Je lis… donc je suis…

 

bibliothèqueComme l’année dernière, je reprends ce petit tag bien sympathique repéré chez Géraldine cette semaine. Le principe est simple, quoique… Répondre aux questions posées en donnant comme réponse le titre d’un livre lu dans l’année écoulée. Un « bilan » alternatif qui me plaît bien !

 

Décris toi…

 La femme de papier

 

Comment te sens tu ?

Comme une envie de voir la mer

 

Décris où tu vis actuellement…

Garden of love

 

Si tu pouvais aller où tu veux, où irais tu ? 

 Rendez-vous n’importe où

 

Ton moyen de transport préféré ?

 A pas de loups

 

Ton/ta meilleur(e) ami(e) est…

 Mon amour

 

Toi et tes amis vous êtes…

 Otages intimes

 

Comment est le temps ?

Danser les ombres

 

Quel est ton moment préféré de la journée ?

Les nuits de Saturne

 

Qu’est la vie pour toi ?

 Sables émouvants

 

Ta peur ?

 Plus de morts que de vivants

 

Quel est le conseil que tu as à donner ?

Appartenir

 

La pensée du jour…

 Rien que ta peau

 

Comment aimerais tu mourir ?

Délivrances

 

Les conditions actuelles de ton âme ?

Le diable, tout le temps

 

Ton rêve ?

Une vie d’amour

 

 

Alors, à qui le tour ?

 

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La petite lumière – Antonio Moresco

la_petite_lumiereUne belle rencontre…

 

Il suffit parfois de presque rien pour se laisser séduire. Une atmosphère. Une voix. L’impression étrange d’être en terrain connu et familier… J’ai pensé à Choplin. A de Luca. A Baricco… Et de fait, je me suis sentie comme à la maison dans ce curieux petit roman. Une sensation de bien-être réconfortant. Peut-être l’effet des mots d’Antonio Moresco, de cette langue si pure et si belle que la poésie semble se nicher dans les moindres recoins. Si délicate et musicale à l’oreille (c’est dire si cette traduction est sublime…) que j’en regrette presque de ne pas comprendre l’italien pour pouvoir lire l’auteur dans le texte…

 

On entre dans La petite lumière à pas feutrés, comme dans un sanctuaire. La nature y est sublimée, aussi belle que terrifiante, si fragile et pourtant si puissante. Dans ce hameau déserté, un homme, le narrateur, intrigué par une petite lumière qu’il perçoit chaque soir avant de s’endormir. Comme un phare dans la nuit, cette lumière l’appelle… «Et puis, quand le soleil disparaît derrière la ligne de crête et qu’il commence à faire nuit, et que ce monde végétal devient invisible et noir comme une grande éponge nocturne, de l’autre côté, là-bas, au loin, chaque nuit, chaque nuit, toujours à la même heure, s’allume soudain cette petite lumière.» L’endroit est désert, lui-même vit seul, ermite volontaire dans un paysage qui l’apaise autant qu’il le dépasse. L’homme ira à la rencontre de cette lumière et trouvera l’enfant… Une petite maison de pierre. Et cet enfant, qui allume la lumière la nuit pour se sentir moins seul…

 

Il y a incontestablement quelque chose de fascinant et de troublant dans la prose d’Antonio Moresco. Un vrai supplément d’âme. Un raffinement discret. Une langueur hypnotique qui fait que ce texte résonne longtemps après la dernière page tournée. Tout se mêle, la vie et la mort, la beauté et la noirceur du monde, le réel et le fantastique… La frontière est si fine que le lecteur se rend vite compte que l’essentiel est ailleurs. Dans les questionnements et les errances intimes que ce texte soulève par exemple…

Le fait est que ce petit texte m’a totalement subjuguée. Tout y est ciselé, à sa place. Pas un mot de trop, juste ce qu’il faut pour que le lecteur, touché en plein cœur, se laisse porter dans ce monde hors du temps… Un petit bijou…

 

Les avis de Aifelle, Alex, Clara, Hélène, Luocine, Moglug, Nicole

 

Premières phrases : « Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant ».

