p. 281)

 

 

Éditions Milady (Février 2015)

Collection Romantica

352 p.

 

Prix : 16,90 €

ISBN : 978-2-8112-1430-2

 

 

Angela-Morelli


35 commentaires

yueyin · 13 mars 2015 à 07h30

Tout à fait d’accord 😉 atypique et bien écrit, et du coup un vrai roman au delà du genre 🙂

    Noukette · 15 mars 2015 à 16h12

    Il n’y a qu’elle pour me faire lire ce genre de littérature je dois dire, c’est fortiche ! 😉

Stephie · 13 mars 2015 à 07h31

Quelle maîtrise de la chronique à défaut de celle du bondage 🙂

    Noukette · 15 mars 2015 à 16h13

    Merci maîtresse Stephie, j’y travaille, j’y travaille… (à l’art de la chronique hein, pas à celui du bondage) 😉

Cristina · 13 mars 2015 à 07h56

Convaincue je suis… je cours à la médiathèque et s’il ne l’ont pas je leur fais un caca nerveux NA ! 😉 Trop hâte de le découvrir.

J’ai beau chercher et je sens que je vais passer pour une andouille mais « BDSM » … « SM » ok mais BD ça veut dire quoi ? ^^

    Noukette · 15 mars 2015 à 16h16

    Alors alors, le dictionnaire dit ça : « Définit toutes les pratiques sexuelles qui font intervenir le bondage, la domination, le sadisme et le masochisme, la soumission et les punitions. » J’espère avoir éclairé ta lanterne 😉
    Cela dit, m’étonnerait bien que la bibli l’achète, tu me diras 😉

L'Irrégulière · 13 mars 2015 à 09h15

Je me le réserve pour le prochain mardi !!!!

jerome · 13 mars 2015 à 12h31

Le fouet et la fessée c’est pas mon truc non plus mais ma curiosité intellectuelle légendaire étant sans limite, il se pourrait que je revienne du salon du livre avec un exemplaire de ce péché exquis et, pourquoi pas, une petite dédicace de lauteur 😉

    Noukette · 15 mars 2015 à 16h17

    Il le faut, elle sera au stylo rose en plus ! Tu pourras l’offrir à madame, en espérant que cela ne lui donne pas des idées 😉

    Stephie · 15 mars 2015 à 17h51

    Ah ah ah, pardon 🙂

folavoine · 13 mars 2015 à 12h57

tentant… Franchement, dépasser le cucul (ahaah) n’est pas facile dans ce genre de littérature.
Les bibliothèques achètent elles ? D’ailleurs, je vais de ce pas vérifier pour 50 nuances… j’avais lu un très intéressant article de bibliothécaires sur le fait d’acheter en biblio Merci pour ce moment de Trierweiler

    Noukette · 15 mars 2015 à 16h19

    Je me pose la même question concernant les bibliothèques, j’avoue ne pas avoir vérifié dans ma ville… Du coup ça m’intrigue !

franfran · 13 mars 2015 à 13h40

ahhhh suis chamboulée par ce billet 😉 …. il me faut cet objet (euh ce livre pas ce masque en velours, quoique 😉 )

    Noukette · 15 mars 2015 à 16h20

    Tu ne peux que le lire voyons, surtout que tu vas rencontrer sa délicieuse auteure tout bientôt ! 😉

alexmotamots · 13 mars 2015 à 13h54

Je me laisserai tenter, parce que c’est bien écrit.

Emma Foster · 13 mars 2015 à 21h05

Rhoooo, quelle belle chronique ! Je suis ravie ! <3

Leiloona · 14 mars 2015 à 10h20

Je serais curieuse de faire de la litt’ comparée entre Foster et Angelli aussi. Non, non pas pour les coups de fouet, je suis une femme candyesque. #miaou

    Noukette · 15 mars 2015 à 16h25

    Le côté angélique d’un côté et le côté sombre de l’autre… Appelez Sigmund s’il vous plait…! 😉

manU · 14 mars 2015 à 12h06

Cette « mode » ne me tente pas du tout mais je dois reconnaitre que là, tu as réussi à susciter ma curiosité, à titre purement informatif bien entendu… 😉

Au fil des plumes · 14 mars 2015 à 15h12

Avec celui de Stephie ça fait deux avis très positifs, du coup je vais me lancer!

Marion · 16 mars 2015 à 14h16

Il me le faudrait pour un prochain rendez-vous chez Stéphie.

Mylene · 17 mars 2015 à 09h03

Ah là là rien que de relire ta chronique j’ai hâte de lire la suite et d’avoir les réponses à touuuutes mes questions (parce que oui, il faut le dire, Eve en soulève beaucoup …) et retrouver Adam <3 !

    Noukette · 18 mars 2015 à 22h11

    Des questions, oui, plein… mais j’adore rester dans le flou…! Vivement la suite !!

zazy · 18 mars 2015 à 15h16

BDSM ?? SM, je sais, mais BD ?
SM, ça ne m’a jamais tenté.

    Noukette · 18 mars 2015 à 22h41

    Pareil, mais je suis curieuse que veux tu, en littérature c’est plus facile de tout explorer ! 😉

laurielit · 26 mars 2015 à 22h18

Il est vrai que ton billet est fort tentant ma chère…moi qui suis très fan d’Angela Morelli, j’ai très peur de lire E Foster car ce genre de pratiques…et bah bof quoi et quand j’ai déjà essayé de lire pour les rdvs de Stéphie des livres s’en rapprochant, j’ai vraiment lâché les bouquins…bon là forcément en connaissant l’auteure j’ai envie de me laisser tenter parce que je sais à quel point elle écrit bien…A voir, j’ai peur que ma cuisine m’envoie des signes après!

    Noukette · 3 avril 2015 à 22h05

    J’ai plus que hâte que tu tentes l’expérience ! Je ne suis pas du tout adepte de ces pratiques non plus et pourtant j’ai pris un plaisir fou à cette lecture ! Fonce ! 😉

Péché exquis. Les nuits tentatrices – 1, d’Emma Foster | Cultur'elle · 7 avril 2015 à 07h01

[…] par Karine, Noukette, […]

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