 

Au hasard des pages : « Qu’est-ce que ça peut bien être, cette petite lumière ? Qui peut bien l’allumer ? », je me demande tout en marchant dans les rues empierrées de ce petit hameau où personne n’est resté. « Est-ce que c’est une lumière qui filtre d’une petite maison solitaire dans les bois ? Est-ce que c’est la lumière d’un réverbère resté là-haut, dans un autre hameau inhabité comme celui-ci, mais de toute évidence encore relié au réseau électrique, qu’une simple impulsion allume toujours à la même heure ? »
On n’entend que le bruit de mes pas qui résonnent dans les ruelles, j’aperçois les marches de pierre d’un petit escalier sur le point de s’effondrer, la porte enfoncée d’une étable, les restes de toits en ardoise écroulés et recouverts de plantes grimpantes, d’où jaillissent les cimes de figuiers ou de lauriers poussés entre les gravats, deux abreuvoirs en pierre remplis d’eau, des portails à la peinture éblouissante et craquelée. »
(p. 10)

 

Éditions Verdier (Septembre 2014)

Collection Terra d’altri

128 p.

 

Traduit de l’italien par Laurent Lombard

Prix : 14,00 €

ISBN : 978-2-86432-769-1

Comment j’ai vidé la maison de mes parents – Lydia Flem

conf-babel-affiche-15122015Dans cette jolie université de province (oui bon 😉  elle est un peu mienne alors je la soigne !), ET du Sud de la France, une écrivaine belge est venue donner une conférence. Autant dire un événement rare, bien trop rare qu’il ne fallait point rater !

Cette rencontre organisée par mon laboratoire de recherche a eu lieu le mardi 15 décembre, parfait pour clôturer un 1er trimestre bien chargé et une année bien sombre….

 

Voilà qui était donc sacrément intéressant, d’autant que je ne connaissais ni l’auteure ni ses ouvrages ! Aussi, vite, vite, quelques jours avant cette rencontre, me suis plongée dans ses livres, dont le 1er Comment j’ai vidé la maison de mes parents. Et c’est de ce petit bijou dont je voudrais vous causer aujourd’hui.

 

 

1507-1D’ailleurs, pour tout avouer, je n’étais pas totalement convaincue par ce livre. D’après les informations recueillies sur le net qui disaient, en vrac, et grossièrement résumées, ceci : autofiction, psychanalyse, héritage, chagrin infini, deuils, mort de la mère, désordre des sentiments …. ça n’avait pas l’air follement réjouissant, moi qui avais tant besoin de légèreté.

 

Un aperçu avec la quatrième de couverture : « L’héritage n’est pas un cadeau. Comment recevoir des choses que l’on ne vous pas données ? Comment vider la maison de ses parents sans liquider leur passé, le nôtre ? Les premiers jours, je me persuadai que j’allais « ranger  » et non pas « vider  » la maison de mes parents. Il m’arriva plusieurs fois de prononcer un verbe pour l’autre. Combien sommes-nous à vivre sans en parler à personne ce deuil qui nous ébranle ? Comment oser raconter ce désordre des sentiments, ce méli-mélo de rage, d’oppression, de peine infinie, d’irréalité, de révolte, de remords et d’étrange liberté qui nous envahit ? A qui avouer sans honte ou culpabilité ce tourbillon de passions ? A tout âge on devient orphelin. »

 

Mais c’était sans compter le talent incroyable de cette écrivaine !

Car il s’agit en effet de tout cela mais aussi d’infiniment plus de choses. Écrit dans une langue poétique, ce texte, bouleversant, où chaque mot résonne à l’intérieur, ne ressemble à aucun autre. Un petit rien, qui, malgré le sujet grave, fait un bien fou !

 

Lydia Flem raconte sa propre expérience, travail « lent et inévitable » du deuil, du double deuil et de l’héritage qui en découle. « Comment se peut-il que l’héritage nous autorise en un instant radical à nous saisir de ce qui n’était pas à nous quelques heures plus tôt, à en obtenir la plus totale jouissance, sans restriction, sans transgression ? Comment pénétrer dans des lieux qui n’étaient jusque-là, et depuis notre naissance, pas les nôtres ? Pourquoi pouvons-nous en toute impunité y puiser, y jeter, y détruire, ce que bon nous semble ? Qu’est-ce qui a changé en nous ? Rien, tout. »

 

En vidant la maison, elle accède enfin à l’histoire de ses parents déportés pendant la deuxième guerre mondiale et qui ont toujours refusé d’évoquer ce passé. Un savoir interdit pour leur fille, « entaché d’horreur, de honte, de déni ». Un assourdissant silence. Un passé tu. Sombre. Inexprimable. Une succession de traumatismes vécus avant sa naissance.

Lydia Flem plonge totalement dans les souvenirs, empreintes et vestiges de la vie des siens. Pour renouer avec leur histoire. Avec son histoire. Pour, enfin, rencontrer ses parents.

 

« Pour devenir leur « libre » héritière, il me fallait rompre l’absolu d’un silence dont j’étais depuis toujours l’otage. Écrire devenait une tâche urgente. »

« Je voulais savoir. Non plus être le contenant passif d’une trop grande douleur mais assumer l’histoire qui avait précédé ma naissance, comprendre l’atmosphère dans laquelle j’étais née. Me dégager d’un passé qui était resté entravé dans leurs poumons et m’avait empêchée de respirer librement. »

Et de cette exploration difficile naîtra la délivrance.

 

 

Ce texte, tout en pudeur et en retenue, est d’une beauté incroyable, d’une sensibilité qui tient chaud. Les mots, simples, choisis, sonnent juste. Ils disent l’intérieur, racontent ce qu’on ne dit pas. Questionnent. Et consolent.

 

Un livre précieux à découvrir, à lire et à offrir.

Un livre nécessaire, qui résonne longtemps après l’avoir refermé.

 

 

Premières phrases : «  À tout âge, on se découvre orphelin de père et de mère. Passée l’enfance, cette double perte ne nous est pas moins épargnée. Si elle ne s’est déjà produite, elle se tient devant nous. Nous la savions inévitable mais, comme notre propre mort, elle paraissait lointaine et, en réalité, inimaginable… »

 

Au hasard des pages : « Les choses ne sont pas seulement des choses, elles portent des traces humaines, elles nous prolongent. Nos objets de longue compagnie ne sont pas moins fidèles, à leur façon modeste et loyale, que les animaux ou les plantes qui nous entourent. Chacun a une histoire et une signification mêlées à celle des personnes qui les ont utilisés et aimés. Ils forment ensemble, objets et personnes, une sorte d’unité qui ne peut se désolidariser sans peine. »

 

 

Depuis, j’ai découvert d’autres merveilles : Comment je me suis séparée de ma fille et de mon quasi-fils (2009) et La reine Alice (2011), toujours des sujets graves mais portés par la langue et l’écriture de cette auteure qui sublime les traumatismes de la vie. Qui dit l’espoir et la renaissance. À découvrir de toute urgence, si ce n’est pas déjà fait  😀

 

Vous dire aussi que j’ai eu le plaisir infini de rencontrer cette écrivaine et que cette rencontre a joliment modifié mon regard sur l’auto fiction, les livres, l’écriture et les auteurs (rien que ça !).

 

Et en profiter pour vous souhaiter mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année, qu’elle vous soit lumineuse, douce et joyeuse  😉

 

Lydia FLEM, Comment j’ai vidé la maison de mes parents, Seuil, 2004, 13,20€

Wonderland – Tom Tirabosco

Wonderland_extrait01Il aura fallu dix ans à Tom Tirabosco pour arriver à mettre son enfance en mots et en bulles. Dix ans pour faire ressurgir les souvenirs et tenter de cerner cet enfant fragile, secret et introverti qui dessine  pour que « le temps s’arrête et (que) le monde autour de lui n’existe plus ». Cet enfant qu’il n’a finalement jamais cessé d’être…

 

Le lecteur aurait pu se sentir de trop à jouer les spectateurs intrusifs dans cette histoire si intime…  il n’en est rien. Ce que dit Tirabosco de sa famille, de sa relation d’amour-haine avec son jeune frère handicapé, de son art, de ses influences en tant qu’artiste et de son éveil à l’imaginaire nous touche profondément. Parce qu’il est question de transmission et de liens familiaux aussi complexes que forts. Et parce qu’il parle à l’enfant tapi en chacun d’entre nous.

 

Plus qu’une autobiographie, c’est une véritable mise à nu que nous offre l’auteur en acceptant de se raconter de façon aussi sincère. Beaucoup de tendresse. Un soupçon de nostalgie. Des souvenirs qui pour certains ne peuvent qu’être déformés par les années et la vision de l’artiste. Et qu’importe finalement…

 

Sous les crayons de Tirabosco, se dessine une enfance banale ou extraordinaire, rêvée ou fantasmée, avec ses petits bonheurs, ses moments de grâce et ses coups durs. Sans aucun ressentiment. Juste la vie et ses drôles de surprise, ses rêves et ses refuges, ses pleurs et ses éclats de voix.

Et au centre, la famille, celle qu’on ne choisit pas, qu’on adore et qu’on subit. Mention spéciale au père, sorte de géant fantasque et délirant, amateur d’opéra et adepte des coups de gueule, prototype de l’italien jaloux et du père à l’ancienne voulant faire de son fils un homme et pas une « lopette ». Un véritable personnage de roman ! Tout comme Michel, son jeune frère handicapé, terreur du quartier devenu virtuose de la flûte de Pan. Parfois la réalité dépasse la fiction…

 

Comment parler de qui je suis aujourd’hui sans évoquer les petites choses qui présidèrent

à ma vie de dessinateur ? Je sais que chaque trait garde en lui un peu de ces souvenirs. »

 

Magnifique. Je serai probablement passée à côté de ce bijou sans une gentille fée déguisée en mère Noël qui décidément me connait bien…

Coup de foudre dès la couverture, comment résister à une si belle invitation à plonger dans les méandres de l’enfance et de l’imaginaire…? J’ai tout aimé dans ce récit. La force d’évocation, les digressions toujours instructives, le dessin noir et charbonneux qui sied si bien aux contours des souvenirs. C’est un album qui fait écho. Un album dans lequel on se sent curieusement chez soi, à la maison. C’est douillet, ça gratte un peu, ça émeut et ça soulève tout un tas de questions. Je me demande bien comment vous pourriez ne pas succomber…

 

 

L’avis de Mo’, tentatrice et fournisseuse officielle de coups de cœur. Merci… ♥

 

Le blog de l’auteur

 

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Editions Atrabile (Avril 2015)

Collection Ichor

136 p.

 

Prix : 22,00 €

ISBN : 978-2-88923-029-7

 

 

BD de la semaine saumon

C’était ma BD de la semaine…

…aujourd’hui chez Yaneck

Pas dans le cul aujourd’hui – Jana Černá

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« Je me sens infiniment bien, je n’ai pas la moindre idée de ce qui nous attend, je ne puis imaginer combien de temps nous sépare du moment où tout ceci portera enfin ses fruits et où tout ce que nous avons préparé pendant ces années d’étrange coexistence deviendra réalisable, je n’ai pas la moindre idée de ce qui peut encore se mettre en travers du chemin et avec quelles difficultés nous allons maîtriser et faire disparaître tout cela, mais je me sens bien et j’ai la certitude que tout est pour le mieux, qu’il n’arrivera rien qui ne doit arriver.

Je ne peux pas te perdre et toi, tu ne peux pas me perdre, l’état des choses et ceux qui s’en prévalent n’y peuvent plus rien, nous sommes arrivés à un tel point que c’est sûr et certain. Comment cela arrivera n’est pas de notre ressort, je n’ai aucune intention de forcer le destin et je m’accorde le luxe de cette insouciance d’un cœur léger. »

 

Une longue lettre d’amour… Une lettre brûlante, tendre et sauvage, fougueuse et passionnée. Celle d’une femme libre et indépendante pleinement consciente de ses envies qui a choisi de marcher en dehors des clous et d’aimer sans contraintes. Là où tout est possible. Loin des routes toutes tracées, loin des pensées figées, loin de tout conformisme social. Le plus déraisonnablement du monde…

 

« Pas dans le cul aujourd’hui j’ai mal. Et puis j’aimerais d’abord discuter un peu avec toi car j’ai de l’estime pour ton intellect. On peut supposer que ce soit suffisant pour baiser en direction de la stratosphère. »

 

Ce sont les premiers vers d’un poème écrit par l’auteure en 1948, une des figures marquantes de l’underground pragois, qui donnent son titre à cette longue lettre d’amour écrite au début des années 60. Des mots fous, audacieux et libres qu’elle destine à son amant, le philosophe et poète Egon Bondy.

 

« S’il te plaît, c’est quoi, cette bêtise, pourquoi n’es-tu pas là ? Qu’est-ce que c’est que cette connerie ? Que je ne puisse pas t’embrasser maintenant, que je ne puisse pas m’étendre près de toi, te caresser, t’exciter et m’exciter par toi, que je ne puisse pas te sucer jusqu’à l’orgasme et te sentir entre mes jambes et rire ensuite avec toi parce que ta barbe empeste au point de donner une érection au contrôleur du tram qui poinçonnera ton billet ? Que je ne puisse pas livrer tout mon corps à ta dévastation à commencer par mes nichons et ma chatte et jusqu’à mon cul, pour que tu les baises et les rebaises, et puis te forcer, de ma langue artistement plongée dans ton cul, à balancer ta sauce, le visage tordu par le spasme ? »

 

Que dire si ce n’est qu’il y a du beau, du très beau même, derrière ce titre provocant finalement trompeur… Un érotisme troublant, une sensualité à fleur de mots et une audace incroyablement moderne. Jana Černá aime et le dit. Elle l’écrit, elle le crie, elle le hurle. Pour effacer la distance. Pour oublier l’éloignement des corps. Pour rappeler les évidences… Sans aucune pudeur, elle dit l’intime et les corps qui s’épousent, la sueur et les étreintes enfiévrées, l’attachement sans limites et l’amour sans bornes. C’est échevelé et poétique, cru et intense.

 

Vibrant et beau…

 

 

Les avis de Jérôme et Moka

 

 

Premières phrases : « Mon amour, mon amour, mon amour, alors c’est comme ça, en deux mots, à ce que je sache j’ai emprunté cette machine à écrire pour produire de quoi subvenir aux besoins des enfants, aux nôtres, bref à nos besoins à tous et me voilà installée devant une lettre d’amour – il y a quelque chose qui cloche quelque part – où c’est peut-être le contraire et rien ne cloche, sauf que d’un autre côté je suis dans la merde, alors on a du mal à trancher.

Mais je sens toujours ton baiser sur mes lèvres – voilà sans doute la pire des banalités, mais c’est comme ça et je suis assez vieille pour ne pas être obligée de craindre les banalités. »

 

Au hasard des pages : « Et voilà aussi une des raisons pour lesquelles il n’y a aucune crispation nulle part, qu’il n’y a pas d’urgence et mon « je t’aime » d’aujourd’hui n’a rien d’impatient, il n’est pas encombré de peur ou d’appréhensions même lorsque je nous imagine vraiment ensemble, il n’est pas fébrile même s’il est excitant au maximum, il n’est pas ceinturé d’une digue qui signifierait « nous nous aimons, voilà pourquoi nous ne sommes pas encore obligés d’être ensemble » ni de cette crispation qui dirait « nous nous aimons, voilà pourquoi il nous faut être ensemble », peut-être est-ce la voie vers quelque chose que je n’espérais même pas, une relation où aucune exigence n’est posée. La voie vers ce à quoi je ne voulais pas croire, vers une situation où deux, lorsqu’ils sont unis, deviennent plus grands qu’un. » (p. 52)

 

 

Éditions La Contre Allée (Août 2014)

Collection Les périphéries

96 p.

Traduit du Tchèque par Barbora Faure

 

Prix : 8,50 €

ISBN : 978-2-917817-27-8

 

 

Mardi c'est permis

 

Tous chez Stephie !

 Et vous, qu’avez-vous lu d’inavouable ce mois ci…?

En route pour 2016…!

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Tourner la page…

 

Laisser derrière soi une année de tempêtes et espérer un ciel plus clément…

Des éclaircies et des lendemains qui chantent…

Des parenthèses enchantées pour oublier la fureur du monde…

Un cocon douillet où se réfugier pour se tenir chaud…

 

Plaisir et lâcher prise…

S’autoriser quelques pas de côté pour s’éloigner d’une route trop droite…

Sortir du cadre, déborder d’amour, renaître…

Vivre intensément…

 

Je vous le souhaite… et bien plus encore…!

 

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2015… et quelques loupés…

Parmi les nombreuses pépites dénichées en 2015… quelques loupés.

 

Des premiers romans qui s’annonçaient prometteurs…

Des sujets qui ne pouvaient pourtant que me parler…

Des auteurs pour lesquels j’avais l’habitude de m’enthousiasmer…

D’autres dont j’avais hâte de retrouver la plume après un premier essai plus que concluant.

 

J’ai persisté, parfois survolé, quelques fois abandonné.

J’ai écris un billet. Ou pas.

Mais quand ça ne veut pas…

 

 

Quelques rendez-vous manqués de cette année…

 

 

Les romans

 

Irène effraction mojito Alice 

échapper Comment-ma-femme-ma-rendu-fou_2961 Ces-instants-la

 

 

 

Les bandes dessinées

 

Tomoji amorostasia-tome-2-pour-toujours racket

jardin minuit 7 nainsTraquemage_couv

pablo tomes 1-4

 

Des lectures vites oubliées donc.. parfois à mon immense regret tant l’attente était grande. Des romans ou des BD qui n’auront pas déclenché l’émotion attendue. Qui m’auront fait bailler d’ennui, agacée voir profondément hérissée… Mais qu’importe, en 2015, il y a eu des rencontres mémorables, de magnifiques pépites jeunesse et de bien belles bulles…!

Coups de coeur BD 2015 !

Encore une bien belle année BD !

 

Des bulles en pagaille, de bien jolies surprises…

Et des chouchous qui se confirment et s’imposent dans mon paysage…

 

Une belle planète BD, vivante, vibrante…  !

Un excellent cru et de nombreuse lectures partagées

avec mes comparses de la BD de la semaine…

 

Et ceux qui restent cette année…

 

 

Le meilleur album de l’année…

 

renard

 

Hors catégorie tellement c’est beau…

 

kodhja

 

Celui que j’attendais tant…

 

alvin

 

La série chouchou

 

Couverture vieux fourneaux

 

Zidrou forever…

 

beaux-etes bouffon lindivision

 

 

Les gros coups de cœur…

 

vieil homme LOVE-IN-VAIN brodeck

nuits-de-saturne montagne

 

Hâte de découvrir ce que nous réserve 2016…!

 

BD de la semaine saumon

Littérature jeunesse : les coups de coeur 2015 !

On continue la rétrospective de l’année

avec cette fois ci les albums et romans de littérature jeunesse !

Une année marquée par le rendez-vous « pépites »

partagé chaque mardi ou presque avec mon complice Jérôme,

30 pépites jeunesse dénichées cette année, ce n’est pas rien !

 

Parmi ces nombreuses lectures, de vrais trésors…

 

 

Ces romans qui ont fait battre mon cœur…

 

source gardée  rien que ta peau

 

Les grandes claques…

 

plus de morts que de vivants trop tôt

 

Ce petit texte qui frappe si fort…

 

hérisson

 

Les albums bijoux…

 

eiffel Ma-mère-e1442781233451

 

Ceux qui mettent les zygomatiques à rude épreuve…

 

MEME LES PRINCESSES PETENT[BD].indd JESUISERETARD 

 

 

Et mes inestimables… ♥

 

Sables émouvants Rendez vous guerre pour moi

 

Une bien belle année non…?

 

Et vous, quels sont vos albums et romans jeunesse coups de cœur ?

 

Coups de coeur romans 2015 !

Dernière ligne droite avant 2016…

et le désormais traditionnel coup d’œil dans le rétroviseur

avec le top très subjectif des romans lus cette année !

 

Retour donc sur les romans qui cette année m’ont touchée, émue, que j’ai aimé, adoré, offert…

Parmi eux, de vraies pépites qui font battre le cœur,

des premiers romans bluffants et des textes courts qui laissent sans voix…

 

Des romans qui résonnent longtemps et marquent au fer rouge…

Toute la littérature que j’aime !

 

Un p’tit clic sur la couverture pour découvrir ou redécouvrir mes avis de lecture…

 

Jeanne… l’évidence

 

 Otages-intimes

 

Le chouchou…

 

variante chilienne

 

Les plus grandes claques…

 

garden love orangeraie plancher jeannot

 

Les « grands » premiers romans…

 

 la-maladroite-alexandre-seurat echoues

 

Le roman doudou…

 

et-je-danse-aussi

 

Et, last but not least…

Catégorie « mais pourquoi s’infliger une telle punition ?… »

 

échapper mojito

 

Et vous, quels ont été vos coups de cœur de cette année ?